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Selon une information transmise par une source anonyme du blog "Minuit Moins Une" (10/2011), il est très probable que la 3ème guerre mondiale débute par une attaque de la Turquie sur la Syrie (surveiller l'armée de l'air turque). De plus nous pouvons aussi déduire que le début de la période finale de l’effondrement économique, financier et des états pourrait avoir lieu dans ce même temps.
"En relation avec: De la crise financière à la 3ème guerre mondiale - Chine - Iran - Russie - 1914-1939 - 2012 et extrême droite - Des crises à la guerre civile - Crise organisée"
21/04/2012 - Syrie: Hollande pour une participation de la France si intervention de l'ONU
Le favori de la présidentielle en France, le socialiste François Hollande, a déclaré vendredi que s'il était élu et si une intervention militaire en Syrie était décidée par l'ONU, la France y participerait.
Si elle se fait dans le cadre de l'ONU, nous participerons à cette intervention, a déclaré M. Hollande sur la radio Europe 1 interrogé sur ce qu'il ferait s'il était élu au cas où l'ONU décidait d'une intervention militaire en Syrie pour protéger les civils.
M. Hollande est donné vainqueur par les sondages du second tour de la présidentielle des 22 avril et 6 mai.
Pour le moment, les Occidentaux et les pays arabes cherchent à exercer une pression maximale sur le régime de Bachar al-Assad. Jeudi, une quinzaine de pays réunis à Paris ont exigé le déploiement rapide d'une force robuste d'observateurs, menaçant de nouvelles sanctions en cas d'échec du plan Annan et évoquant une implication de l'OTAN.
Mais les Occidentaux continuent de rejeter à ce stade tout recours à la force hors mandat de l'ONU, comme l'a demandé jeudi le commandement de l'Armée syrienne libre (ASL), qui coordonne les actions armées des rebelles.
Le plan Annan vise à mettre fin à la répression de la révolte entamée il y a 13 mois et qui s'est militarisée au fil du temps. Les violences ont fait plus de 11.100 morts, en grande majorité des civils tués par les troupes du régime, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Romandie
12/04/2012 - La Turquie hausse le ton contre Damas et laisse planer le doute sur une zone tampon
La Turquie hausse le ton envers le régime du président syrien Bachar al-Assad après une brusque escalade de la tension à la frontière turco-syrienne, et laisse planer le doute sur la création d'une zone tampon pour contenir les réfugiés en territoire syrien.
"Ne nous poussez pas à bout. Ce à quoi nous ne voulons pas penser, c'est d'entrer là-bas. Mais si quelqu'un peut nous forcer à une telle chose, ce serait le régime syrien", a lancé le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan depuis la Chine où il est en visite, rapporte mercredi la presse turque.
Les journaux voient dans ces déclarations vagues des velléités du gouvernement islamo-conservateur turc, qui a rompu avec son ex-allié syrien, d'intervenir chez son voisin en créant une zone tampon, afin de pouvoir contenir en sol syrien un afflux massif de déplacés souhaitant entrer en Turquie.
Des diplomates turcs, contactés par l'AFP pour commenter ces propos, admettent que "toutes les options sont sur la table", laissant entendre que la Turquie étudiera différents scénarios si Damas ne respecte pas la date limite du 12 avril pour cesser totalement les hostilités, conformément au plan de l'émissaire international Kofi Annan.
La Turquie héberge actuellement près de 25.000 réfugiés qui ont fui le conflit en Syrie et s'inquiète de l'augmentation régulière de nouveaux arrivants. M. Erdogan a affirmé que les secours aux réfugiés ont coûté pour l'heure 150 millions de dollars.
Lundi la tension est brusquement montée à la frontière: des tirs en provenance de Syrie ont blessé quatre Syriens et deux Turcs à Kilis, où est installé un camp de réfugiés syrien.
Mardi soir, de nouveaux tirs depuis la Syrie visant apparemment à dissuader un groupe d'une centaine de Syriens d'entrer en Turquie ont atteint ce camp.
Lundi, depuis Pékin, M. Erdogan a condamné une "claire violation de la frontière" et promis d'agir, avant de renvoyer précipitamment à Ankara son ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, qui l'accompagnait.
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, a répondu en accusant la Turquie de saper le plan Annan en aidant les rebelles, qu'elle héberge sur son sol, à se livrer au trafic d'armes vers la Syrie.
M. Davutoglu a téléphoné à ses collègues des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu tandis que M. Erdogan annonçait qu'il se rendrait vendredi en Arabie Saoudite pour évoquer la crise syrienne.
Selon la presse, M. Erdogan pourrait aussi se rendre en Russie, allié du régime syrien, après ses entretiens à Pékin, autre allié de taille de Damas.
Il a expliqué notamment à ses interlocuteurs chinois que la Turquie craint le pire à propos des réfugiés, autrement dit une répétition du cauchemar de la guerre du Golfe en 1991, lorsque 500.000 kurdes irakiens étaient massés à la frontière commune.
Et alors que les espoirs s'amenuisent concernant le plan Annan, l'opposition parlementaire turque prédit le "chaos" si la Turquie décide de faire cavalier seul dans la crise syrienne, en créant une zone tampon.
L'installation d'une telle zone nécessitant la présence de soldats turcs en Syrie, la presse turque s'inquiète.
"L'appellation officielle de ce genre de chose est une invasion de la Syrie. Franchissez une étape supplémentaire et cela revient à dire que la Turquie et la Syrie sont en guerre", écrit l'éditorialiste Mehmet Ali Birand dans le journal Hürriyet Daily News.
La depêche.fr
09/04/2012 - Syrie: la Turquie a préparé un scénario de crise
Le gouvernement turc, en lien avec le ministère de l'Intérieur et l'Etat-major du pays, ont élaboré un "scénario de crise" applicable en cas d'échec du plan de paix proposé par Kofi Annan, rapporte lundi le journal Millet se référant à une source haute placée ayant requis l'anonymat.
Le scénario prévoit la création de "zones de sécurité" dans le territoire syrien limitrophe avec la Turquie, ainsi que de couloirs humanitaires à la frontière des deux Etats, dont la sécurité serait assurée par l'armée turque, a indiqué la source.
D'après la revue, ces projets seront mis en place, si l'armée syrienne lance une opération d'envergure dans la ville d'Alep (nord de la Syrie, ndlr) et si le nombre des refugiés syriens en Turquie dépasse la barre de 50.000 personnes.
En outre, Ankara se dit prêt à solliciter le soutien de l'Onu et de la communauté internationale.
Selon les dernières estimations, le nombre de réfugiés syriens en Turquie a atteint 24.500 personnes qui, généralement, s'installent dans des camps de tentes déployés dans les régions frontalières.
Depuis la mi-mars 2011, la Syrie connaît un mouvement de contestation du régime en place. Selon les Nations unies, la répression de la révolte y aurait déjà fait plus de 9.000 morts. Damas indique pour sa part que plus de 2.000 policiers et militaires syriens ont été tués par des bandes armées financés de l'étranger.
Ria
15/03/2012 - La Turquie accuse la Syrie de miner la frontière commune, flot de réfugiés
Un millier de Syriens fuyant le conflit dans leur pays, se sont réfugiés ces 24 dernières heures en Turquie qui a accusé le régime syrien de miner la frontière commune pour empêcher un exode qui, selon le Croissant rouge, pourrait atteindre 500.000 personnes.
"Le nombre de réfugiés Syriens a augmenté d'un millier en une seule journée et a grimpé à 14.700", dont la majorité sont des femmes, jeunes et enfants, a indiqué le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères Selçuk Ünal lors d'un point de presse à Ankara, au jour anniversaire de la révolte en Syrie, pays voisin de la Turquie.
Parmi eux se trouve un général de l'armée syrienne qui a rejoint les rangs des déserteurs en Turquie regroupés sous le drapeau de l'Armée syrienne libre (ASL) qui disposent d'une base à Hatay (sud) où se trouvent les camps de réfugiés, a précise le diplomate.
"Avec ce général qui est arrivé hier (mercredi), nous accueillons à présent sept généraux", a-t-il dit.
Un groupe de 700 réfugiés étaient déjà arrivés en Turquie mercredi, marquant une importante augmentation du nombre de Syriens se réfugiant en territoire turc depuis le début du mouvement de contestation du régime de Bachar al-Assad en Syrie, le 15 mars 2011.
Cette vague de réfugiés s'explique selon les turcs par l'offensive menée par l'armée syrienne contre le bastion rebelle d'Idleb (nord-ouest de la Syrie) qui pousse les civils à fuir vers la Turquie.
Les Turcs craignent une répétition de la crise de 1991 lorsque 500.000 kurdes irakiens, fuyant les exactions du président de l'époque Saddam Husseïn lors de la guerre du Golfe, s'étaient massés à la frontière commune.
"Nous nous attendons à ce que d'autres (Syriens) arrivent en Turquie par la province frontalière (turque) de Hatay. Il existe divers scénarios qui prévoient un chiffre pouvant aller jusqu'à 500.000" personnes, a déclaré le président du Croissant rouge turc, Ahmet Lütfi Akar, cité par l'agence de presse Anatolie.
Il a cependant reconnu qu'une telle situation relevait de l'"extrême".
Le vice premier ministre turc Besir Atalay a par ailleurs accusé jeudi la Syrie de poser des mines à sa frontière avec la Turquie pour barrer le passage aux réfugiés.
"L'administration syrienne pose des mines à la frontière (turque) pour que les réfugiés ne puissent pas passer, elle prend des mesures", a-t-il dit sur la chaîne d'information NTV.
Le responsable turc a affirmé que l'armée syrienne "intervient militairement" du côté syrien contre les gens voulant traverser la frontière. "Il y a eu beaucoup de personnes qui ont perdu la vie", a-t-il ajouté.
La construction d'un nouveau camp d'une capacité de 20.000 places a été entamée dans la province de Sanliurfa (sud-est).
Un autre camp de réfugiés, composé cette fois de conteneurs, est également en cours de construction depuis l'hiver à Kilis (sud-est), sur la route menant à la grande ville syrienne de Halep (nord-ouest).
D'autre part, un "Convoi de la Liberté" composé de quelques centaines d'activistes, pour la plupart des Syriens exilés ou de la diaspora, est parti jeudi matin de la ville turque de Gaziantep (sud-est) vers la frontière syrienne, a constaté l'AFP.
Le but est en principe d'apporter de l'aide humanitaire à la population syrienne mais il sera sans aucun doute, comme ce fut le cas lors d'une première tentative également partie de Gaziantep le 12 janvier, empêché par la Turquie, d'approcher de la frontière.
Le gouvernement turc qui a rompu avec l'ancien allié syrien du fait de la répression a prévu d'organiser le 2 avril, à Istanbul, la deuxième édition du groupe des pays amis de la Syrie, après une première réunion en février à Tunis.
AFP
22/02/2012 - Le vote sur la Syrie à l’ONU considéré comme une étape vers l’intervention militaire
Le soutien de l’Assemblée générale des Nation unies de l’appel de la Ligue arabe au président syrien Bachar al-Assad de quitter le pouvoir pour des raisons « humanitaires » rapproche un peu plus d’une intervention militaire. Le vote adopté par 137 voix contre12, avec 17 abstentions, est non contraignant mais donne le feu vert de l’ONU à la proposition de la Ligue arabe en faveur d’un changement de régime qui avait été bloqué au Conseil de Sécurité par la Russie et la Chine.
Face à l’opposition de Moscou et de Beijing, et compte tenu de la position stratégique de la Syrie au Moyen-Orient en tant qu’allié de l’Iran, Washington, Paris et Londres doivent avancer avec précaution. Toutefois, l’intervention dispose maintenant du « visage arabe » tant souhaité par le gouvernement Obama, d’une légitimité conférée par l’ONU et de l’autorité implicite de la doctrine de la « responsabilité de protéger » en vertu de laquelle la guerre avait été menée contre la Libye.
Plutôt qu’une intervention directe, de nombreuses figures politiques, des journaux et des organismes politiques préconisent d’armer l’Armée syrienne libre oppositionnelle en guise d’étape préparatoire et en proclamant des « zones tampon » et « des couloirs humanitaires. » Ceci requerrait un bombardement de l’OTAN piloté par un ou plusieurs mandataires locaux dirigés par la Turquie et les Etats du Golfe.
Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a dit mercredi que la France avait déjà entamé des négociations avec la Russie au sujet d’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie dans le but de créer des couloirs humanitaires. L’idée qui avait déjà été avancée de « couloirs humanitaires permettant aux ONG d’atteindre les zones qui font l’objet de massacres absolument scandaleux devraient être reprise au Conseil de sécurité, » a-t-il dit sur France Info.
