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28/08/2013

Iran et 3ème guerre mondiale

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28/08/2013 - L'Iran prédit de «lourdes conséquences» en cas d'intervention militaire en Syrie

L'Iran a prévenu un haut représentant de l'ONU qu'une intervention militaire contre Damas aurait «de lourdes conséquences» pour la Syrie et pour la région, a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. 


Selon lui, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a affirmé que «l'utilisation de moyens militaires aura de lourdes conséquences non seulement pour la Syrie mais aussi pour toute la région» lors d'un entretien lundi avec le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires politiques, Jeffrey Feltman.

Le porte-parole a réaffirmé qu'il existait «des preuves» de la responsabilité des rebelles syriens dans l'attaque et que celles-ci avaient été «présentées par la Russie au Conseil de sécurité» de l'ONU.
 
«Pas d’autorisation du Conseil de sécurité»

Rappelant la «situation très sensible» de la région, il a dit «espérer que les dirigeants américains et certains pays européens feront preuve de suffisamment de sagesse, d'autant plus qu'il n'y a pas d'autorisation du Conseil de sécurité» pour une opération militaire.

Jeffrey Feltman, en visite depuis lundi à Téhéran dans le cadre d'une tournée régionale, est le plus haut responsable onusien à se rendre en Iran depuis un an.

Principal allié régional de la Syrie, l'Iran a multiplié ces derniers jours les mises en garde contre une intervention militaire étrangère après une attaque présumée à l'arme chimique le 21 août dans la région de Damas, attribuée par l'opposition et plusieurs capitales occidentales au régime du président Bachar al-Assad.


AFP



Voir  Syrie - Russie - Chine - Corée  

Iran: La troisième guerre mondiale pour 2012? - Le dessous des cartes - Arte

09/09/2012 - La bombe électromagnétique contre l'Iran - InfoliveTV

03/01/2012 - La fermeture du détroit d'Ormuz, "une déclaration de guerre" selon un expert - AFP

03/11/2011 - Londres étudierait une attaque contre les sites nucléaires iraniens - Euronews

15/09/2011 - Ron Chaya - "Si Israël attaque l'Iran le prix du baril de pétrole triple et l'économie mondiale est par terre"

16/05/2010 - Interview d'Ahmadinejad sur ABC news - "Mme Clinton veut faire bouger les relations avec l'Iran à une telle vitesse, que l'affrontement est inévitable"


15/07/2013 - "Israël pourrait intervenir contre l’Iran avant les États-Unis" a déclaré Netanyahu

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a averti dimanche sur une télévision américaine qu’Israël pourrait intervenir militairement avant les Etats-Unis contre le programme nucléaire iranien, qualifiant le nouveau président Hassan Rohani de loup déguisé en mouton.

"Nous sommes plus proches (de l’Iran) que les Etats-Unis. Nous sommes plus vulnérables. Et nous devrons donc aborder cette question de comment arrêter l’Iran, peut-être avant les Etats-Unis", a averti M. Netanyahu dans un entretien à la chaîne CBS.

"Il y a un nouveau président en Iran. Il critique son prédécesseur pour avoir été un loup déguisé en loup. Sa stratégie est d’être un loup déguisé en mouton : de sourire tout en fabriquant la bombe", a-t-il estimé.

"Ils se rapprochent de la ligne rouge. Ils ne l’ont pas encore franchie, a une nouvelle fois affirmé le Premier ministre, en référence au seuil à partir duquel l’Iran sera selon lui capable de fabriquer sa première arme nucléaire. Et il faut leur dire sans aucune ambiguïté que cela ne sera pas permis".

Selon le Premier ministre, l’Iran dispose d’environ 190 kilogrammes d’uranium enrichi à 20%, sur les 250 kg nécessaires à la fabrication d’une bombe.

Hassan Rohani, un religieux modéré, a été élu le 14 juin à la tête de l’Iran et prendra la succession de Mahmoud Ahmadinejad lors d’une cérémonie d’investiture le 3 août.

Un responsable israélien a averti, dans le même temps, que l’Iran pourrait essayer de faire une offre aux grandes puissances qui doivent tenir mardi une réunion sur son programme nucléaire controversé.

Téhéran pourrait proposer un arrêt temporaire de son enrichissement d’uranium ou même une conversion possible à un niveau inférieur d’une partie de l’uranium enrichi à 20%, pour obtenir en contrepartie une levée partielle des sanctions internationales.

"C’est une concession insignifiante", a déclaré à l’AFP le responsable israélien sous couvert de l’anonymat, estimant que cela constituerait un autre exemple de la politique délibérée du régime iranien qui cherche à tromper la communauté internationale.

"Israël s’opposera totalement à une telle idée iranienne, et rejetera toutes les propositions qui n’inclueraient pas (...) un arrêt complet de tout enrichissement d’uranium, le retrait d’Iran de tout matériaux enrichi, la fermeture du site souterrain illicite de Qom, et l’arrêt total du travail au réacteur de plutonium", a-t-il encore indiqué.

M. Netanyahu a par ailleurs refusé de confirmer ou d’infirmer des informations de médias américains, selon lesquelles Israël était bien responsable de plusieurs explosions de dépôts de munitions en Syrie, près de la ville portuaire de Latakia, le 5 juillet.

Selon CNN vendredi et le New York Times dimanche, Israël a mené des raids aériens contre ces dépôts pour empêcher que des missiles soient utilisés contre sa flotte.

"Dès qu’il se passe quelque chose au Moyen-Orient, on accuse Israël", a commenté M. Netanyahu. "Je n’ai pas l’habitude de dire ce qu’on fait ou ne fait pas. Je peux vous dire que ma politique est d’empêcher le transfert d’armes dangereuses au Hezbollah et à d’autres groupes terroristes".

Selon le quotidien américain, qui cite des responsables américains anonymes, le raid aérien visait des missiles de croisière anti-navires Yakhont vendus au régime de Damas par la Russie.

Romandie 


09/06/2013 - Élection en Iran: Le possible facteur déclencheur du prochain krach boursier?

Les élections présidentielles de la semaine prochaine pourraient remettre en question le peu d’équilibre qui reste dans la région.

Toujours à la recherche du facteur exogène qui pourrait prendre de court les marchés actions, l’Iran pourrait être un candidat parfait à cette place, les élections présidentielles arrivant à grand pas (14 juin 2013).