Au Sénat américain, une résolution bipartisane fut déposée vendredi appelant le gouvernement Obama à fournir à l’opposition syrienne « un substantiel soutien matériel et technique ».
Ecrivant le 7 février dans le Guardian, Ian Black et Julian Borger ont souligné que le Conseil de sécurité nationale d’Obama a dit être en train de préparer un « décret présidentiel » consistant en « un décret-loi autorisant comme politique optionnelle des actions secrètes. »
La Turquie qui partage une longue frontière avec la Syrie et à partir de laquelle opèrent les directions de l’opposition politique et militaire, le Conseil national syrien (CNS) et l’Armée syrienne libre (ASL), aurait à jouer un rôle majeur dans une éventuelle attaque militaire. Sinan Ülgen, un ancien diplomate turc travaillant pour le Carnegie Endowment for International Peace, a dit qu’Ankara s’était déjà positionné pour conduire une force régionale soutenant une opération de l’OTAN. La Turquie avait « brûlé ses ponts » en misant « fortement sur un changement de régime, » a-t-il affirmé.
Le Qatar, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et la Jordanie apporteraient tous leur soutien, y compris une formation militaire et des armes, comme ils l’avaient fait dans le cas de la Libye.
Le Financial Times s’est rallié à cette option et a commencé des efforts à la fois ouverts et cachés pour renforcer le CNS et l’ASL. Le 13 février, un éditorial insistait pour dire que « chaque effort doit être fait pour développer l’unité et la cohérence programmatique de ce qui est à ce jour un camp rebelle pour l’instant querelleur. » L’article poursuivait en disant que le fait d’armer l’ASL « nécessiterait rapidement d’autres mesures telles des zones protégées pour les réfugiés qui devront alors être défendus, y compris au moyen d’un bombardement aérien. »
Le Financial Times a aussi ouvert ses pages à Radwan Ziadeh, qui a publié le 15 février une rubrique intitulée « Le Kosovo montre comment l’Occident peut intervenir en Syrie. »
« Les Etats-Unis ont été en mesure d’aider à créer un Kosovo indépendant en dehors du Conseil de sécurité de l’ONU, sans perdre un seul soldat américain, » a-t-il écrit. « Une stratégie d’intervention équilibrée inclurait ce qui suit. D’abord, comme au Kosovo, la communauté internationale – qu’il s’agisse d’une mission conjointe ONU-Ligue arabe ou d’une coalition des ‘Amis de la Syrie’ – doit désigner des zones sûres qu’il convient de protéger par des frappes aériennes. »
« Une défense basée sur l’aviation venant d’une telle coalition pourrait aussi servir à protéger les couloirs humanitaires, » a-t-il ajouté.
Ziadeh fait partie d’un nombre de représentants du CNS à être cités par les médias pour dépeindre l’intervention militaire comme une exigence populaire en Syrie. Tout indique cependant une opposition majoritaire à une intervention même parmi de nombreuses forces opposées à Assad alors que le soutien encore substantiel pour le régime baathiste est du à la crainte d’une intervention occidentale dans le but de mettre en place un régime sunnite qui persécuterait les minorités religieuses.
Ziadeh est un agrégé supérieur à l’Institut pour la paix des Etats-Unis. Il est le co-fondateur du Centre syrien d’Etudes politiques et stratégiques à Washington dont il a assuré la direction. Parmi ses autres fonctions figurent des interventions à Chatham House et à l’Institut royal des Affaires internationales.
Le « modèle Kosovo » impliquait la construction de l’Armée de libération du Kosovo (Kosovo Liberation Army, KLA) en un mandataire militaire américain utilisé pour déstabiliser la situation au moyen d’une campagne terroriste en fournissant ensuite un véhicule pour une intervention ouverte. Le CNS et l’ASL servent conjointement la même fonction, tout comme l’avait fait le Conseil national de Transition en Libye.
Ceci requiert de grands efforts pour adapter l’ASL au but recherché. Jeffrey White, un spécialiste à l’Institut pour la politique au Proche-Orient à Washington, a dit au magazine Foreign Policy, que le nombre des forces de l’ASL se situait entre 4.000 et 7.000, nettement moins que les 40.000 qu’elle revendique. Son commandement en Turquie n’a qu’un contrôle opérationnel restreint et il existe une lutte perpétuelle quant à qui le dirige – le colonel Riad al Assad qui est soutenu par la Turquie ou le transfuge de haut rang du régime, le général Moustapha al-Cheikh.
Lors d’une conférence de presse vendredi à Paris, le président Nicolas Sarkozy et le premier ministre britannique, David Cameron, ont insisté pour exiger l’unité de l’opposition syrienne. Sarkozy a dit qu’ils ne pouvaient pas faire la révolution en Syrie sans que l’opposition syrienne fasse maintenant l’effort de s’unir. Il a poursuivi en disant qu’en Libye il aurait été impossible d’avoir la révolution sans les Libyens et qu’il ne sera pas possible d’avoir une révolution syrienne sans que l’opposition syrienne fasse un effort de s’unir afin qu’ils puissent l’aider plus.
Une réunion a à présent été organisée du Groupe des amis de la Syrie, dirigée par Juppé et le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, dans le but de lutter contre les divisions qui existent au sein de l’ASL en la plaçant fermement, grâce au CNS, sous la direction de l’Occident.
Malgré ses divisions internes, l’ASL et les agents de diverses puissances régionales opérant sous sa tutelle sont depuis des mois en train de monter une opération de déstabilisation de type KLA. Le journaliste Nir Rosen, qui a récemment passé un certain temps avec des combattants de l’opposition, a accordé une interview révélatrice à Al Jazeera qui est propriété du Qatar et qui soutient farouchement le soulèvement anti-Assad. Lors de l’interview, il a clairement fait savoir que l’opposition avait pris les armes « très tôt. » Il a remarqué que « dès l’été il y avait régulièrement des embuscades contre des agents de sécurité » alors que le mouvement « se transformait en une insurrection classique. »
L’opposition reçoit des fonds de la « diaspora syrienne qui est liée à des mouvements islamistes tels les Frères musulmans ou à des religieux conservateurs dans le Golfe [qui] envoient également de l’argent à certains groupes, » a-t-il dit.
Dans un commentaire allant à l’encontre d’une grande partie de la propagande utilisée pour justifier l’intervention, il a ajouté, « Tous les jours l’opposition publie un bilan des victimes, généralement sans préciser les raisons des décès. Nombre de ceux qui auraient été tués sont en fait des combattants de l’opposition mais la cause de leur décès est cachée et ils sont décrits dans les rapports comme étant d’innocents civils tués par les forces de sécurité, comme s’ils n’étaient que de simples manifestants ou de gens se trouvant à leur domicile. »
Article original, WSWS, paru le 18 février 2012
17/02/2012 - La Chine s'oppose à une intervention armée en Syrie (officiel)
La Chine désapprouve toute intervention armée ou tentative d'imposer un soi-disant "changement de régime" en Syrie, a déclaré jeudi Zhai Jun,vice-ministre chinois des Affaires étrangères. Il s'est ainsi exprimé lors d'une conférence de presse au sujet de la situation syrienne.
"Nous condamnons tous les actes de violence à l'encontre des civils innocents et nous exhortons le gouvernement syrien et tous les partis politiques à mettre un terme immédiatement et complètement aux actes de violence et à restaurer rapidement la stabilité et l'ordre social", a appelé M. Zhai, lors d'une interview accordée aux médias.
Le gouvernement chinois poursuit une politique étrangère d'indépendance et de paix, et s'engage à maintenir la paix et la stabilité régionale et internationale, a-t-il souligné, ajoutant que la Chine suit de près l'évolution de la situation et est profondément inquiète de l'escalade de la crise qui a causé des victimes civiles et affecté la paix et la stabilité dans la région.
M. Zhai effectuera une visite en Syrie du 17 au 18 février en tant qu'envoyé spécial du gouvernement chinois pour échanger des points de vue avec le gouvernement syrien et les parties concernées sur la situation actuelle du pays et préconiser une solution pacifique et appropriée à la crise, a annoncé jeudi Liu Weimin, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
"Nous exhortons le gouvernement syrien à écouter les volontés de réforme et de développement légitimes du peuple et appelons les différentes factions politiques à exprimer leurs aspirations politiques par des moyens non violents et conformément à la loi", a poursuivi M. Zhai.
Nous appelons toutes les parties concernées en Syrie à lancer au plus vite des dialogues politiques inclusifs sans conditions préalables et à discuter conjointement d'un plan de réforme politique global, a-t-il fait remarquer.
La Chine appelle aussi à la tenue d'un référendum sur le projet de nouvelle Constitution et d'élections législatives, ainsi qu'à l'établissement au plus tôt d'un gouvernement d'unité nationale.
La Chine comprend les préoccupations des pays arabes et de la Ligue arabe (AL) concernant une résolution rapide de la question syrienne et apprécie le rôle important ainsi que les efforts des pays arabes et de l'AL pour trouver une solution politique, a fait savoir M. Zhai.
"Nous espérons que la question syrienne soit résolue dans le cadre de l'AL par le biais de moyens politiques et pacifiques", a déclaré M. Zhai.
Xinhua
09/02/2012 - La Turquie se prépare à envoyer des troupes en Syrie
La chaîne de télévision publique iranienne Press TV a
rapporté en référence aux sources dans les hautes sphères du pouvoir,
que conformément au plan préparé par les États-Unis et d'autres pays
occidentaux, l'armée turque envisage d'envahir la Syrie.
Les
troupes turques, selon la chaîne, vont équiper l'opposition syrienne,
et Israël va frapper les bases militaires syriennes et détrônera le
gouvernement de Bachar al-Assad. Après, les forces américaines arriveront avec les militants-wahhabites de la Libye.
Voix de la Russie
07/02/2012 - Syrie : la Turquie va proposer une initiative
La Turquie prépare une nouvelle initiative avec les pays opposés au gouvernement syrien, a déclaré mardi le Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, en qualifiant de "fiasco" le veto russo-chinois à une résolution du Conseil de sécurité sur la Syrie.
"Nous allons lancer une nouvelle initiative avec les pays qui se dressent aux côtés du peuple, non du gouvernement syrien. Nous préparons cela", a-t-il déclaré lors d'une réunion du parti au pouvoir, l'AKP. "Ce qui s'est produit aux Nations unies en relation avec la Syrie est un fiasco pour le monde civilisé", a ajouté le chef du gouvernement turc
Europe 1
10/01/2012 - La Turquie met en garde contre une « guerre civile et de religions » en Syrie
Encore une nouvelle mise en garde d’Ankara à Damas. « La situation qui se développe là-bas (en Syrie) conduit à une guerre civile, une guerre raciale, de religions et de communautés. Cela doit cesser », a lancé hier le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan lors d’une conférence de presse télévisée. « La Turquie doit jouer un rôle. Une guerre civile qui surviendrait nous mettrait en difficulté... et ferait peser sur nous une menace », a-t-il ajouté, martelant que « la Syrie a un gouvernement qui assassine ses propres citoyens.
Personne ne peut approuver (...) les régimes autoritaires ». M. Erdogan a en outre indiqué que son pays avait commencé à appliquer les sanctions contre Damas et que ces dernières seraient renforcées selon l’évolution de la situation.
Auparavant, un porte parole du ministère turc des Affaires étrangères avait indiqué que le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a appelé l’opposition syrienne à continuer sa résistance contre le régime de Damas par des « voies pacifiques », lors d’une rencontre avec une délégation du Conseil national syrien (CNS) comprenant son président, Bourhan Ghalioun.
Le CNS dénonce « un pas en arrière »
D’autre part, la mission arabe continue de décevoir l’opposition syrienne. « Il est clair que la mission des observateurs (arabes) cherche à couvrir les crimes du régime syrien en lui donnant davantage de temps et d’occasions pour tuer notre peuple et briser sa volonté », a ainsi affirmé le porte-parole des Frères musulmans syriens, Zouhair Salem. Ce dernier déplore le fait que la Ligue arabe n’ait pas « mentionné la responsabilité du régime dans la mort de milliers de Syriens, dont des centaines d’enfants ». Le rapport de la mission des observateurs, chargés de veiller à l’application du protocole arabe prévoyant la fin des violences, « met sur un pied d’égalité le bourreau et la victime et fait un parallèle entre la machine à tuer officielle avec les chars et les roquettes et les opérations individuelles d’autodéfense », a-t-il accusé. Le CNS a affirmé de son côté que « le rapport sur le travail des observateurs représent(ait) un pas en arrière dans les efforts de la Ligue et ne reflét(ait) pas la réalité constatée par les observateurs sur le terrain », appelant au transfert du dossier au Conseil de sécurité de l’ONU et à « la création de zones de sécurité et d’exclusion aérienne » afin de protéger les civils. Pour la Commission générale de la révolution syrienne, un groupe chapeautant les militants sur le terrain, le rapport des observateurs est « en deçà des attentes du peuple syrien », et la Ligue arabe « doit annoncer l’échec de son initiative, faute de moyens nécessaires pour arrêter les tueries ». « La présence des observateurs et la manière dont ils s’y prennent sont un service rendu au régime », a renchéri le chef de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. À titre d’exemple, selon lui, hier à Homs deux personnes ont été blessées par des tirs d’un barrage militaire « en présence d’observateurs arabes. Cela constitue une violation claire du protocole et rien n’est fait ».
Malgré ces vives critiques, la France continue de soutenir la mission arabe. « Il est désormais clair que cette mission doit être significativement renforcée à la fois dans ses effectifs et dans sa capacité à évaluer pleinement et partout la réalité de l’application des quatre points du plan de la Ligue arabe, sans que le régime ne puisse l’entraver ou maquiller la situation », a affirmé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal.
Le pape Benoît XVI a, de son côté, demandé hier l’ouverture d’« un dialogue fructueux entre les acteurs politiques » de Syrie, « favorisé par la présence d’observateurs indépendants ». Benoît XVI a renouvelé aussi son appel de Noël pour une « rapide fin des effusions de sang » en Syrie.
Discours d’Assad aujourd’hui
Malgré ces vives critiques et pressions, rien n’y fait, la répression se poursuit sur le terrain. Al-Arabiya a ainsi rapporté hier qu’au moins 18 civils ont perdu la vie sous les tirs des forces de sécurité. Près de Damas, les funérailles d’un adolescent de 16 ans et d’un soldat tués par les tirs des forces de sécurité se sont par ailleurs transformées en une manifestation antirégime à Douma à laquelle ont participé près de 20 000 personnes, selon l’OSDH. Al-Jazira a montré de son côté une énorme manifestation dans le quartier de Baba Amro, à Homs, alors que des élèves de Damas ont été dispersés à balles réelles par les forces de sécurité tandis qu’ils effectuaient un sit-in contre le régime.
Face à ces violences, « le président Bachar el-Assad doit prononcer aujourd’hui avant-midi un discours au cours duquel il évoquera les questions internes en Syrie et les développements de la situation dans la région », a rapporté hier soir l’agence de presse officielle SANA. Le régime, par la voix du quotidien Techrine, s’en est par ailleurs pris au chef de la diplomatie du Qatar Hamad ben Jassem al-Thani, qui préside le comité ministériel arabe sur la Syrie, l’accusant d’« inciter à la violence » et de « déployer tous les efforts possibles » pour entraver la mission des observateurs.
Signalons enfin que le ministre syrien de la Défense, le général Daoud Rajha, a visité un groupe de navires de guerre russes arrivés la veille dans la base navale de Tartous, la seule dont la Russie dispose en mer Méditerranée, a rapporté hier SANA. Dans une allocution, le ministre a rendu hommage à la « position respectable et solide de la Russie au côté de la Syrie, qui fait l’objet d’un complot », a ajouté l’agence.
Orient le jour
04/01/2012 - La crise syrienne sera réglée en février, affirme Assem Kanso
La situation en Syrie continue d’inspirer des commentaires aux forces politiques libanaises. Hier, c’était au tour du député de la Jamaa islamiya Imad el-Hout ainsi que du député du Baas prosyrien Assem Kanso d’exposer leurs opinions (divergentes) sur le sujet.
Pour Imad el-Hout, la chute du régime syrien permettra aux différentes parties libanaises de retrouver leur volume normal (comprendre : si le régime syrien tombe, le Hezbollah reviendra à une dimension « normale »). Dans un entretien accordé à la chaîne NTV, Imad el-Hout n’a pas écarté la possibilité « d’une vengeance » au Liban, au cas où l’opposition prendrait le pouvoir en Syrie, même s’il a précisé que cela ne devrait pas avoir lieu et que l’opposition ne montre aucune velléité de ce genre. En tout état de cause, a déclaré M. Hout, « l’expérience nous a appris qu’aucune force ne peut gouverner seule ». Il a aussi affirmé que les réunions entre la Jamaa islamiya (d’obédience Frères musulmans) et le Hezbollah sont régulières et, selon lui, elles sont chaleureuses en dépit des divergences sur de nombreux points.
De son côté, le député Assem Kanso a affirmé que la crise syrienne sera réglée à la fin de février, dans la période qui suivra les élections législatives en Syrie et le congrès général du parti Baas actuellement au pouvoir. Selon M. Kanso, ce congrès sera « très important » et il fournira l’occasion d’un « grand changement au sein du parti, dans le cadre des réformes réalisées par le président Bachar el-Assad ». M. Kanso a ainsi reconnu l’existence « d’un pourrissement au sein du parti qui a réellement besoin d’un grand nettoyage ». Selon lui, une fois la crise réglée, « on pourra découvrir l’ampleur et les détails du complot ayant visé la Syrie, ainsi que le rôle de certaines parties libanaises, dont le courant du Futur, dans l’envoi d’armes et de combattants ».
Enfin, Mohammad Chaker Kawas, cadre du parti Baas au Liban, s’est fait l’écho de la position de M. Kanso en affirmant que « le président Assad vaincra le complot israélo-américain ourdi contre lui et contre la Syrie et les forces de la résistance dans la région ».
L'orient du jour
06/12/2011 - Des "Scud" syriens, déployés, à la frontière avec la Turquie
La Syrie a déployé des missiles "Scud", tout au long de sa frontière avec la Turquie et l’Irak, et les a dirigés vers la Turquie, a rapporté l’agence de presse iranienne anglophone, Press TV, citant une source syrienne ayant gardé l’anonymat.
Ces missiles balistiques sol-sol, de fabrication soviétique, ont été déployés, dans les régions de Kamechli, et de Deir EzZor, c’est-à-dire, a la frontière avec la Turquie et l’Irak. Elles ont pour mission de contrer une éventuelle attaque venant de la Turquie, dont les dirigeants n’ont cessé de multiplier leurs condamnations du régime syrien, ces derniers temps, de concert avec la Ligue arabe.
Mercredi 30 novembre , Ankara a décidé d'imposer des sanctions économiques et financières et de geler les transactions commerciales avec le gouvernement syrien. Une mesure similaire entre les banques centrales turque et syrienne est également envisagée. S’exprimant devant un parterre de journalistes, son chef de la diplomatie, Ahmet Davutoğlu, a estimé que le régime syrien "est dans l'impasse". Depuis l’éclatement de la crise syrienne, Ankara a adopté une position hostile au régime syrien et s’est érigé comme le fer de lance du projet occidentalo-arabe contre ce pays, adoptant une version des faits qui refuse de reconnaître la présence de groupes armés terroristes.
Irib
30/11/2011 - Ankara prêt à intervenir en Syrie, mise en garde de la Russie
La Turquie n'a pas écarté mardi l'option d'une intervention militaire en Syrie en cas de poursuite de la répression des manifestations hostiles au président Bachar al Assad qui a fait plus de 3.500 morts depuis la mi-mars et entraîné une série de sanctions économiques contre Damas.
Mais, signe des divisions persistantes entre les puissances étrangères dans le dossier syrien, la Russie s'est dite opposée à un embargo sur les livraisons d'armes à Damas et a estimé qu'il fallait cesser de poser des ultimatums aux autorités syriennes.
Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a déclaré lundi que l'armée et les forces de sécurité syriennes avaient commis des "crimes contre l'humanité" - meurtres, tortures et viols - et réclamé l'instauration d'un embargo sur les livraisons d'armes au régime de Damas.
Malgré l'adoption de nouvelles sanctions économiques et le nombre croissant de déclarations condamnant la répression des manifestations, le président Bachar al Assad s'accroche au pouvoir et continue d'imputer les violences à des "groupes terroristes armés" soutenus par l'étranger.
L'Occident a jusqu'à présent toujours écarté l'hypothèse d'une intervention militaire similaire à celle menée en Libye pour protéger la population civile des forces de Mouammar Kadhafi.
Face à l'impasse des discussions avec Damas, le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a déclaré mardi que l'option militaire restait sur la table.
"Si l'oppression se poursuit, la Turquie est prête à tout scénario. Nous espérons qu'une intervention militaire ne sera jamais nécessaire. Le régime syrien doit trouver un moyen de faire la paix avec son propre peuple", a dit le ministre dans une interview à la chaîne de télévision turque Kanal 24.
Il a estimé qu'un régime qui torture son propre peuple n'avait aucune chance de se maintenir au pouvoir.
ZONE TAMPON
La communauté internationale pourrait être amenée à décider de l'instauration d'une "zone tampon" au cas où des centaines de milliers de Syriens chercheraient à fuir les violences dans leur pays, a-t-il ajouté.
Les autorités turques devaient annoncer de nouvelles sanctions contre la Syrie à l'issue d'une réunion entre le chef de la diplomatie, le président Abdullah Gül, et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.
Si les opérations militaires aériennes contre les forces kadhafistes en Libye se sont révélées cruciales pour permettre aux rebelles de chasser l'ancien "Guide" de la révolution, l'Occident montre plus de réticences à intervenir militairement en Syrie en raison de la position géographique de Damas, voisin d'Israël et du Liban, et de ses liens avec l'Iran.
A Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a rejeté mardi l'idée d'un embargo sur les livraisons d'armes à la Syrie.
"Nous savons comment les choses se sont passées en Libye, où l'embargo sur les armes n'a été appliqué qu'à l'armée libyenne. L'opposition a reçu des armes, et des pays comme la France et le Qatar en ont parlé publiquement, toute honte bue", a-t-il dit lors d'une conférence de presse en compagnie de son homologue islandais, à Moscou.
"Plus les événements en Syrie dureront, plus la situation nous préoccupera. Pour l'essentiel, des groupes armés provoquent les autorités. Attendre des autorités qu'elles ferment les yeux là-dessus n'est pas juste", a ajouté le chef de la diplomatie russe.
SANCTIONS TURQUES
En octobre, de concert avec la Chine, la Russie avait opposé son veto à une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu condamnant les violences perpétrées par le régime du président Bachar al Assad.
La Syrie a représenté 7% du total des livraisons d'armes russes à l'étranger en 2010, selon le club de réflexion russe CAST, consacré aux questions militaires.
Moscou a exhorté le président Assad à mettre en place des réformes mais n'a pas appelé à sa démission et a accusé les pays occidentaux de chercher à mener une intervention armée.
Le ministre turc des Transports, Binali Yildirim, a fait savoir mardi que son pays poursuivrait ses échanges commerciaux avec le Proche-Orient et le Moyen-Orient via l'Irak au cas où les violences viendraient à perdurer en Syrie.
La Turquie devrait, dans la foulée de la Ligue arabe, imposer à son tour des sanctions à la Syrie, avec laquelle elle a 800 km de frontières. Yildirim a précisé que ces sanctions seraient prises de sorte qu'elles ne nuisent pas à la population syrienne elle-même.
Une semaine après avoir suspendu la Syrie, la Ligue arabe a décidé dimanche, à une large majorité de ses 22 membres, d'imposer des sanctions économiques, financières et politiques à l'encontre de Damas. Le Liban et l'Irak, deux pays limitrophes de la Syrie, ont voté contre. Le Liban a annoncé qu'il refusait d'appliquer ces sanctions. De même, Bagdad a laissé entendre qu'il ne les imposerait pas non plus.
Par Daren Butler et Nastassia Astrasheuskaya, Eric Faye et Marine Pennetier pour le service français -
Nouvelobs
22/11/2011 - La Syrie déploie son armée le long de la frontière turque
La Syrie a entamé, ce vendredi, un déploiement massif de ses forces armées, tout au long de la frontière avec la Turquie, au moment où des navires de guerre russes se dirigent vers ses eaux territoriales.
Selon une source syrienne non officielle, s’exprimant pour notre site, Damas compte créer une zone militaire fermée de 20 Km de profondeur. L’opération baptisée «Briser les illusions», comprend une interdiction d’accès à cette zone-tampon, sauf en cas d’autorisation de l’armée. Cette démarche intervient, au moment où des navires de guerre russes se dirigent vers les eaux régionales syriennes.
Irib
22/11/2011 - Des navires de guerre russes pour protéger la Syrie ?
Moscou aurait décidé d'envoyer ses navires de guerre dans les eaux territoriales syriennes, selon le quotidien israélien "Haaretz".
Alors que la pression s'accentue sur la Syrie, la Russie semble bel et bien décidée à soutenir coûte que coûte son allié. Le Premier ministre russe Vladimir Poutine l'a réaffirmé ce vendredi 18 novembre, lors d'une conférence de presse à Moscou avec le Premier ministre français François Fillon : "Nous appelons à la retenue et à la précaution, c'est notre position" sur la Syrie.