 Une radicalisation ou une modification de la gouvernance pourrait en effet faire sauter le maigre équilibre qui règne encore dans la région.


1. Economie
 

L’économie de l’Iran, mise à mal par l’impact de l’embargo occidental, s’est contractée de 1,9% en 2012 et devrait se contracter encore de 1,3% cette année, selon le FMI. Le taux de chômage, qui était estimé à 14,6% au début 2010, se situerait donc largement au-dessus de 15% en 2013.

 

A. Ce que dit le FMI

Cependant, les perspectives sont bonnes pour 2014 avec un taux de croissance attendu de 1,1%, selon le FMI.

Le FMI a ajouté que «l’environnement macro-économique devrait rester difficile compte tenu de la forte dépréciation de la monnaie et des conditions externes défavorables, et que l’inflation persisterait à des niveaux relativement élevés». Selon les estimations de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ou de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les exportations iraniennes de brut sont tombées aux alentours de 1 à 1,3 million de barils par jour fin 2012 contre 2,1 à 2,4 mbj en début de cette année-là. Cela a entraîné, par ricochet, une baisse de près d’un quart de la production, tombée à moins de 3 mbj, le niveau le plus bas depuis la guerre Iran-Irak dans les années 1980.

Machinalement donc, face aux sanctions sur le pétrole, en ce qui concerne les exportations non pétrolières, on constate une très nette augmentation: elles auraient atteint 34,9 milliards de dollars en 2012 (douanes iraniennes), soit une progression de 8,3% par rapport à 2011 et de plus de 50% par rapport à 2010. Si plus de 30% de ces exportations sont des produits pétrochimiques, on remarque la forte progression de minerais, matériaux de construction, produits manufacturés et agricoles.
 


B. Le Rial

Concernant sa monnaie (le Rial) qui avait connu un premier décrochage sur le marché parallèle depuis l’automne 2010 elle a continué de se dévaluer en 2012: le dollar qui s’échangeait à 10.000 rials en 2010 était vendu à près de 37.000 rials en février 2013. Depuis, la monnaie iranienne s’est légèrement appréciée du fait de l’intervention de la BCI et le dollar était proche des 32.000 rials en mars 2013.

Pour faire face à ces difficultés, la Banque iranienne a rétabli un rationnement des devises et seules les importations jugées prioritaires peuvent bénéficier de devises à un taux subventionné, les autres devant s’adresser au marché parallèle.
 


C. L’inflation

L’accélération de l’inflation résulte, pour une large part, de la hausse des prix des produits importés, conséquence de la dépréciation du rial sur le marché parallèle mais aussi à la poursuite de la politique de suppression des subventions initiée en 2010. Les chiffres de la Banque Centrale d’Iran (BCI) l’attestent, l’inflation a très fortement accéléré en 2012 et, en novembre, les prix enregistraient une hausse de 35,9% au lieu de 22,1% un an auparavant (plus de 60% pour certains produits de premières nécessités).

 

D. Des ressources à ne pas négliger

L’Iran tire 85% de ses rentrées en devises des ventes de son pétrole (70% du budget annuel) et possède les deuxièmes réserves au monde (11%).

Le pays recèle également 15% des réserves prouvées de gaz, les plus importantes du monde après celles de la Russie. Faisant la jonction entre la mer Caspienne et le golfe Persique, l’Iran bénéficie d’une situation géoéconomique exceptionnelle, ses quinze frontières terrestres et maritimes le situant au carrefour de l’Europe, du Proche-Orient, de l’Asie et du Caucase.

Enfin, en plus des hydrocarbures et des produits pétrochimiques, l’Iran exporte essentiellement des pistaches, des tapis, de l’aluminium…

Les partenaires commerciaux principaux sont: la Chine (17,4%), les Emirats arabes unis (16,7%), l’Allemagne (7,6%), la Corée du Sud (6,3%), la Russie (5,7%), la Turquie (4,8%) et l’Italie (4,2%).



 

2. Les sanctions

A. Les faits

L’Iran est frappé par un embargo occidental sur ses exportations de pétrole, en vigueur depuis juillet 2012 (voir depuis la fin 2011 de la part de l’Union européenne).

En janvier 2013, le ministre iranien du Pétrole Rostam Ghassemi avait annoncé que les exportations pétrolières avaient baissé de 40% au cours des neuf derniers mois du fait des sanctions occidentales. En détail, la production pétrolière iranienne, qui s’élevait à 3,7 millions de baril par jour en 2010, ne dépasse pas aujourd’hui les 2 millions.

Tous les secteurs d’activité en souffrent. A noter que l’industrie automobile iranienne, la plus grande industrie automobile du Moyen-Orient et la 13e au monde a connu, par rapport à 2012, une chute de 40 à 50%.

Les sanctions ont entrainé en deux ans une dépréciation de 80% de la monnaie nationale ce qui à, paradoxalement, favorisé la compétitivité des produits iraniens à l’export. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a estimé que les sanctions internationales avaient coûté 40 milliards de dollars à l’Iran en 2012.


 

B. Les réactions

Dans un premier temps, les autorités iraniennes ont tourné en dérision les sanctions internationales, en déclarant que la République islamique en a l’habitude depuis sa naissance et qu’elle est parfaitement rodée pour y faire face. Le ton a cependant changé en 2012. Ali Khamenei, le guide de la République islamique, a en effet reconnu implicitement la gravité des sanctions en préconisant la mise en place d’une «économie de résistance».

 

3. Situation actuelle

En réponse aux sanctions, et fort de ses réserves de change de 100 milliards de dollars, l’Iran est passé à l’offensive en décidant de développer davantage ses investissements et exportations en direction des pays émergents. Le calcul et le pari iranien sont assez simples: développer le commerce avec l’Asie, l’Afrique et le Moyen-Orient devrait permettre à l’Iran d’éviter les sanctions internationales et de diversifier la structure de ses échanges hors hydrocarbures, notamment dans les secteurs miniers, agricoles et industriels.

 

4. Bilan politique

Les critiques adressées à la politique économique de Mahmoud Ahmadinejad sont de plusieurs ordres:

- Suppression des organismes comme l’organisme du plan qui permettait d’avoir une vue à long terme en matière de politique économique

- Engagement d’amis aux postes clés au lieu de placer des experts

- Prises des décisions de manière trop précipitée

- Sa (non) gestion du secteur bancaire a accentué les créances douteuses dans les bilans des banques.