Et pour bien se faire comprendre, la Russie, qui dispose d'une base navale à Tartous, dans l'ouest de la Syrie, aurait décidé d'envoyer ses navires de guerre dans les eaux territoriales syriennes afin d'empêcher toute intervention militaire étrangère contre son allié. L'information, qui provient d'une agence de presse syrienne, a été jugée suffisamment fiable pour que le quotidien israélien "Haaretz" la relaie sur son site.
L'étau se resserre
Il n'est, pour le moment, pas question d'une opération militaire contre la Syrie, bien que dans l'opposition syrienne des voix commencent à réclamer une telle intervention à la Turquie.
Mais l'étau se resserre autour du président syrien Bachar al-Assad. Ce vendredi après-midi, une réunion de concertation internationale sur la Syrie se tenait, selon nos sources, au Quai d'Orsay. La semaine dernière, la Ligue arabe avait suspendu la participation de Damas de son organisation. Samedi, son ultimatum sommant Bachar al-Assad de cesser la répression arrive à expiration. De leur côté, Paris, Berlin et Londres veulent présenter au Comité des droits de l'Homme de l'Assemblée générale de l'ONU une résolution condamnant les agissements du régime. Un vote devrait intervenir mardi.
Sarah Halifa-Legrand – Le Nouvel Observateur
16/11/2011 - Menacer L’Iran et préparer l'invasion de la Syrie
Régulièrement, des menaces d’attaques contre la centrale nucléaire Iranienne
surgissent des officines militaires israéliennes, puis sont confirmées
ou encore infirmées par l’OTAN, puis aussitôt contredits (premier type), ou corroborées (deuxième type) par des sources officielles non identifiées émanant du Pentagone, de l’Élysée, quand ce n’est pas du Bureau Ovale.
La présente vague de rumeurs est du deuxième type –
celle où tout est corroboré par tout ce que l’Alliance Atlantique compte
d’espions infiltrés, même que les cartes de l’attaque sont rendues
publiques, la date précise de l’opération – ultra secrète – est
divulguée (la légende ne dit pas si un référendum aura lieu pour
entériner ce choix) et les journaux à sensation spéculent sur le nom du
général fou qui aura mandat de diriger cette opération bidon. On nous
informe des moindres détails du complot, de la nature des bombes
spéciales qui seront utilisées, des ripostes envisagées et de la façon
de les contrer. Un scénario à la Nintendo vous dis-je. Finalement, de
savoir tout cela, avec schémas et avions de combat furtifs à l’appui
c’est un peu comme si on jouait à la guerre sur son X-Box préféré (1).
Les spécialistes et les experts de la chose militaire relaient toutes
ces informations accompagnées de moult spéculations et autres
supputations sur les retombées éventuelles d’une telle catastrophe
nucléaire. D’où tirent-ils tous ces renseignements ultra secrets ? Je ne
saurais vous le dire, mais tous ces personnages semblent très bien
renseignés (2). Auraient-ils infiltré le Mossad et les agences
d’espionnage occidentales, je ne saurais le certifier, mais il faut dire
que le ministre de la défense israélien (Ehud Barak) est
particulièrement loquace ces temps-ci. Finalement, il suffit
d’ « espionner » les quotidiens israéliens à grand tirage pour débusquer
en première page tous les plans secrets du Pentagone… Comme chantait Serge Reggiani « Il y a quelque chose qui cloche là-dedans – j’y retourne immédiatement… ».
Le premier secrétaire du Hezbollah, Sayed Hasan Nasrallah, a dit un
jour à propos d’Israël : « Quand les sionistes plastronnent et
fanfaronnent, nous savons qu’ils ne vont pas attaquer; quand ils sont
silencieux pendant une certaine durée alors nous savons qu’il nous faut
nous méfier. ». Selon lui, nous serions donc au milieu d’une équipée du deuxième type.
La question devient donc la suivante : pourquoi cette montée en
puissance des rumeurs d’attaque contre le réacteur nucléaire iranien ?
Pourquoi ces tambours de guerre factices contre l’Iran – repris par les
médias de gauche – naïfs ou complices ?
Habituellement, en stratégie militaire, quand les alliés annoncent
une attaque sur le Pas de Calais, c’est qu’ils préparent un débarquement
en Normandie (Juin 1944). Par transposition, si les agresseurs de
l’OTAN (comprenant Israël, membre officieux et base avancée au
Proche-Orient) annoncent une attaque imminente contre l’Iran, c’est que la Syrie est fortement menacée. Voilà le véritable secret éventé (3).
Plus tard, après l’agression meurtrière contre la Syrie, chacun sera
invité à pousser un soupir de soulagement, la première guerre nucléaire
de l’histoire aura été évitée, et la petite Syrie sacrifiée sur l’autel
de la cupidité impérialiste. Toute l’opération en cours ne vise
finalement qu’à intimider l’Iran de façon qu’elle ne bouge nullement
quand aura lieu l’attaque contre son allié au Levant.
Pourtant, il n’y a aucun risque d’une guerre nucléaire, tout au plus
un danger de retombées radioactives importantes sur toute la région si
les bombes américaines de type Blu-117, à percée profonde, parvenaient à
atteindre le cœur du réacteur iranien. Les capacités de riposte
iranienne contre la centrale nucléaire israélienne de Dimona seraient
nulles ou presque nulles sans le soutien satellitaire américain ou
russe. Tout au plus, l’Iran parviendrait-elle, pour l’honneur, à lancer
ses missiles balistiques de portée moyenne (2000 km) contre Israël mais
ils risqueraient tous d’être détruits en vol au-dessus de l’Irak.
Cessons donc ces spéculations loufoques, l’arme thermonucléaire que
possède l’Iran est à la mer et n’entraînera aucune retombée nucléaire ;
les retombées seront plutôt du type secousses sismiques économiques et
financières de force 10 sur l’échelle de Richter – qui en compte 9 (4).
Dès l’apparence d’une attaque contre son réacteur nucléaire, l’Iran,
n’ayant plus rien à perdre et sachant trop bien qu’elle ne peut se
mesurer à l’Alliance Atlantique (OTAN) sur le terrain de la guerre des
étoiles où la supériorité américaine est incommensurable, se tournera vers le Détroit d’Ormuz
– lieu de passage obligé de plus de 50 % de tout le pétrole consommé
sur la planète. Vous imaginez l’Occident, privé de ses
approvisionnements en pétrole pour plusieurs mois, vous imaginez les
pays du Golfe privés de pétro dollars (même si cette devise court à sa
perte) pendant plusieurs mois ? Je ne vous dis pas le cataclysme
financier, boursier, économique qui ébranlera la planète impérialiste.
Tant que les experts spéculateurs militaires qui sévissent un peu
partout sur les ondes médiatiques n’auront pas éventé les secrets de la
riposte américaine soit pour empêcher ce cataclysme pétrolier dans le
Détroit d’Ormuz, ou à l’inverse, soit pour s’assurer que cette secousse
sismique pétrolière aura bien lieu dans le Détroit d’Ormuz, demandez à
ces papagaios (perroquets) pourquoi ils colportent ces rumeurs à la
traîne du plus grand menteur et du plus grand faussaire de l’humanité,
j’ai identifié le ministre de la « défense » d’Israël monsieur Ehud
Barak, à peine égalé par son premier ministre Benjamin Netanyahu, selon
le Président Sarkozy (5) ?
Regardez et observez attentivement du côté de la Syrie et
vous verrez l’ombre de l’aigle appréciant sa proie avant de fondre sur
elle pour la déchiqueter. Le peuple syrien vit aujourd’hui le
plus grand danger et il est effectivement la prochaine victime sur la
liste d’invasion occidentale en Orient – la guerre inter impérialiste
entre l’Alliance Atlantique (OTAN) et l’Alliance de Shanghai se poursuit
et l’intérêt des peuples du monde n’est pas de participer à cette
machination de désinformation à propos d’une pseudo attaque éminente
contre le réacteur nucléaire iranien, mais plutôt de dénoncer vigoureusement toute manigance guerrière occidentale contre le peuple syrien… la réelle victime appréhendée.
Le droit et le pouvoir de choisir le chef d’État syrien est une
prérogative du peuple syrien souverain et de personne d’autre, surtout
pas des monarchistes Qataris, ni des royalistes Saoudiens, ni des
sous-fifres Jordaniens ou encore d’Obama ou de Sarkozy. Pour ce qui
est de l’Iran, ayez confiance dans le peuple iranien, il saura riposter
avec fermeté à toute agression militaire occidentale contre l’intégrité
de son territoire national, mais le temps n’est pas encore venu pour ce
cataclysme thermo pétrolier (6).
Puissances de l’OTAN, hors de Syrie, ne touchez pas au peuple syrien.
Robert Bibeau - 7 du Québec
30/10/2011 - Syrie: Assad menace les Occidentaux en cas d'intervention en Syrie
Le président syrien Bachar al Assad a prévenu que les Occidentaux
devaient s'attendre à affronter un "séisme" qui ébranlerait le
Proche-Orient s'ils tentaient d'intervenir en Syrie.
Dans un entretien accordé au journal britannique Sunday
Telegraph, Assad qui doit faire face à une insurrection depuis sept mois
affirme que son pays est "complètement différent de l'Egypte, de la
Tunisie ou du Yémen".
"L'histoire est différente et la politique est différente", ajoute Assad qui mène contre ses opposants une répression sanglante condamnée par les Nations unies, la Ligue arabe et les gouvernements occidentaux.
Le chef de l'Etat syrien note que les pays occidentaux "vont faire monter la pression" mais il rappelle que la Syrie est un "élément central désormais dans la région".
"Il existe une ligne de faille et si vous jouez avec la Terre vous risquez de provoquer un séisme", affirme-t-il.
"Voulez-vous connaître un nouvel Afghanistan ou même des dizaines d'Afghanistan ? La Syrie n'hésitera pas à embraser toute la région. Si l'idée est de diviser la Syrie, cela reviendra à diviser toute la région", menace-t-il.
RÉUNION AVEC LA LIGUE ARABE DIMANCHE
Cette déclaration intervient à la veille d'une rencontre entre les ministres de la Ligue arabe et des dirigeants syriens à Doha, capitale du Qatar, pour tenter d'instaurer un dialogue entre le gouvernement de Damas et les opposants.
Selon les estimations de l'Onu, environ 3.000 personnes dont 200 enfants ont péri depuis le début du soulèvement populaire au mois de mars.
Les autorités syriennes affirment que ces troubles sont l'oeuvre de bandes armées qui ont tué 1.100 soldats et policiers.
Selon des opposants, les forces syriennes de sécurité ont tué au moins 50 civils au cours des dernières 48 heures tandis que les déserteurs ont tué au moins 30 soldats dans des affrontements survenus dans la ville d'Homs et dans la province d'Idlib dans le nord du pays, samedi.
Assad reconnaît que son gouvernement a commis de nombreuses erreurs au début de l'insurrection mais que désormais la situation est en voie d'amélioration.
"Six jours après le début des manifestations, j'ai entamé des réformes. Lorsque nous avons commencé à annoncer des réformes, les problèmes ont commencé à décroître. La vague a commencé à refluer. Les gens ont commencé à soutenir le gouvernement", a-t-il affirmé.
Pour Bachar al Assad, dont le père Hafez avait réprimé dans le sang un soulèvement des Frères musulmans à Hama en 1982 tuant plusieurs milliers de personnes, la révolte actuelle fait partie du même conflit.
"Nous combattons les Frères musulmans depuis les années 50 et nous continuons d'être en lutte", affirmé Assad. "Le rythme des réformes n'est pas trop lent. Envisager l'avenir exige de la réflexion."
"Cela ne prend pas plus de 15 secondes pour signer une loi, mais si celle-ci ne convient pas à notre société, vous avez seulement ajouter de la division", estime-t-il encore.
David Milliken; Pierre Sérisier pour le service français Reuteurs
25/10/2010 - Turquie - Syrie : Le déclencheur de la 3ème guerre mondiale?
Syrie : le rappel de l’ambassadeur américain de Damas sonne le début de la fin d’Assad. Une intervention militaire sera menée avec ou sans la Turquie. Dans ce dernier cas, Ankara perdra sa carte européenne
Alors que l’administration américaine affirme que le rappel de son ambassadeur en Syrie, Robert Ford, est provisoire, le quotidien libanais "Al Joumhouria" cite des sources proches du dossier, à Washington, selon lesquelles "le retrait de Ford sonne le début de la fin de Bachar Al-Assad".
Mais en évoquant de la sorte une intervention militaire, comme le suggère John McCain, Washington semble davantage engagé dans une guerre psychologique que dans un scénario sérieux.