- Les chiffres du chômage (surtout des jeunes), l’inflation (galopante) et la croissance (plutôt vers 5% que vers 10, mais en définitive quelle croissance?).

- L’utilisation de la manne financière tirée du pétrole (malgré les sanctions) pour importer massivement et ainsi tenter de combler les défaillances de la production nationale.

- Son manque de versement de subvention aux entreprises.

- Son manque d’efficacité quant à la mise en place de réformes considérées comme «simples» (accession à la propriété)

- De ne pas avoir fait le ménage sur un sujet tel que la corruption qui ronge certains ministères.

 


5. Election mode d’emploi

Contrairement aux autres pays, la durée de la campagne électorale en Iran est de seulement quatre à cinq semaines. Les clips de campagnes et les débats télévisés entre les candidats sont donc en cours actuellement.



A. Comment voter


L’élection présidentielle, à deux tours, est précédée par l’examen des candidatures par le Conseil des gardiens de la Constitution. Les candidats doivent adhérer pleinement au régime et être de bons musulmans. Ils doivent en outre avoir «un bon passé» et figurer parmi les «Rédjal» (personnalité éminentes) politiques et (ou) religieuses, terme assez vague laissant entendre que les candidats doivent être de sexe masculin.

Aucune candidature féminine n’a été acceptée (contrairement à l’élection de 2002).

Les élections présidentielles auront donc lieu le 14 juin, en même temps que les élections municipales et locales.
 


B. Pour qui voter

683 candidatures sont à dénombrer cette année, dont la majeure partie ont été invalidées. Les candidats retenus appartiennent en majorité au camp conservateur. Au nombre de ceux-ci on en compte 8:

- L’ex-chef de la diplomatie (1981-1997) Ali Velayati (souffre d’un manque de popularité)

- Le maire de Téhéran Mohammad Bagher Ghalibaf (successeur de Ahmadinejad à ce poste, soutenu par le peuple et jeune (51 ans)).

- Le négociateur en chef du dossier nucléaire, Saïd Jalili (candidature indépendante).

- Mohammad Haddad-Adel, ex-président du Parlement iranien.

- Mohsen Rezaï, candidat «conservateur indépendant» a été premier commandant en chef des Gardiens de la révolution pendant les huit années de guerre contre l’Irak.

- Hassan Rohani (conservateur), l’ex-secrétaire du Conseil suprême iranien pour la sécurité nationale.

- Mohammad Gharazi (conservateur), âgé de 72 ans, c’est le doyen des candidats. Ce conservateur modéré est, avec d’autres, à l’origine de la création de la milice devenue les Gardiens de la Révolution.

- Mohammad-Reza Aref (réformateur), ex-premier vice-président.

 

A noter un fait important: ont été exclu par le Conseil des Gardiens de la Constitution (puissant organe qui est chargé de juger la validité des candidatures selon leur compatibilité avec la Constitution):

- Esfandiar Rahim Mashaei, protégé du président Ahmadinejad. A 52 ans, ce diplômé en ingénierie s’est fait remarquer pour ses prises de position nationalistes et peu respectueuses du clergé chiite.

- Hachémi Rafsandjani (79 ans), proche du père fondateur de la République islamique, l’ayatollah Khomeini, élu président du Parlement dès 1980, avant d’être nommé par son mentor commandant en chef des armées durant la guerre Iran-Irak. Officiellement, son âge serait la raison principale…

Ces exclusions (surtout celle de Mashaei) démontrent que le gouvernement ne tolère plus aucune contradiction, l’élection d’Ahmadinejad ayant quasiment exclu l’Iran de la scène internationale.
 


C. Enjeu

Le Guide suprême de la Révolution islamique, Seyyed Ali Khamenei, a affirmé que «la prochaine élection présidentielle et celles des Conseils municipaux prévues le 14 juin réaliseront une autre gloire pour le peuple d’Iran».

L’enjeu de ces élections présidentielles est donc primordial pour l’Iran qui se doit de revenir sur le devant de la scène autrement que par les menaces nucléaires et les déclarations concernant Israël.



6. Ce qui va changer

Si les élections sont déjà jouées d’avance, deux scénarii peuvent avoir lieu juste après la désignation du nouveau Président.

 

A. On ne bouge pas

Le camps conservateur gagne les élections et tente de regagner les faveurs de la communauté internationale en essayant de ne pas perdre la face. Cette phase prenant du temps, la courbe du chômage ne s’inverse pas, l’inflation continue de croitre et les sanctions à l’encontre de l’Iran ne sont pas levées avant 2014-2015. La monnaie continue à se dévaluer. Ce scénario, en apparence défavorable pour le développement économique et social du pays, comporte néanmoins un avantage: la stabilité.


 

B. Printemps iranien

Le peuple iranien peut se soulever à n’importe quel moment comme cela a été le cas notamment en 2009, lors du soulèvement du «mouvement vert». Ce mouvement avait créé un mouvement de panique chez les dirigeants iraniens. La fragilisation venue de l’intérieur est donc la plus grande crainte de la part de l’Etat. L’essai de contrôle d’internet le démontre.

Un printemps iranien aurait l’avantage de (re) donner totalement la voix au peuple iranien et de rétablir des élections totalement démocratiques. Les sanctions internationales seraient assez rapidement levées. Les développements économiques et sociaux pourraient alors repartir, les produits du pétrole étant cette fois ci totalement utilisés à bon escient.

Ce scénario, en apparence favorable pour le (jeune) peuple iranien, comporte cependant plusieurs désavantages. Tout d’abord, une potentielle déstabilisation de «l’équilibre» en place ne mettrait pas seulement en jeu la stabilité du pouvoir, elle mettrait aussi en jeu la stabilité de l’Etat iranien, et de l’équilibre d’une région très fragilisée depuis le printemps arabe et la crise syrienne. Ensuite, comme cela est le cas en Egypte, des courants «ultras» islamistes pourraient prendre de plus en plus d’ampleur et laisserait craindre d’un inéluctable basculement de plusieurs pays arabe dans l’islamisme «dur».

Si les soulèvements populaires sont l’un des reflets les plus magnifiques de la démocratie, la situation iranienne est toutefois extrêmement délicate, à travers sa situation géopolitique, stratégique et économique.

Il convient donc de ne pas minimiser la situation et d’observer les prochaines semaines comme le lait sur le feu.