« Al Joumhouria » cite en effet une source de l’ambassade américaine à Damas selon laquelle « Robert Ford a quitté la Syrie pour une période indéterminée », signifiant de facto que l’ambassadeur a bel et bien était rappelé par Washington, contrairement aux déclarations officielles de l’administration américaine. Ces propos, venus de l’ambassade à Damas, convergent avec les déclarations du porte-parole adjoint du Département d’Etat, Mark Toner, qui a reconnu que « les Etats-Unis sont incapables de fixer la date du retour de Ford en Syrie. Car cela dépend des mesures de sécurité et de la situation sur le terrain, marquée par une campagne virulente menée par le régime syrien contre l’ambassadeur ».
Cependant, « Al Joumhouria » affirme que des sources proches de l’administration et du Congrès américains ont reconnu que « le rappel de l’ambassadeur de Washington à Damas sonne le début de la fin du régime de Bachar Al-Assad. Cet événement aura d’importantes répercussions politiques sur la situation. Ford est parti avec un “aller simple” ».
Les mêmes sources, relayées par « Al Joumhouria » s’attendent à « de nouvelles défections de grande ampleur au sein de l’armée syrienne. Ces dissidents pourraient alors former des zones fortifiées et libérées pour protéger les civils. Les responsables américains pourraient s’y rendre pour soutenir les révolutionnaires. Le débat est vif en ce moment pour savoir si la Turquie prend en charge la couverture militaire de ces zones, ou si cette mission sera confiée à l’OTAN », ajoute le journal.
Pour le moment, précise « Al Joumhouria », « Washington multiplie les pressions pour que les autorités turques se chargent du dossier syrien et protègent les civils et les dissidents. Mais Ankara est très réticent, craignant qu’une intervention militaire ne profite aux Kurdes de Syrie », que leur émancipation, à l’image des Kurdes d’Irak, ne donne des idées indépendantistes aux Kurdes de Turquie. Mais, poursuit le quotidien libanais, « dans un bref délai (un mois ou deux), la situation nécessitera une intervention militaire que l’Occident sera prêt à mener avec ou sans Ankara. Dans ce cas, les Turcs perdront une carte importante dans leur jeu, notamment en ce qui concerne leur candidature à intégrer l’Union européenne ».
Toutefois, ces scénarios ne semblent pas très sérieux, à ce stade, puisqu’ils ne tiennent pas compte de l’opposition de la Russie et de la Chine à toute ingérence occidentale en Syrie. De ce fait, les scénarios semblent davantage relever de la guerre psychologique et des menaces verbales pour pousser Assad à modifier sa stratégie, à cesser la répression et à réformer sans tarder. Pourtant, si Assad compte se maintenir au pouvoir, il ne peut aucunement réformer. Car toute réforme signifie la fin du régime qui continue à s’imposer par la force. De même, pour se maintenir, Assad doit éliminer au moins la moitié de la population qui lui est hostile.
Synthèse réalisée par Stefano B.C. - Mediarabe
10/10/2011 - Damas dément les prétendues menaces du président Assad contre Israël
Damas a formellement démenti jeudi les publications selon lesquelles le
président Bachar el-Assad aurait promis, dans un entretien avec le chef
de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu, de tirer des "centaines de
missiles" sur le territoire israélien si l'Occident attaquait son pays.
"Ce qui a été publié sur une prétendue rencontre récente entre le président Assad et le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, est un mensonge pur et simple", lit-on dans un communiqué du ministère syrien des Affaires étrangères.
"Ce qui a été publié sur une prétendue rencontre récente entre le président Assad et le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, est un mensonge pur et simple", lit-on dans un communiqué du ministère syrien des Affaires étrangères.
Selon le document, la dernière
rencontre entre MM.Assad et Davutoglu remonte au mois d'août, et aucun
communiqué n'a été publié à son issue.
""Falsification et intox"
pratiquées par certains médias témoignent de l'ampleur et de
l'acharnement de la campagne de propagande menée contre la Syrie",
indique la diplomatie syrienne.
Selon certains médias qui n'ont
toutefois pas précisé la date exacte de la rencontre évoquée, le
président syrien aurait déclaré au ministre turc qu'il ne lui faudrait
que six heures pour transférer des centaines de missiles et d'obus sur
les hauteurs du Golan et les tirer sur Tel-Aviv. M.Assad aurait
également affirmé qu'en cas de frappe contre la Syrie, l'Iran
attaquerait les bâtiments de guerre américains dans le golfe Persique et
demanderait au mouvement chiite libanais Hezbollah de lancer des tirs
de roquettes contre Israël.
La Syrie est secouée depuis près de
sept mois par un mouvement de contestation du régime de Bachar al-Assad.
Les troubles ont débuté à Deraa (sud) avant de s'étendre à d'autres
villes. Selon l'Onu, la répression de la révolte populaire par les
forces de sécurité aurait fait près de 3.000 morts.
L'opposition
réclame la démission du président Assad et des transformations
politiques. Les Etats-Unis et l'Union européenne appellent le président
syrien à partir et durcissent leurs sanctions unilatérales contre son
régime.
Ria
07/10/2011 - La Syrie frappera Israël en cas d'attaque de l'Otan
Le président syrien Bachar el-Assad promet de tirer des "centaines de missiles" sur le territoire israélien si l'Otan attaque son pays, rapporte mercredi l'agence d'information iranienne Fars.
"Il ne me faudra que six heures pour transférer des centaines de missiles et d'obus sur les hauteurs du Golan et les tirer sur Tel-Aviv", a déclaré le leader syrien au cours d'une rencontre avec le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu.
L'agence Fars ne précise pas la date exacte de la rencontre. Toutefois, certains médias affirment que cette déclaration a été faite le 9 août à Damas. Toujours selon Fars, en cas de frappe contre la Syrie, l'Iran attaquera les bâtiments de guerre américains dans le golfe Persique et demandera au mouvement chiite libanais Hezbollah de lancer des tirs de roquettes contre Israël.
"L'Iran attaquera les navires américains dans le golfe Persique, et les intérêts américains et européens dans la région seront menacés", a déclaré M.Assad cité par l'agence iranienne.
La Syrie est secouée par un mouvement de contestation du régime en place. Les troubles ont débuté à Deraa (sud) avant de s'étendre à d'autres villes. Selon les données de l'Onu, la répression de la révolte populaire par les forces de sécurité aurait fait plus de 2.700 morts.
28/08/2011 - L'Iran met en garde contre un "changement au gouvernement en Syrie"
Le ministre iranien des Affaires
étrangères Ali-Akbar Salehi a mis en garde contre les "terribles
conséquences d'un changement au gouvernement en Syrie", a rapporté
dimanche la chaîne de télévision satellitaire Press TV.
La Syrie est entourée de voisins hautement sensibles et tout
changement dans le pays n'exercera aucune bonne influence à personne
mais pourrait engendrer une grave crise dans la région et même au-delà, a
indiqué M. Salehi.
Il a ainsi exhorté les gouvernements de la région, la Syrie en
particulier, à répondre aux revendications légitimes de leur peuple, les
mettant en garde à la fois contre l'ingérence de pays étrangers dans
leurs affaires intérieures, a rapporté la chaîne de télévision Press TV.
"Nous pensons que l'évolution de la situation dans des pays
régionaux est due à l'insatisfaction et le mécontentement des
populations", a-t-il fait savoir.
Le ministre iranien avait déclaré samedi que l'appel de
Washington à la démission du président syrien Bachar al-Assad était
"insolent" et à l'encontre des conventions internationales.
Au début du mois, le président américain Barack Obama avait appelé le président syrien Bachar al-Assad à démissionner.
"La Syrie est un pays indépendant. Les conventions
internationales ne permettent pas à des pays de prendre une position
d'intervention sur un autre pays", a indiqué M. Salehi, cité par Press
TV.
"Les Etats-Unis se considèrent encore comme police du monde", a poursuivi M. Salehi.
La Syrie est plongée dans l'agitation depuis la mi-mars lorsque
des manifestations antigouvernementales ont éclaté dans la province
méridionale de Daraa et se sont propagées à d'autres villes.
Les autorités syriennes ont attribué le soulèvement à "des
groupes armés et une conspiration étrangère", et ont martelé qu'ils
traqueraient les bandits armés qui ont intimidé des personnes et
endommagé des propriétés publiques et privées.
Cri.cn
14/08/2011 - L'Otan projette une offensive contre la Syrie (Rogozine)
L'Otan élabore une opération militaire contre la Syrie, théâtre d'un
mouvement de contestation sans précédent depuis la mi-mars, a assuré
dans une interview au journal Izvestia le représentant permanent de la
Russie auprès de l'Alliance, Dmitri Rogozine.
"Ils la préparent d'ores et déjà. Cette campagne serait l'achèvement
logique des opérations militaires et informationnelles menées pars
certains pays occidentaux en Afrique du Nord", a indiqué l'ambassadeur.
Selon lui, une opération militaire de l'Otan est surtout possible
"dans les pays dont les dirigeants ne partagent pas les mêmes opinions
que l'Occident".
Novosti
28/05/2011 - Un parti nazi aux élections égyptiennes?
08/04/2011 - La guerre contre la Libye et l'irruption de l'impérialisme européen
L'empressement des puissances européennes à se joindre presque toutes à la guerre impérialiste contre la Libye est un événement qui fera date dans la vie politique du continent.
Redoutant une répétition du scénario libyen, la Russie s'opposera à tout recours à la force.
Depuis le 15 mars, la Syrie est le théâtre de manifestations
populaires réclamant des réformes et la chute du régime actuel. Selon
l'opposition et les défenseurs des droits de l'homme, la répression de
la révolte en Syrie par les forces de sécurité a fait plus de 1.500
morts. Quelque 3.000 personnes sont portées disparues.
28/05/2011 - Un parti nazi aux élections égyptiennes?
Les prochaines élections égyptiennes sont annoncées pour septembre 2011. Or, le quotidien Al Masry Al Youm (L'Egypte aujourd'hui) révèle qu'un groupe d’Egyptien sort de l'ombre et tente de créer un parti nazi avec «un cadre contemporain de référence».
Ce parti donnerait tous les pouvoirs à un président qui sera bientôt selectionné.
Il aurait pour but de «mieux représenter l’opinion publique», explique Emad Abdel Sattar, un des membres fondateurs [article en arabe]. Selon lui, ce parti existait déjà secrètement sous le régime de Moubarak mais peut maintenant s'exprimer au grand jour. Le parti aurait déjà le soutien de personnalités politiques connues en Egypte, ajoute-t-il [article en arabe].
Selon Al Masry Al Youm, deux pages Facebook ont été créées sous les titres «le parti nazi égyptien» et «le retour des hommes du parti nazi égyptien» (mais nous n’avons pas trouvé ces pages sur Facebook). Emad Abdel Sattar, explique aussi que les membres sont en étonnante augmentation. Les gens viendraient sur les groupes Facebook pour avoir des détails sur l’adhésion à ce parti.
Slate
08/04/2011 - La guerre contre la Libye et l'irruption de l'impérialisme européen
L'empressement des puissances européennes à se joindre presque toutes à la guerre impérialiste contre la Libye est un événement qui fera date dans la vie politique du continent.
Le 20 janvier 2003, le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin avait dit à propos de l'Irak : « Nous croyons que l'intervention militaire serait la pire des solutions. » Paris avait voté contre la guerre au Conseil de sécurité des Nations Unies
Comme en Allemagne qui s'était aussi opposée à la guerre, on avait assisté, en France, au spectacle affligeant de soi-disant meneurs du mouvement contre la guerre, parmi les groupes de "gauche" et les socio-démocrates de gauche, saluant l'Europe comme un contrepoids au militarisme américain, et allant même jusqu'à scander des « Vive la France ! »
Dans la course à la guerre contre la Libye, la France a été l'un des premiers pays à demander une intervention militaire ; le gouvernement de Sarkozy s'est aligné sur la Grande-Bretagne et Washington, abandonnant son alliée de longue date, l'Allemagne, dont il a dénoncé publiquement la réticence à soutenir la guerre. Avec le soutien des USA, la France a fait accepter la Résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l'ONU autorisant l'attaque de la Libye. Le 10 mars 2011 la France a été le premier pays au monde à reconnaître le Conseil national de transition comme le gouvernement de la Libye. Elle a conduit la première frappe aérienne le 19 mars.
L'inimitié particulière de la France vis-à-vis de Kadhafi remonte à la guerre civile du Tchad et s'est intensifiée avec l'explosion d'une bombe dans les soutes du vol 772 de la compagnie française UTA en 1989 - moins d'une année après la destruction du vol 103 de la Pan Am au-dessus de Lockerbie. Cela a pu jouer un rôle dans la décision de la France d'attaquer la Libye.
Mais la raison qui permet de vraiment expliquer cette décision est plus profonde et plus large : il s'agit d'éliminer un régime que la France considère comme un obstacle à ses ambitions impérialistes historiques en Afrique. À Paris comme à Washington, le mouvement de masse contre les dictatures soutenues par l'Occident en Égypte et en Tunisie a été vécu comme une grave menace à l'influence impérialiste en Afrique du Nord. La guerre contre la Libye offre l'occasion d'installer un régime fantoche et de transformer la Libye en une base d'opérations contre la menace de révolutions socialistes dans toute la région.
La Libye est aussi l'occasion de créer un précédent à des interventions militaires ultérieures comme l'a affirmé le président Nicolas Sarkozy le 24 mars en disant que la « responsabilité de protéger » donnerait peut-être lieu à d'autres interventions en Afrique et au Moyen Orient - à commencer par la Côte d'Ivoire. Hier, des forces françaises et des forces de l'ONU ont ouvert le feu à partir d'hélicoptères sur des camps militaires du président sortant de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo. Paris a maintenant envoyé près de 500 hommes de troupe supplémentaires pour renforcer sa présence militaire composée de 1500 hommes dans son ancienne colonie afin d'assurer la victoire de son pantin désigné, Alassane Ouattara.
Des considérations similaires animent d'autres puissances européennes qui soutiennent la guerre en Libye.
Washington, grâce à l'influence militaire et politique qu'il a sur l'opposition libyenne, a l'intention de relever le défi que la Chine et l'Europe lancent à sa domination. Avant la guerre l'influence des USA en Libye était minime. L'Italie était le partenaire commercial principal de Tripoli suivi de l'Allemagne et de la Chine.
Après la guerre, le Conseil national de transition sera appelé à mettre en place un nouvel équilibre. Mais la plupart des puissances européennes ont cependant accepté de faire campagne sous commandement américain dans l'espoir de ne pas être exclu du partage du butin et parce que, comme la France, elles ont un intérêt vital à ce que soit créé un précédent permettant de futures interventions coloniales de ce type.
L'exception de l'Allemagne ne s'explique pas seulement par le désir de maintenir sa position de 2003. Depuis cette date, Berlin cherche clairement à se créer de nouvelles alliances pour renforcer sa position contre les États-Unis.
L'Allemagne s'est abstenue sur la Résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l'ONU avec le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine - qu'on appelle les BRIC - et contre ses alliés de l'OTAN. Depuis des années, en fait, l'Allemagne, cherche à se rapprocher de la Russie dont elle dépend pour son approvisionnement en gaz. La balance commerciale de l'Allemagne avec la Chine est excédentaire de 100 milliards de dollars par an.
Berlin pense peut-être qu'avoir de l'influence économique en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, serait le meilleur moyen d'avancer les intérêts de son pays sur le plan international, mais, comme ses homologues européens, elle ne peut que constater le fossé qu'il y a entre de telles ambitions et son manque de moyens militaires dans la mesure où elle se refuse à s'aligner sur les États-Unis. Comme dans les années 1930, les tensions géopolitiques croissantes conduisent inévitablement au réarmement de l'Europe.
Quelle est la raison de cette nouvelle campagne de domination impérialiste ?
Le crash financier de 2008, qui a effacé des centaines de milliards d'actifs financiers, s'est révélé être un tournant décisif du capitalisme mondial en intensifiant à nouveau les antagonismes entre les principales puissances.
Le crash a été le point d'orgue d'un long processus au cours duquel les États-Unis qui étaient la première puissance économique mondiale et la garantie de la stabilité du capitalisme se sont transformés en la nation la plus endettée et la source principale d'instabilité économique et politique de l'arène internationale. Ils n'ont aucun moyen d'empêcher leur déclin ni de relever les défis des puissances émergentes comme la Chine notamment, ni de leurs rivaux traditionnels en Europe et au Japon à part étendre l'offensive initiée en Irak pour maintenir leur hégémonie militaire sur la planète. La Chine et l'Europe doivent faire de même et le feront. Cette lutte exacerbée pour les marchés, les profits et les ressources fait craindre le déclenchement éventuel d'une troisième guerre mondiale.
La crise conduit aussi nécessairement à une escalade constante de la lutte des classes.
Sauver les banques en vidant les caisses du gouvernement a coûté aux États-Unis et aux puissances européennes des milliers de milliards. Mais c'est seulement le début d'une crise économique qui n'a pas eu d'égale depuis celle de 1930. Les banques sont peut-être tirées d'affaire, mais maintenant vient le contrecoup macroéconomique - le commencement de la récession et l'augmentation de la dette de l'Etat à 50 pour cent, 80 pour cent, 100 pour cent et plus du PIB.
Le seul moyen qu'a la bourgeoisie de récupérer ces profits perdus c'est de diminuer drastiquement le niveau de vie de la classe ouvrière - une politique de guerre des classes à l'intérieur pour accompagner l'impérialisme à l'extérieur. Les gouvernements de toute l'Europe sont déterminés à imposer un réalignement fondamental des classes sociales au service des principales multinationales et des super-riches grâce à des mesures d'austérité sans précédent dans l'histoire qui impliquent des coupes qui se montent à des milliards d'euros, la réduction drastique des salaires et l'augmentation brutale de l'exploitation.
Le lien entre la nouvelle explosion de l'impérialisme militaire et le recours à la guerre des classes se reflète dans l'usage quotidien dans les médias de la terminologie militaire pour parler des mesures d'austérité qui sont imposées.
Dans l'édition du 24 mars de l'Economist, il est noté que ce blitzkrieg (guerre éclair) économique va déjà très loin. Selon ce journal :
« Les autorités ont appliqué la méthode "choc et terreur" sous la forme d'incitations monétaires et fiscales. Ils ont empêché l'effondrement complet du secteur financier - le salaire des banquiers n'a certainement pas diminué. Les multinationales se portent aussi très bien.... Mais les bénéfices de la reprise semblent avoir été distribués presque entièrement aux détenteurs de capital et non aux travailleurs. Aux USA, le montant total des salaires a augmenté de 168 milliards de dollars depuis le début de la reprise, mais cela a été largement dépassé par une augmentation des profits de 528 milliards de dollars. Selon Dhaval Jishi de BCA Research, c'est la première fois que les profits ont dépassé les salaires en valeur absolue dans les 50 dernières années.
« En Allemagne, les profits ont augmenté de 113 milliards d'euros (159 milliards de dollars) depuis le début de la reprise et les salaires des employés n'ont augmenté que de 36 milliards. En Angleterre, la situation des travailleurs est encore pire, car les profits ont atteint 14 milliards de livres (22,7 milliards de dollars) mais la totalité des salaires réels a baissé de 2 milliards de livres... la part du travail a décliné dans l'OCDE depuis 1980. Le fossé a été particulièrement marqué aux États-Unis : la productivité a grimpé de 83 pour cent entre 1973 et 2007, mais le salaire réel moyen des hommes n'a augmenté que de 5 pour cent. »
Et ce n'est que le début de ce que l'élite dirigeante a en tête.
Les attaques portées contre les travailleurs vont s'intensifier, pendant que des régimes mis à mal par la crise comme celui de Sarkozy en France et la coalition dirigée par les conservateurs en Angleterre agitent leurs bannières en Libye pour détourner l'attention de ce qu'ils font à l'intérieur de leur pays.
La classe ouvrière doit élaborer ses propres réponses à ce bouleversement politique. De la même manière que la politique intérieure et étrangère de la bourgeoisie est dictée par les intérêts mondiaux des multinationales et de l'élite super-riche, les travailleurs doivent aussi élaborer une stratégie spécifique internationale et unifiée.
L'opposition à la guerre ne peut pas se réduire à des appels pacifiques aux gouvernements ou aux Nations Unies, une organisation qui a donné son feu vert à la guerre contre la Libye. On ne peut pas non plus compter sur la bureaucratie syndicale ou travailliste pour se prononcer contre la guerre. Tout comme pour défendre les emplois et les services publics, le combat contre la guerre nécessite que les travailleurs eux-mêmes se mobilisent et entrent dans la lutte.
La seule réponse valable à l'impérialisme est la mobilisation politique indépendante de la classe laborieuse dans la lutte pour remplacer la loi du capital par un système fondé sur l'égalité et une authentique démocratie. Cela signifie que les travailleurs doivent se préparer à prendre le pouvoir, en associant l'opposition à la guerre à la lutte pour des emplois décents, des services sociaux, la sécurité sociale et l'éducation pour tous qui seront financés par la redistribution des richesses de l'élite dirigeante aux travailleurs - l'expropriation des oligopoles entrepreneuriales et financières et leur conversion en des entreprises que le public contrôlera démocratiquement.
Le principe fondamental de tous les travailleurs et de la jeunesse progressistes doit être l'unité internationale de la classe ouvrière pour la lutte contre l'ennemi commun : l'impérialisme. La réalisation de cette unité passera par la mise en place de sections du Comité international de la Quatrième Internationale en tant que direction révolutionnaire de la classe ouvrière internationale.
WSWS
WSWS
25/03/2011 - La guerre en Lybie provoque une accélération dans la course aux armements nucléaires?
Se sentant menacée par le fait que les USA utilisent dans cette guerre des armements stratégiques, la Russie lance un programme de réarmement nucléaire.
Contre la Libye, ce que le président Napolitano définit non pas comme une guerre mais comme une opération de l’ONU, est déjà en train de provoquer un dangereux « effet collatéral ».
Le premier ministre russe Vladimir Poutine, étant entendu que le régime libyen n’est pas démocratique et que la situation est rendue plus compliquée encore par les relations tribales, a, il y a deux jours, défini la résolution du Conseil de sécurité comme une sorte d’appel médiéval à une croisade pour justifier une agression de l’extérieur, sous prétexte de défendre les civils.
Le premier ministre russe Vladimir Poutine, étant entendu que le régime libyen n’est pas démocratique et que la situation est rendue plus compliquée encore par les relations tribales, a, il y a deux jours, défini la résolution du Conseil de sécurité comme une sorte d’appel médiéval à une croisade pour justifier une agression de l’extérieur, sous prétexte de défendre les civils.
Il a ainsi déclaré que - après les attaques aériennes étasuniennes contre Belgrade, puis contre l’Afghanistan et l’Irak et à présent contre la Libye- ceci est en train de devenir « une tendance stable de la politique étasunienne ». Et a conclu : « Cela confirme que la Russie fait bien de renforcer ses capacités de défense ». Paroles immédiatement suivies des faits. Hier (mercredi 23 mars 2011) le ministre russe de la Défense a annoncé que cette année il dotera les forces stratégiques d’autres missiles intercontinentaux, 36 balistiques et 20 de croisière, et de deux autres sous-marins nucléaires. Avec une allocation d’un montant de 665 milliards de dollars pour 2011-2020 seront achetés : 5 véhicules spatiaux, 21 systèmes de défense missilistiques, 35 bombardiers, 109 hélicoptères de combat, 3 sous-marins nucléaires et une unité de surface. En 2013 les scientifiques russes développeront un nouveau missile balistique intercontinental avec base à terre et la production de missiles sera redoublée avec un investissement équivalent à 2,6 milliards de dollars.
Seront en particulier développés les missiles balistiques pour les sous-marins d’attaque nucléaire. Cette année vont être effectués d’autres tests du missile Bulava, qui sera installé sur les nouveaux sous-marins stratégiques de la classe Borey. Un seul sous-marin peut lancer 16 missiles nucléaires, avec une portée de 8-10 mille Kms, chacun desquels pouvant lâcher jusqu’à 10 ogives multiples indépendantes. Il a donc une capacité de destruction quasiment égale à celle du sous-marin étasunien de la classe Ohio, armé de 24 missiles Trident à têtes multiples. Le Bulava, comme le missile balistique avec base à tere dont il dérive, est projeté pour percer le « bouclier anti-missiles » que les USA sont en train de développer dans des buts offensifs (il leur donnerait la capacité de neutraliser une rétorsion après avoir frappé les premiers) : avec leurs navires de guerre contre la Libye, les Etats-Unis ont déployé en Méditerranée les premières unités de la composante navale du « bouclier », les lance-missiles Monterrey et Stout. Le Bulava peut lancer de fausses têtes pour éviter les missiles intercepteurs.