AGEFI - John f. plassard - Mirabaud Securities 



20/04/2013 - Vidéo: Iran et Corée du Nord - Guerre Atomique, le retour ? Ce soir (ou jamais) - (19/04/13)




16/04/2013 - Explosions de Boston: l'Iran déjà accusé?

Le suspect identifié, blessé dans les explosions de Boston, et qui est toujours hospitalisé, serait un ressortissant saoudien. Ce qui prouve, selon la télévision « Al Arabiya », que la campagne terroriste de Boston serait d’origine extérieure. Il pourrait notamment s’agir d’une action menée par Al-Qaïda, ou qui lui serait attribuée. 
Au lendemain de la fusion d’Al-Qaïda en Irak avec Jabhat Al-Nosra en Syrie, le quotidien « Asharq Al Awsat » avait accusé l’organisation mère Al-Qaïda d’être un outil entre les mains de l’Iran et de la Syrie. La fusion annoncée par l’émir de l’Etat islamique d’Irak sert en effet le régime syrien et le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki. Asharq Al Awsat a rappelé, la semaine dernière, que le chef d’Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, est réfugié en Iran, et sert ses intérêts. L’implication d’un Saoudien dans les attaques terroristes de Boston pourrait de ce fait être commanditée par Téhéran.

Mediarabe 

01/02/2013 - Nucléaire iranien: "nouvelle escalade"  selon Washington

La Maison Blanche a qualifié aujourd'hui de "nouvelle escalade" l'annonce par l'Iran d'une modernisation de l'un de ses principaux sites nucléaires et estimé qu'elle traduisait la "violation continuelle" des obligations internationales de Téhéran.
"Nous avons vu les informations selon lesquelles l'Iran dit vouloir installer des centrifugeuses avancées à Natanz. Il n'y a aucune preuve du nombre de centrifugeuses que l'Iran prévoit d'installer, ou de détails sur le programme" de cette installation, a expliqué le porte-parole du président américain Barack Obama, Jay Carney.  "Mais (cette annonce) n'est pas surprenante, étant donné les rapports réguliers de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur le développement par l'Iran de centrifugeuses avancées", a ajouté Carney lors de son point de presse quotidien.

"Toutefois, l'installation de nouvelles centrifugeuses avancées constitue une nouvelle escalade et une violation continuelle des obligations de l'Iran vis-à-vis des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et du conseil de l'AIEA", a remarqué le porte-parole. "Cela marquerait un nouvel acte de provocation de l'Iran et n'appellerait qu'un isolement plus grand" du pays.
 
L'Iran a l'intention de moderniser ses équipements sur le site de Natanz (centre). L'Iran a informé dans une lettre datée du 23 janvier que "des centrifugeuses de type IR2m seraient utilisées dans l'unité A-22" du site d'enrichissement d'uranium de Natanz.

Dans sa réponse datée du 29 janvier, l'AIEA demande plus d'informations sur cette annonce, qui intervient alors que l'Iran est sous le coup de plusieurs sanctions internationales visant entre autres son programme d'enrichissement d'uranium.
 
Les grandes puissances soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de la bombe atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que le pays dément.

La République islamique déclare enrichir de l'uranium uniquement à des fins pacifiques, jusqu'à 5% pour produire de l'électricité, ou jusqu'à 20% afin d'alimenter un réacteur de recherche fabricant des isotopes, utilisés dans le diagnostic de certains cancers.

Mais les grandes puissances craignent qu'elle pousse l'enrichissement jusqu'au niveau nécessaire pour fabriquer une arme nucléaire, soit 90%.
  
Figaro



16/12/2012 - L'Iran accuse l'Occident de préparer une guerre mondiale

Le chef d'état-major de l'armée iranienne a mis les Occidentaux en garde samedi contre le déploiement de batteries de missiles Patriot dans le sud de la Turquie. L'opération prépare le terrain à une «guerre mondiale», a-t-il dit.

«Les pays occidentaux, en cherchant à installer des Patriot à la frontière turco-syrienne, ourdissent des plans pour une guerre mondiale. C'est très dangereux pour l'humanité et même pour l'avenir de l'Europe», a déclaré le haut responsable militaire, cité par l'agence Isna.
L'Otan a autorisé la semaine dernière le déploiement, à la demande d'Ankara, de batteries de Patriot pour renforcer ses défenses aériennes contre d'éventuels tirs de missiles syriens. Au total, six batteries de missiles antimissile seront envoyées par les Etats-Unis, l'Allemagne et les Pays-Bas.
Nouvelle formation de l'opposition

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, réunis à Bruxelles, ont par ailleurs déclaré vendredi que toutes les options étaient à l'étude pour soutenir l'opposition syrienne.

Certains membres de l'opposition ont annoncé samedi à Amman la formation d'un «Rassemblement national libre», destiné à «préserver les institutions de l'Etat» après la chute du régime du président syrien Bachar al-Assad.

La direction de ce Rassemblement, constituée de sept personnalités, sera basée à Doha et dirigée par l'ancien Premier ministre syrien Riad Hijab, ayant fait défection avec sa famille en Jordanie en août.

Appel à l'ONU

De son côté, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a appelé samedi la responsable des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, en visite à Damas, à intervenir pour la levée des sanctions contre son pays.

M. Mouallem, cité par l'agence officielle Sana, a affirmé à Mme Amos que les sanctions économiques imposées à la Syrie par les Etats-Unis et l'Union européenne étaient «responsables des souffrances endurées par les citoyens syriens», demandant que l'ONU intervienne pour «les faire annuler».

Bombardements sur Damas

Sur le terrain, l'aviation syrienne a bombardé samedi des positions tenues par les insurgés à l'est de Damas tandis que l'artillerie pilonnait une zone située au sud-ouest de la capitale syrienne, a-t-on appris auprès d'opposants.

Des chasseurs de l'armée de l'air ont visé la route menant à l'aéroport international. Des roquettes se sont abattues sur d'autres secteurs contrôlés par les insurgés. Dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, dans le sud de Damas, des activistes ont fait état de violents affrontements entre les rebelles et des miliciens palestiniens pro-Assad.

Assaut meurtrier

Par ailleurs, les rebelles ont pris près d'Alep (nord) le contrôle des deux tiers d'une des plus grandes académies militaires du pays, qu'ils assiégeaient depuis trois semaines, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un groupe basé à Londres et proche de l'opposition. Les combats ont fait plus de 40 morts dans les rangs des insurgés et de l'armée, selon l'OSDH.

Parmi les victimes figure le colonel déserteur Abou Fourat, un des dirigeants de Liwa al-Tawhid, l'une des principales brigades rebelles d'Alep (nord), a annoncé sa brigade sur sa page Facebook.

Montant en première ligne avec ses hommes sur les fronts les plus dangereux d'Alep, notamment ceux de Salaheddine et de Seif al-Dawla, il était également en charge des opérations militaires au sein de cette importante brigade, liée aux Frères musulmans.

Au total, l'OSDH, qui affirme s'appuyer sur un réseau d'informateurs à travers le pays, a recensé près de 120 morts samedi. (ats/Newsnet)

19/11/2012 - Gaza: Déstabiliser le Moyen-Orient afin d'attaquer l'Iran?

Après ses raids aériens sur Gaza, Israël se dit prêt à lancer ses troupes. Rarement depuis 1973 et la guerre du Kippour lorsque l'Egypte et la Syrie avaient pris la tête d'une coalition pour attaquer Israël, le conflit qui oppose l'Etat hébreux aux Palestiniens n'avait présenté une telle menace de déstabilisation pour le Moyen-Orient. 
Tout a commencé avec les tirs de roquettes sur Israël du Hamas qui, depuis 2007, contrôle la bande Gaza après en avoir chassé les forces du Fatah, fidèles au président palestinien, Mahmoud Abbas. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a alors lancé l'opération « Pilier de défense » marquée par des raids aériens sur Gaza qui ont fait depuis mercredi dernier plus d'une soixantaine de victimes. Pour la première fois, des missiles à longue portée lancés depuis Gaza - apparemment des Fajr-5 fournis par l'Iran - sont parvenus à atteindre Tel-Aviv et Jérusalem. Sans faire néanmoins de victimes. En revanche, trois Israéliens ont été tués jeudi dans le sud du pays.

Dimanche, le conflit entrait dans une nouvelle phase, celle de l'incertitude : soit la trêve que Benyamin Netanyahu pourrait accepter si les tirs de roquettes s'arrêtent ; soit l'invasion terrestre dans la bande de Gaza par Israël, qui a massé des troupes et mobilisé jusqu'à 75.000 réservistes. Mais ce dernier choix est à très haut risque. Pour le Hamas, qui a relancé le conflit quelques jours avant la demande à l'ONU, par son rival Abbas, de reconnaissance comme observateur de la Palestine, mais qui a déjà enregistré la destruction de plus de 1.000 sites et a perdu mercredi son chef des opérations militaires Ahmad Jaabari, tué dans un raid.

Pour Israël, la répétition d'une opération comme celle de « Plombs durcis » pourrait, comme en 2008-2009, ne pas atteindre ses objectifs tout en touchant la population civile dans ce minuscule territoire de 1,8 million d'habitants. Car il y a un véritable piège de l'histoire. En durcissant l'action avant les élections anticipées du 22 janvier, Benyamin Netanyahu fait appel à l'unité nationale et renforce ses chances d'être réélu avec une majorité plus confortable. Mais il prend le risque d'embraser plus largement le conflit. Car le contexte géopolitique, après les printemps arabes et l'arrivée au pouvoir en Egypte des Frères musulmans, n'est pas celui de 1973, ni même de 2008-2009. Et le monde arabe et musulman pourrait, lui aussi, retrouver un semblant d'unité contre Israël.

Certains redoutent une implication du Hezbollah au Liban, voire du Syrien Bachar al-Assad pour détourner l'attention de sa guerre civile. Sans parler de l'Iran, qui tente toujours de s'immiscer dans les affaires du monde arabe. Reste qu'hier soir encore la diplomatie tentait de jouer la pause avec en première ligne, bien entendu, l'Egypte et la Ligue arabe, mais aussi les Etats-Unis ou la France. Laurent Fabius a rencontré ainsi, hier, à Jérusalem son homologue israélien Avigdor Lieberman. « La guerre doit être évitée, et peut être évitée », a-t-il dit. Pourvu qu'il soit entendu. Mais on est aujourd'hui en tout cas plus loin que jamais de la relance du processus de paix… 

Les echos



06/11/2012 - Nétanyahou se dit "prêt" à déclencher une attaque contre l'Iran

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, s'est déclaré "prêt, s'il le faut" à déclencher une attaque contre les sites nucléaires iraniens, dans une interview lundi 5 novembre au soir à la télévision israélienne. Cette interview a été diffusée à la veille de l'élection présidentielle aux Etats-Unis alors que M. Nétanyahou a pressé, en vain, ces dernières semaines, l'administration Obama de fixer une "ligne rouge" au régime de Téhéran afin d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.
"Je suis bien sûr prêt, s'il le faut, à presser sur le bouton" pour lancer une attaque contre les installations nucléaires de l'Iran, a déclaré M. Nétanyahou à la chaîne de télévision israélienne Channel 2, en parlant d'une attaque conventionnelle et non nucléaire. Le premier ministre répondait à une journaliste qui lui avait demandé : "Etes-vous vraiment prêt à presser sur le bouton ?" pour attaquer l'Iran. "J'espère que ce ne sera pas le cas. En fin de compte, la responsabilité repose sur le premier ministre, et tant que je serai premier ministre, l'Iran n'aura pas l'arme nucléaire. S'il n'y a pas d'autre moyen, Israël est prêt à agir", a insisté M. Nétanyahou.

REFUS DE L'ARMÉE

Plus tôt dans la journée, un documentaire programmé lundi par Channel 2 a révélé que le premier ministre  et son ministre de la défense, Ehoud Barak, se sont heurtés en 2010 à un refus des deux principaux responsables de la sécurité sur une possible attaque contre les sites nucléaires iraniens.

D'après cette enquête, dont des extraits ont été diffusés dans la matinée, le général Gabi Ashkenazi, alors chef d'état-major des forces armées, et Meir Dagan, qui dirigeait à cette époque le Mossad, les services de renseignement israéliens, auraient soulevé des objections à l'ordre donné par Nétanyahou et Barak de placer l'armée en alerte de type "F-Plus", signifiant la possibilité d'une opération imminente.