La guerre contre la Libye est donc en train de provoquer une accélération dans la course aux armements nucléaires. Surtout parce qu’elle est utilisée par le Pentagone comme banc d’essai pour des armements stratégiques, comme les bombardiers stealth (furtifs... NdT) B-2 Spirit d’attaque nucléaire qui, partant des Etats-Unis, vont frapper les objectifs en Libye avec des armes non-nucléaires, en s’entraînant ainsi, dans une action guerrière réelle, à un éventuel emploi dans une guerre nucléaire. De cette façon, le nouveau traité Start entre la Russie et les USA, à peine ratifié, est de fait devenu vain.
Edition de jeudi 24 mars de il manifesto Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio - Mondialisation.ca
19/03/2011 - Aujourd’hui, samedi, le sommet international sur la Lybie contre le régime du colonel Kadhafi doit se réunir à Paris au Palais de l’Elysée à partir de 13 h 30. Il vise à associer les Pays arabes et africains aux Pays occidentaux pour une intervention militaire qui pourrait avoir lieu dans la journée.
Si sur le principe on ne peut évidemment que louer l’initiative de la France à vouloir intervenir sur le territoire libyen pour faire arrêter les massacres des populations, le risque est très important et la décision du sommet de Paris si elle se confirme en vue d’effectuer des frappes militaires en Lybie, pourrait entrainer toutefois dans les jours prochains un énorme conflit international s’ouvrant éventuellement sur une troisième guerre mondiale.
Pourquoi une telle prévision ?
Il faut considérer aujourd’hui que le monde arabe est en feu : la Syrie, le Bahreïn, le Yemen, après la Tunisie et l’Egypte. D’ici quelques jours, ce sera inévitablement l’Algérie, L’Arabie Saoudite, la Jordanie, Les Emirats Arabes Unis, le Soudan, et peut-être même le Maroc où les tensions restent cependant relativement faibles pour l’instant.
Parallèlement, et d’ici quelques jours, voire au plus tard quelques semaines, des pays africains pourraient suivre les mouvements engendrés par les révoltes et les révolutions arabes. C’est ainsi que la Cote d’Ivoire est toujours en pleine crise, malgré une semblant d’accalmie qui ne paraît apporter un espoir de solution à ce pays. Le dialogue proposé par Laurent Gbagbo à son rival Alassane Ouattara n’est qu’un simulacre qui ne fait qu’envenimer une situation déjà très explosive.
La Lybie n’est qu’un prétexte à des tractations politiques internationales encore secrètes à l’heure actuelle en vue de créer un monde où certains chefs d’état pourront préparer un avenir qui ne s’ouvrira pas obligatoirement vers l’intérêt des peuples, malgré des apparences trompeuses. Tôt ou tard, les politiques engagées aujourd’hui aboutiront sur le chemin d’une catastrophe.
Certes, il faut sauver le peuple libyen.
Mais d’ici quelques jours, il faudra venir en aide aussi à toutes les populations opprimées et massacrées qui subissent le même sort que les opposants au régime de Kadhafi.
Et c’est à ce moment-là que la Terre s’enflammera entraînant la planète dans une troisième guerre mondiale. D’autant plus que les fractures politiques et religieuses se révèlent un peu partout dans de nombreux pays, comme c’est le cas en France par exemple, où les tensions sociales enflent sans cesse au fil des jours.
Cependant, j’espère bien me tromper dans mes observations. Mais je crains fort pouvoir confirmer malheureusement dans les temps prochains, le message que je ressens à cet instant même.
Pierre-Alain Reynaud - Le post
03/03/2011 - Vers une révolte en Arabie Saoudite?
Bahreïn, Oman, Yemen, et bientôt l’Arabie Saoudite, vacillent. Le vent de la révolte ne connaît pas les frontières. La dynastie des Seoud n’a depuis longtemps affronté les tempêtes du désert que sous le parapluie américain ou à l’abri de ses palais.
Les révoltes périphériques au royaume saoudien ne sont que les hors-d’œuvre d’un possible bouleversement majeur de la péninsule arabique. Il est très probable que l’on attaque le plat de résistance prochainement.
Un régime dans une impasse
Le régime saoudien est paradoxalement conscient depuis plus longtemps que ses collègues méditerranéens de son décalage vis-à-vis de sa société civile. Malgré cela, l’Arabie Saoudite reste un des pays arabes les plus fermés et rétrogrades. Depuis quelques années, le régime a bien essayé d’abaisser l’âge de succession au trône en dessous de quatre-vingt ans. Mais la stricte application de la Sharia régit encore l’ensemble de la vie privée et publique de la société saoudienne. Par exemple, le premier film saoudien n’a vu le jour qu’en 2006 grâce au Groupe Rotana du très libéral prince Al Waleed et la réouverture des salles de cinéma ne s’est faite qu’en décembre 2008. La rigidité de la société saoudienne a mis sa jeunesse dans un état de frustration ultime. Les problèmes de violences sexuelles au sein de la jeunesse saoudienne remettent en question le système juridique, et par extension religieux, du royaume. Partagé entre sa volonté d’assouplissement des lois religieuses et son devoir de gardien exemplaire des lieux saints de l’islam, le royaume saoudien est dans une impasse. Le pouvoir de la dynastie des Seoud repose sur une alliance avec le fondateur du Wahhabisme (salafisme), qui eut lieu à la fin du XVIIIème siècle. Depuis, les Oulémas ont toujours soutenu le pouvoir, y compris en édictant des fatwas de circonstance, comme en 1927, où ils prônaient l’interdiction de se rebeller contre le pouvoir en place d’Abd al-Aziz ibn Saoud. Ce dernier est le père de l’Arabie Saoudite « moderne » qui vit le jour en 1945. L’Arabie que nous connaissons s’est construite après des guerres tribales qui ont fait, estime-t-on, environ 500.000 morts. L’antagonisme entre pouvoir civil et religieux est complexifié par celui entre sunnites et chiites qui dure depuis les débuts de l’islam.
La ceinture chiite
Si l’on observe attentivement les troubles dans la péninsule, on remarque qu’ils ne sont que le fait des populations chiites. Les admirateurs de l’Imam Ali (chiite) sont plus de 60% à Bahreïn et 45% au Yemen. A Oman, c’est dans la zone chiite de Suhar que les premières manifestations ont eu lieu. Ces tentatives de révoltes ne soulèveraient pas de craintes si de l’autre côté du Golfe persique le voisin iranien n’était pas aussi puissant. Voisin qui est allié à la Syrie (alaouite, branche du chiisme) et qui étend son influence jusqu’au Liban grâce au Hezboallah (parti de Dieu). La crainte du royaume saoudien est de voir ses propres populations chiites initier une révolte qui gagnerait toute la jeunesse saoudienne. Les 10% de chiites vivent principalement dans les zones pétrolières. Il ne faut pas oublier que la majorité des pays arabes sont récents et résultent d’addition de territoires tribaux. L’Arabie Saoudite ne fait pas exception. Et, bien sûr, une émancipation chiite en terre saoudienne serait un prétexte rêvé pour Ahmadinejad d’étendre l’influence chiite ou du moins d’ajouter une carte décisive dans son jeu de négociation.
Abdallah prudent
Pour l’instant, le roi Abdallah a sorti son chéquier et promis 26 milliards d’euros qui bénéficieraient directement à la population à défaut de libéraliser le pays. A cela s’ajoutent 300 milliards d’ici 2014, investis en infrastructures de tous ordres. Néanmoins, il faut mettre un bémol à ces informations. Les pays du Golfe sont toujours friands d’annonces grandioses, mais qui se concrétisent rarement.
Les fils d’Abd al-Aziz ibn Saoud qui se succèdent encore sur le trône saoudien sont face à un défi majeur d’ordre politique, religieux et social. La conséquence directe sur le prix du pétrole oblige les saoudiens à écouter les deux acteurs majeurs de l’échiquier diplomatique : les USA et la Chine. A entendre la secrétaire d’Etat Hillary Clinton lundi à Genève, la diplomatie américaine a les coudées franches pour être à la manœuvre militairement et politiquement dans les pays où il le faudra. Une telle déclaration ne peut se faire vis-à-vis des pays arabes sans l’aval de Riyad.
Les semaines qui viennent seront décisives pour l’Arabie Saoudite mais aussi pour les PIB des pays de l’OCDE. Les prévisions des économistes ne sont pas enthousiastes si un nouveau choc pétrolier voyait le jour. La configuration économique actuelle ne supporterait pas une flambée du pétrole.
Le roi Abdallah va découvrir une « Desert storm » dont les troupes ne sont plus les GI’s mais l’alliance improbable des chiites et des facebook’s boys. Les mots remplacent les grains de sable dans la fragile machine saoudienne. Le roi, en bédouin prudent, va laisser passer la tempête. Mais c’est déjà une réponse d’un autre âge que l’Arabie Saoudite n’a jamais vraiment quitté.
Electronlibre
En visite en Arabie Saoudite le 12 février dernier, alors que Moubarak s’apprêtait à quitter son trône d'Egypte, François Fillon évoquait « l’accélération de l’histoire » avec ses interlocuteurs saoudiens assez réticents au processus démocratique en cours.
Outre que d’héberger dans de somptueuses villas nombre de dictateurs déchus -ainsi de Ben Ali qui aurait quitté récemment son somptueux Palais pour une destination inconnue- tel un club med des despotes, la pétromonarchie tente encore de jouer son rôle de pôle de « stabilité » régional. Le 1er mars, l’Arabie Saoudite envoyait 30 chars à Bahreïn, théâtre de manifestations antigouvernementales depuis plusieurs jours, selon le journal égyptien Al-Masry Al-Youm. Des milliers de Bahreïnis ont défilé dimanche à Manama réclamant la chute du régime de la dynastie sunnite des Al-Khalifa, au lendemain de l'annonce d'un remaniement ministériel que l'opposition a jugé insuffisante. De son côté, le président Barack Obama a manifesté dimanche l'appui des Etats-Unis au « dialogue national » proposé par le roi de Bahreïn à l'opposition, en précisant que celui-ci devrait être « sans exclusion, non partisan et répondre aux aspirations » du peuple.
Au Yémen aussi, l’un des pays les plus pauvres de la région où la moitié de la population vit avec moins de 2 dollars par jour, les sit-in et les manifestations se sont poursuivies malgré les morts et les promesses, en particulier celles du président Saleh d’abandonner ses projets de présidence à vie ou de succession dynastique avec son fils. Après des morts à Aden la semaine dernière, mardi soir, la capitale Sanaa a enregistré ses premiers morts lors d’une attaque de contre-manifestants. Le pouvoir a visiblement recruté des hommes de main dans le milieu tribal où le port d’armes est autant une tradition qu’un moyen de subsistance. Ici aussi, depuis l’arrivée au pouvoir en 1978 du président Saleh, le Yémen (du Nord avant la réunification) a toujours pu compter sur le soutien musclé de l’Arabie Saoudite. Il bénéficie aussi de l’appui militaire américain dans le cadre de la lutte affichée par le régime Saleh contre les terroristes issus d’al-Qaïda qu’il a toutefois fort bien su ménager aussi pour garantir son pouvoir. Au Bahreïn où la Ve Flotte américaine a son quartier général, les relations avec les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne fixent sans doute des limites à la répression.
Reste que si l’Arabie Saoudite soutient militairement ses voisins pour mieux contenir les mouvements de subversion, la pétromonarchie est-elle même gagnée par la contestation.
La mobilisation des intellectuels
Une centaine d'intellectuels ont signé une lettre dans laquelle ils lancent un appel à des réformes politiques et sociales dans le royaume dirigé par la famille Al-Saoud. Dans le document publié sur Internet, les signataires réclament l'instauration d'une « monarchie constitutionnelle », la « séparation des pouvoirs » et l'adoption d'une Constitution .
Les intellectuels réclament également « l'élection au suffrage universel » du Majlis al-Choura [le Conseil consultatif], dont les membres sont désignés. Ils réclament également le droit de vote et d'éligibilité pour les femmes.
Sur le plan social, l'appel demande en outre « d'accorder aux femmes le droit au travail, à l'éducation, à la propriété et à la participation à la vie publique ».
Avant l'appel des intellectuels, un site Internet intitulé « mon État » a été lancé dans lequel des demandes de réformes ont été adressées au roi Abdallah. De nombreuses personnalités connues au pays participent au site.
Une misère sociale masquée à coups de milliards de pétro dollars
Considéré comme l’un des pays les plus rétrogrades de la région, l’Arabie Saoudite n’est pas la Tunisie. Premier exportateur de pétrole au monde, le roi Abdallah a les moyens de calmer, à coup de milliards, les tempêtes sociales qui couvent : 36 milliards de dollars d'aides décidées la semaine dernière. L’arbre des abondantes réserves d’or noir cache pourtant une forêt de misère sociale. Près de 40% des 20-24 ans sont au chômage. Le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté a augmenté dans l'un des États les plus riches du monde arabe. Le népotisme est de moins en moins toléré, la corruption sur les multiples contrats d’armement dénoncée.