ERREUR STRATÉGIQUE

Interviewé dans le cadre de l'enquête, Ehoud Barak rapporte les propos de Gabi Ashkenazi sur le fait que Tsahal n'avait pas la capacité opérationnelle de mener avec succès une frappe contre le programme nucléaire iranien, soupçonné de dissimuler un projet de conception et de fabrication de la bombe atomique. Le général Ashkenazi aurait également confié à des proches que même si l'armée israélienne était en mesure de mener une telle attaque l'entreprendre constituerait une erreur stratégique.

Lors de cette réunion de 2010 avec la direction politique d'Israël, le chef d'état-major aurait aussi fait valoir que le simple fait de relever le niveau d'alerte des forces armées était susceptible de déclencher des réactions en chaîne potentiellement incontrôlables. De son côté, Meir Dagan, qui depuis son départ de la direction du Mossad a publiquement exprimé son opposition à une attaque unilatérale contre l'Iran, aurait accusé lors de cette même réunion Nétanyahou et Barak de vouloir déclencher une guerre sans autorisation du conseil des ministres.

Le monde


02/11/2012 - L'Iran pourrait acheter pour 13 mds USD d'armes russes (expert)

L'Iran est prêt à acheter à la Russie des armes et du matériel de guerre pour un montant de 11 à 13 milliards de dollars, a annoncé vendredi (19 octobre) le directeur du Centre d'analyse du commerce mondial d'armes Igor Korotchenko.

"L'Iran est voué à devenir un partenaire évident de la Russie. Ce pays est prêt à acheter prochainement des armes russes pour un montant de 11 à 13 milliards de dollars", a déclaré M. Korotchenko au terme d'une table ronde consacrée aux problèmes du Proche et Moyen Orient, qui s'est déroulée vendredi à RIA Novosti.

L'expert estime que le Conseil de sécurité de l'ONU a décrété les sanctions anti-iraniennes sous la pression des Etats-Unis.

"Ces sanctions ne frappent toutefois pas l'exportation d'armements défensifs - notamment de systèmes anti-aériens - vers l'Iran, ce qui a été reconnu par le département d'Etat américain", a souligné l'expert, ajoutant que la Russie était libre de livrer à l'Iran des armements non interdits.

Le vice-premier ministre chargé du complexe militaro-industriel russe Dmitri Rogozine a pour sa part souligné jeudi que le contrôle établi en Russie sur les exportations d'armes était plus rigoureux que dans de nombreux autres pays.

M. Rogozine a rappelé que Moscou avait renoncé à livrer à l'Iran des missiles sol-air S-300, même si cette arme n'était soumise à aucune sanction internationale.

Suite à la résiliation du contrat portant sur les S-300, Téhéran a déposé une plainte contre la Russie qui risque désormais d'être condamnée à payer des milliards de dollars de manque à gagner.

Selon les informations disponibles au 1er octobre, les ventes russes d'armes et du matériel de guerre en 2012 ont atteint 10,7 milliards de dollars.

Ria novosti


01/11/2012 - L'attaque d'Israël sur l'Iran repoussée  vers le printemps/été 2013?

Une crise immédiate a été évitée lorsque l'Iran a décidé cet été d'utiliser plus d'un tiers de son uranium moyennement enrichi à des fins civiles, a déclaré le ministre israélien de la Défense aujourd'hui au quotidien britannique Daily Telegraph.

Téhéran est revenu sur ses ambitions de se doter de l'arme nucléaire, a dit Ehoud Barak, avertissant toutefois que son pays pourrait encore décider de lancer une offensive militaire contre l'Iran l'an prochain. Cette décision "a permis d'envisager de repousser le moment de vérité de huit à dix mois", a-t-il déclaré, citant trois explications possibles à ce choix iranien.

"La discussion publique entre les États-Unis et Israël sur une éventuelle attaque de l'Iran (a pu) dissuader Téhéran d'avancer un peu plus", explique-t-il d'abord. Il évoque ensuite une manoeuvre diplomatique visant à "gagner du temps" en pleine campagne présidentielle américaine. Enfin, "cela pourrait être une manière de dire à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) 'nous nous conformons à vos exigences'".

Interrogé sur le fait qu'une crise ait pu éclater si Téhéran n'avait pas consacré un tiers de son uranium moyennement enrichi à des fins autres que militaires, Ehoud Barak a dit que celle-ci se serait "probablement" déclenchée. "Nous pensons tous que les Iraniens sont déterminés à devenir une puissance nucléaire (...) et sommes déterminés à l'en empêcher (...) toutes les options sont sur la table", a-t-il répondu, ajoutant qu'Israël se réservait le droit d'intervenir seul. "Lorsqu'il est question de notre sécurité et dans un sens du futur d'Israël, nous ne pouvons déléguer la responsabilité de telles décisions, même à de nos plus fidèles alliés."

Les Occidentaux soupçonnent la République islamique, qui s'en défend vigoureusement, de chercher à se doter secrètement d'un arsenal atomique sous couvert d'un programme énergétique nucléaire civil. 

Reuters et figaro


02/10/2012 - Israël détruira le monde si sa survie est menacée?

En septembre 2003, dans une interview à l'hebdomadaire néerlandais Elsevier, à propos d'Israël et des dangers que représentent l'Iran, l'historien et théoricien militaire israélien Martin van Creveld déclare :

« Nous possédons plusieurs centaines de têtes nucléaires et de missiles, et avons les capacités de les lancer contre des cibles dans n'importe quelle direction, peut-être même jusqu'à Rome. La plupart des capitales européennes sont des cibles atteignables par nos forces aériennes (...). 
Nous avons la capacité de démolir le monde si on nous démoli. Et je peux vous assurer que ça se passera avant qu'Israël ne disparaisse. »

Wikipedia


Les experts politiques ont déclaré à Press TV, qu'Israël est le seul régime au monde à menacer de détruire le monde entier, dans un Armageddon nucléaire, si son existence est en danger.
 
Mark Glenn du "Mouvement de la Solidarité du Croissant et de la Croix", a critiqué l'arsenal atomique d'Israel, avant d'ajouter que ce dernier est le seul régime à avoir menacé de détruire le monde entier, dans un Armageddon nucléaire.  Il a ajouté qu'aucun régime n'avait menacé, jusqu'à présent, que dans le cas de la mise en danger de son existence, il détruirait le monde entier. Mark Glenn a souligné que même Martin Van Creveld, l'éminent professeur militaire israélien, en évoquant l'ambition militaire de Tel-Aviv, a martelé qu'Israël  a visé par des centaines d'armes nucléaires des objectifs, dans toutes les directions, pour la plupart, vers les capitales européennes, et qu’il est  totalement prêt à détruire le monde entier, si son existence est en danger.

Irib - Mai 2012


Extrait de l'interview "Menace d'extermination" - Laitman - Novembre 2000

Même maintenant, après la Shoah, après ce qu'Il nous a fait, après qu'Il nous a fait retourner sur notre terre où nous avons la possibilité de construire le Troisième Temple à l'endroit de El Aksy, même maintenant nous essayons de nous détourner de notre mission que nous ne pouvons remplir que sur cette terre.

Notre capitulation vis à vis des ennemis aura pour conséquence, d'après les lois globales de l'univers, et le but suprême de la création, que nous ferons l'objet de pressions au moyen de méthodes de plus en plus cruelles. Nous ne voulons pas remplir notre mission de bon gré, nous y serons poussés de force au moyen de nos ennemis, par la pression de l'humanité, cela peut aller jusqu'à exil total.

Y a-t-il un moyen pour se délivrer de ce piège ? 

Bien sur. Mais je préviens, c'est la seule porte de sortie, et il faut l'utiliser sans attendre si nous voulons survivre et non pas être noyés dans notre sang. Aujourd'hui, alors que le processus de capitulation bat son plein, alors que l'armée est paralysée, que le chef du gouvernement est paralysé, que le peuple est démoralisé, nous devons néanmoins faire le maximum d'efforts pour tout changer radicalement.

...Dans le cas contraire, ce sera la destruction d'Israël, une destruction terrifiante.

Nous devons avertir le monde que nous resterons sur cette terre pour construire le Troisième Temple pour toutes les Nations. Il nous reste des forces et la possibilité de résister. Si nous ne les utilisons pas aujourd'hui, il sera trop tard ensuite. Nous devons montrer au monde que nous ne nous laisserons pas si facilement exterminer, même menacer d'employer l'arme nucléaire.

Nous sommes acculés contre un mur, - je ne reviens pas sur le fait que nous nous sommes bien évidemment mis tous seuls contre ce mur -, mais cette situation est l'œuvre d'autres qui ont les coudes enfoncés dans notre sang. La seule chose qui peut nous sauver, c'est un désir passionné de survivre, la compréhension de tous les obstacles et une représentation précise de notre futur au cas nous n'utiliserions pas cette dernière possibilité.(...) Ne vous bercez pas de l'illusion qu'il sera possible de fuir et de se cacher quelque part : dès qu'Israël sera envahie par les Arabes, dès qu'une guerre sanglante commencera, une vague de haine se déchaînera contre les Juifs partout dans le "monde éclairé" (en Amérique, ce sera encore pire).

Il n'est possible d'être sauvés qu'ici, en Israël, et de sauver tous les Juifs sur la terre, mais il faut le faire, et le plus vite possible. Le salut ne consiste qu'à prendre conscience de la tache qui nous a été impartie. Les prophètes le disent, dès qu'Israël souhaitera élever le Troisième Temple, les nations du monde porteront eux-mêmes les fils d'Israël sur leurs épaules à Jérusalem et tous les aideront à le faire. 


23/09/2012 - Attaquer l'Iran déclencherait une 3eme guerre mondiale, selon l'armée iranienne

Un commandant des Gardiens de la Révolution, l'armée d'élite du régime iranien, a assuré qu'une attaque d'Israël sur l'Iran déclencherait «une troisième guerre mondiale», mettant en garde contre une possible frappe «préventive» de Téhéran en cas de préparatifs israéliens.
Si Israël et l'Iran s'opposaient militairement, «cela deviendrait une troisième guerre mondiale», a déclaré le général Amir Ali Hajizadeh, chef de l'armée de l'air, à la chaîne iranienne en langue arabe Al-Alam.

Si une attaque israélienne semblait imminente, «il est possible que nous menions une attaque préventive. Mais nous ne voyons pas cela pour le moment», a déclaré M. Hajizadeh, qui est en chargé des forces missilières.

Des dirigeants israéliens menacent régulièrement de mener des frappes contre les installations nucléaires iraniennes pour empêcher le pays de se doter de l'arme atomique, même si Téhéran insiste sur le caractère civil de son programme controversé.

Israël, considéré comme l'unique détenteur de l'arme nucléaire dans la région, estime que le programme nucléaire iranien représente une menace pour son existence.

En cas d'attaque israélienne, que les États-Unis aient ou non donné leur feu vert, les Iraniens «attaqueront les bases américaines à Bahreïn, au Qatar et en Afghanistan», a ajouté M. Hajizadeh.

Israël «ne peut pas imaginer (la) réponse (iranienne) -- et subira des dommages lourds», a-t-il ajouté, en évoquant un «prélude à sa disparition».

Samedi, le général Mohammad Ali Jafari, commandant en chef des Gardiens de la révolution, avait estimé que la guerre d'Israël contre l'Iran «(finirait) par arriver» et que son pays était prêt à cette confrontation qui provoquerait la destruction de l'État hébreu.

C'était la première fois qu'un haut responsable iranien reconnaissait officiellement la possibilité d'un conflit armé avec Israël, ennemi juré de Téhéran, dont les dirigeants avaient jusqu'à présent qualifié de bluff les menaces israéliennes sur des frappes.

«La stratégie défensive (de l'Iran) est basée sur l'hypothèse que nous allons nous engager dans une guerre, une bataille massive contre une coalition mondiale menée par les États-Unis», a par ailleurs déclaré dimanche l'adjoint du général Jafari, le général Hossein Salami, à l'agence Fars.

Il a précisé que la République islamique avait mené des préparatifs pour «écraser» l'«ennemi», en frappant ses «bases dans la région, la sécurité du régime sioniste (Israël, ndlr) et le marché énergétique, de même que les vies des forces ennemies».

Néanmoins, il a souligné: «Nous ne commencerons pas une guerre. Mais si quelqu'un nous déclare la guerre, nous lancerons des offensives continues».


AFP


22/09/2012 - La guerre d'Israël contre l'Iran "finira par arriver"...

La guerre d'Israël contre l'Iran "finira par arriver", a déclaré samedi le général Mohammad Ali Jafari, commandant en chef des Gardiens de la révolution (Pasdaran), affirmant que son pays était prêt et détruirait l'Etat hébreu.

"La guerre finira par arriver mais il n'est pas certain quand et où elle aura lieu", a dit le chef de l'armée d'élite du régime islamique, cité par les agences Isna et Fars.