Reste une inconnue, à l’heure où la Libye pourrait cesser d’exporter du pétrole pour des raisons de sécurité, comme l’a annoncé le numéro 2 de l’ambassade de Libye à l’ONU, alors qu’en l'Irak, un attentat a gravement endommagé l'une des unités de la plus grande raffinerie pétrolière du pays, ajoutés aux troubles dans la plupart des pays du Golfe fournisseurs de pétrole, l’Arabie Saoudite apparaît comme un recours et se mobilise pour dissiper les craintes d'un nouveau choc pétrolier. Le pays a annoncé vendredi dernier avoir augmenté sa production de pétrole de plus de 700 000 barils par jour, pour atteindre neuf millions de barils par jour. Autant d’arguments qui pourraient inciter Washington à se montrer beaucoup plus prudent avec l’Arabie Saoudite, privilégiant la garantie des approvisionnements en matières premières à la démocratie.
Marianne2
30/01/2011 - Les évenements du Maghreb et du Proche-Orient comme conséquence de la crise?
Le tourbillon des événements récents au Proche-Orient et en Afrique du Nord met en lumière la faiblesse actuelle des Etats-Unis dans la région, jugent des analystes à Washington.
La situation est à l'opposé des années 1990, quand les Etats-Unis avaient durablement relancé un processus de paix entre Israël et les Palestiniens, dans la foulée de la première guerre du Golfe qui avait chassé l'armée irakienne du Koweït.
Une succession de mouvements populaires s'est abattue en quelques semaines sur des régimes autocratiques en Tunisie, en Egypte, au Yémen et en Jordanie -- tous des alliés de Washington. Au même moment, le Hezbollah, un groupe soutenu par l'Iran et la Syrie, faisait chuter le gouvernement libanais pro-occidental.
Et dans le conflit israélo-palestinien, les Palestiniens ont décidé de se tourner vers l'ONU, tandis que le processus de paix parrainé par les Etats-Unis paraît s'effondrer.
Des pays comme la Turquie, le Qatar et l'Arabie Saoudite remplissent le vide créé, accroissant leur rôle dans la diplomatie régionale, note aussi pour l'AFP l'analyste Shibley Telhami, de l'université du Maryland.
"Il ne fait pas de doute que l'influence américaine a fortement diminué depuis deux décennies", dit M. Telhami, rappelant la "Pax Americana" et la domination américaine dans la région après 1991.
Les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis ont profondément changé la donne. Les invasions de l'Afghanistan et de l'Irak, par des coalitions menées par les Etats-Unis, ont coûté des milliers de vies et des milliards de dollars. Elles ont aussi été accompagnées par la montée de l'influence iranienne dans la région.
Les Etats-Unis accusent désormais l'Iran de s'immiscer dans les affaires de l'Afghanistan et de l'Irak, mais aussi d'armer et de financer le mouvement chiite Hezbollah et le Hamas, le groupe palestinien qui dirige la bande de Gaza.
"L'influence de l'Iran en Irak est aussi forte que celle des Etats-Unis", estime l'experte Marina Ottaway, de la fondation Carnegie.
Selon Mme Ottaway, l'ancien président américain George W. Bush a également commis une erreur en tentant sans succès de supprimer l'influence de la Syrie au Liban. "Cela a rendu la situation encore plus instable parce que les Syriens jouaient des coudes pour regagner leur influence", dit-elle.
Aaron David Miller, un ancien négociateur de paix américain, est désormais chercheur au centre Woodrow Wilson. D'après lui, la vague récente d'événements dans le monde arabe "met en lumière la faiblesse américaine".
Ce revers de fortune pour les Etats-Unis vient de loin, mais il est, selon M. Miller, d'autant plus spectaculaire en raison des promesses de l'administration de Barack Obama, qui avait annoncé un changement d'ère après l'époque Bush.
Le président actuel "a créé des attentes, et l'idée, d'une certaine manière, que nous étions plus puissants que nous ne le sommes vraiment", dit-il.
Or, après avoir "trébuché" dans le processus de paix israélo-palestinien, "en Tunisie et en Egypte, nous avons à l'évidence du mal à définir quel est le rôle le plus efficace possible pour les Etats-Unis face à ces changements."
AFP
Un mur s'écroule sur l'autre rive de la Méditerranée. Une muraille invisible mais omniprésente qui a constitué pendant des décennies le principal ressort de régimes à la légitimité chancelante. Ce mur est celui de la peur. La peur d'un arbitraire systématique, à tous les échelons régaliens, à commencer par ceux de la police et de la justice, auxiliaires zélées prêtes à broyer entre leurs meules ceux qui osent revendiquer leurs droits.
La peur ensuite d'une violence d'Etat laissée à la discrétion d'un cercle restreint mais omnipotent et assuré de son impunité. La peur aussi, paradoxale, d'une béance trop brutale du pouvoir, de l'absence d'une alternative politique faisant des régimes en place les pires des systèmes à l'exclusion de tous les autres.
Cette muraille a cédé tout d'abord en Tunisie sous les coups de boutoir d'un peuple trop longtemps humilié et soudainement déterminé à ne plus accepter le sort qui lui était réservé. Elle a rompu vendredi 28 janvier dans les rues du Caire, d'Alexandrie et de Suez, démontrant une fois pour toutes que le peuple égyptien n'était pas condamné à la passivité qui lui était si souvent prêtée.
Quatre jours de manifestations, organisées à la va-vite par une poignée d'opposants électrisés par le précédent tunisien, ont suffi pour ouvrir une crise sans pareille à la tête du géant arabe devenu, au fil des mandats présidentiels accumulés par Hosni Moubarak, l'un des "hommes malades" du Proche-Orient.
Parce que c'est d'Egypte, avant qu'elle ne soit saisie d'engourdissement, qu'est longtemps partie la voix des Arabes, le tremblement de terre qui secoue les deux rives du Nil dépasse encore plus ses frontières que la révolution de Tunis. A tel point qu'on peut assurer sans trop craindre de se tromper que la peur a, d'ores et déjà, changé de camp.
Elle taraude désormais les Etats qui ont trop longtemps dupé et piétiné leur peuple, masquant sous des slogans dirigés vers de commodes ennemis extérieurs l'obsession de la conservation du pouvoir à tout prix. Ce sont ces régimes, à l'est comme à l'ouest du Caire, qui peuvent s'inquiéter aujourd'hui de leur pérennité et de l'impossible équation qui consiste à promettre la réforme après des décennies de verrouillage systématique, souvent justifié par l'argument selon lequel le plus petit relâchement serait l'assurance du chaos.
Deux pays arabes ont déjà prouvé l'absurdité de la stratégie de la peur. Cette dernière n'a pu empêcher deux révolutions. Les démocraties occidentales ont beau garder un souvenir cuisant du basculement iranien, qui transforma en 1979 un allié en ennemi, elles doivent reconnaître qu'il ne sert plus à rien de couvrir les turpitudes de ces régimes qui s'avèrent incapables, au final, d'empêcher l'histoire de s'écrire.
En quelques heures, vendredi 28 janvier, des Egyptiens ont répondu par la négative à la question d'une exception tunisienne. Il est désormais plausible qu'ils ne seront pas les seuls.
Le Monde













8 commentaires:
Je le crain aussi.
Sans compter que nous sommes encore en pleine crise économique.
L'Histoire se répete inlassablement,nous avons ici un prochain conflit entre culture..du déjà vu?
o n'a jamais aussi pres d'une déflagration généralisée
C'est une situation prévisible de longue date... L'immigration abondante des peuples arabes dans nos pays, c'est une "percée par le ventre". Alors même que les Pays arabes étaient pour l'intervention en Lybie, voilà qu'il retourne leur veste au lendemain de l'opération, créant ainsi un doute sur leurs intentions, et ouvrant une porte à un conflit international. Les désaccords entre pays se multiplie, l'Europe montre encore son inefficacité et la discordance de leur chef d'état... L'Europe est un leurre, et je pense bien que nous nous dirigeons droit vers une troisième guerre mondiale, opposant pays du Moyen-Orient contre un Occident déjà bien affaibli économiquement et surtout divisé. Nostradamus l'avait prédit, tout comme il avait prédit la coulée du Japon... C'est pathétique, nous ne sommes que les brebis d'un système rétrograde et totalitaire.
David
Les Français feraient bien d'arrêter de faire porter tous les maux seulement sur les seuls soit disant immigrés qui sont d'ailleurs pour beaucoup installés légalement en France depuis fort longtemps. Ceux-ci sont fort pratiques pour détourner l'attention sur les vrais problèmes et les responsables (irresponsables serait plus exacte).
Quant à la situation mondiale actuelle tendue aussi bien sur le plan diplomatique qu'économique, seul l'Occident en est responsable. Par notre cynisme et notre soif immodérée de profit nous avons soutenu les pires dictatures et déclenché les pires –et nombreuses!- guerres, massacres et spoliations que l'humanité ait connue. Comment pouvons-nous en vouloir à ces "immigrés" (des hommes et femmes comme vous et moi!) qui ne cherchent qu'à vivre en fuyant guerre et misère alors que nous mêmes croulons sous une apparente opulence que nous refusons aux 3/4 de l'humanité?
Le monde n'a jamais été aussi riche (voyez les profits faramineux sur les places boursières pour l'année 2010) et pourtant nous n'avons jamais senti autant de trouble et de monté de la misère et de la précarité. La moitié de l’Europe est en faillite pure et simple (sans parler du Japon et des États-Unis). Nous savons qui sont les responsables, comment ils agissent et comment tout ceci se terminera à terme. ALORS OUVREZ VOS YEUX ET INTÉRESSEZ-VOUS AUX VRAIS PROBLÈMES!
Et pour terminer sur cet article, il n’y a absolument pas de risque de 3ème guerre mondiale dans ces révolutions (et l’intervention en Lybie si elle reste limitée) tout simplement parce que les états arabes avec l’Iran et la Turquie n’ont aucunement l’envie de faire la guerre, ils n’en n’ont tout simplement pas les moyens et ils savent qu’ils seront détruits à coups de frappes chirurgicales. Une solution au conflit Palestinien-Israélien permettrait de mettre définitivement en sécurité le proche orient, mais personne ne semble s’en soucier (et l’ONU avec ses nombreuses résolutions la première). Et ne confondez pas ni n’assimilez pas les musulmans avec terrorisme al quaida ou que sais-je comme invention diabolique relayée par les masses médias. Si terrorisme il y a en ce moment il est côté du Wall Street et ce celui-ci nous affectera tous.
David & Co., je ne vois pas le rapport avec l'immigration et les guerres à prétexte fallacieux des yankees.
Si la guerre se propage au moyen-orient on pourra encore contester la véracité des protocoles de sion mais pas ses prévisions.
Les émeutes, les attentats peuvent etre des manipulations, ce ne serait pas la première fois.
D'ailleurs il faut se toujours se méfier des petits roquets hargneux qui ont des complexes d'infériorité comme par exemple celui de ne pas posséder de diplome universitaire ni meme celui d'avocat. Des dictateurs qui ont massacré leurs populations, il y en a eu des tonnes et tout à coup,c'est la grande croisade humaniste?
l'alybie est instrumentalisée.
les révoltes "de jasmin" s'exportent bien en occident.(us, angleterre,pays des "coupes budgétaires sombres"...)
à qui profite le crime ?
qui sont les merveilleux démocrates insurgés lybiens?
les réponses sont dans les questions.
Je suis tout à fait d'accord avec Hervé sur un point. parler de percée dans le ventre, joindre immigration et insécurité etc, est le signe d'un manque de culture et de civisme flinguant. Le pire, c'est quand je lis de la part d'un anonyme qui fait bien de le rester, le fait que le système social est pillé par des gens venus d'ailleurs. A vous je vous répondrais ceci: ces gens venus d'ailleurs comme vous dites, ne sont que les habitants d'une seule planète. de tels propos sont les causes selon moi de tous les conflits qui ont ébranlé notre monde. de tels propos sont juste inconscient et indicateurs d'une envie de pouvoir et d'appropriation de biens "gens venus d'ailleurs". Mais d'où viens tu toi l'anonyme? de tels propos sont justes nationalistes et cons...L'histoire nous a pourtant montré que la connerie et le nationalisme n'apportait rien de bon. 3ème guerre mondiale, je pense qu'il y aura, mais il ne faudra pas considérer le monde arabe comme les gros méchants, car les vrais méchants, les vrais cons, les vrais fous, se trouvent parmi nous, sur de tels blogs et dans nos gouvernements.
Et tout ça se déroule aux yeux de tout le monde; c'est effrayant. Quel monde mes petits enfants vont avoir!
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