"Cette tumeur cancéreuse qu'est Israël cherche à lancer une guerre contre nous. Mais on ne sait pas quand elle se produira. Ils (les Israéliens) considèrent désormais la guerre comme le seul moyen de nous affronter, mais ils sont tellement stupides que leurs maîtres (les Etats-Unis) devraient les stopper", a ajouté le général Jafari.

"S'ils commencent (l'agression), cela conduira à leur destruction", a-t-il encore déclaré.

Israël a menacé à plusieurs reprises de frapper les sites nucléaires iraniens si les sanctions et les efforts diplomatiques ne parvenaient pas à convaincre Téhéran de cesser ses activités nucléaires sensibles.

Vendredi, l'Iran a mis en garde l'Etat hébreu et son allié américain contre toute attaque, assurant que sa réponse serait "immédiate".


NouvelObs


09/09/2012 - Israel menace l'Iran d'utiliser la bombe éléctromagnétique

Israël réfléchirait à lancer une impulsion électromagnétique (IEM) sur l'Iran pour paralyser l'ensemble de ses réseaux de transports et de communications, et arrêter ainsi le développement de son programme nucléaire, a affirmé dimanche le Sunday Times.
Le journal cite le spécialiste américain des questions de défense Bill Gertz qui, le 29 août, dans sa chronique vidéo sur le site conservateur The Washington Free Beacon, a fait part "d'inquiétudes croissantes" rapportées par les services secrets américains "sur le déclenchement par Israël d'une frappe sur l'Iran grâce à une explosion nucléaire en haute altitude destinée à perturber tous les appareils électroniques du pays".

Récemment encore, un auteur américain, Joe Tuzara, a écrit dans le journal de droite israélien Israel National News que l'accélération du développement d'armes nucléaires par l'Iran pourrait déclencher une attaque préventive d'Israël à l'IEM. "L'explosion ne créerait ni souffle ni radiation au sol, mais l'approvisionnement en nourriture se tarirait et les communications deviendraient pratiquement impossibles, ce qui aboutirait à un effondrement économique", écrit-il.

De son côté, Uzi Rubin, qui avait collaboré au développement du bouclier antimissiles d'Israël, observe dans le Sunday Times "qu'il est hors de question d'utiliser un engin nucléaire, même pour un usage non létal comme une IEM". "Il y a des méthodes pour créer une IEM depuis le sol", ajoute-t-il cependant.

Le potentiel destructeur des IEM, une onde de choc puissante créée par l'interaction entre l'explosion et le champ magnétique terrestre, a été constaté dans les années 1950 et 1960 comme effet secondaire d'explosions nucléaires à haute altitude. Il est également possible d'en produire une à partir d'un générateur de micro-ondes, au sol.

Le monde


08/09/2012 - Les marines américaine, britannique et française vont s’entraîner au large du détroit d’Ormuz

Du 16 au 27 septembre, des bâtiments de 25 pays vont participer, au large des côtes iraniennes du golfe Persique, à un exercice naval. 3 porte-avions américains y participeront. Cet exercice comprendra un volet déminage à grande échelle, simulant le nettoyage du détroit d’Ormuz après une supposée tentative iranienne de bloquer le transit des pétroliers par ce point stratégique.
Pendant la durée de l’exercice, 3 porte-avions américains seront présents dans la région : l’USS Stennis, l’USS Enterprise et l’USS Dwight D. Eisenhower.

Des bâtiments britanniques et français rejoignent actuellement la région pour participer à cet important exercice auquel participeront aussi les marines saoudienne et émiratie.

Outre l’entraînement aux tactiques destinées à maintenir le détroit ouvert, l’exercice vise à entraîner les participants à la destruction des bases navales, aériennes et de missiles iraniennes dans la région du golfe Persique.


Corlobe - Dekba



21/08/2012 - L'État israélien prépare son peuple à une guerre contre l'Iran

Israël vit avec cette peur quotidienne : et si l'Iran disposait de la puissance nucléaire... Ces derniers jours, le climat dans le pays de Shimon Peres s'est particulièrement dégradé, des rumeurs d'une frappe israélienne sur le territoire iranien gagnant la une des médias.

Un climat fébrile s'est installé depuis une dizaine de jours en Israël, entretenu par les déclarations quotidiennes dans les médias de responsables politiques et d'analystes «pour» ou «contre» une opération israélienne visant l'Iran. Avec ou sans l'aval des États-Unis, avec ou sans leur assistance.

Masques à gaz, SMS d'alerte en cas de tirs


Cette inquiétude ambiante est renforcée par la distribution massive de masques à gaz à la population, par la vérification du bon fonctionnement d'un système d'alerte via SMS (envoyés en cas de tirs de missiles ou roquettes) et par des spéculations sur le nombre de victimes israéliennes en cas de représailles iraniennes. Autre élément renforçant le climat de tensions, cette fois-ci sur la scène politique, la Knesset (Parlement) a entériné, jeudi, la nomination d'Avi Dichter, considéré comme partisan d'une ligne dure sur le dossier iranien, à la tête de la Défense passive, un ministère crucial en cas de guerre. Cet ancien patron du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, a affirmé qu'Israël «devait se doter de capacités d'attaque» en cas d'offensive contre les installations nucléaires iraniennes. Sa position tranche avec celle d'ex-hauts responsables du ShinBeth et du Mossad (contre-espionnage) ou des Renseignements militaires, qui ont exprimé leur opposition à une attaque israélienne menée sans l'accord des États-Unis. Le président Shimon Peres a, d'ailleurs, provoqué une polémique en déclarant, jeudi, qu'il était «clair» qu'Israël ne pouvait attaquer l'Iran sans l'aide des États-Unis.

Une stratégie à destination des États-Unis

Israël est donc bien sous tension. Une situation qu'a dénoncé l'ancien chef des renseignements militaires, Uri Saguy, ce week-end, dans le quotidien Haaretz: «Il y a une hystérie orchestrée et dont le timing a été planifié pour placer le pays dans un état d'anxiété, artificiel ou non». La multiplication des déclarations publiques sur l'Iran a pour but, en plus de préparer l'opinion publique aux conséquences d'une éventuelle frappe, de pousser l'administration américaine à davantage de clarté sur le sujet, estime Denis Charbit, professeur à l'Université de Tel-Aviv.


Le Télégramme.com


11/08/2012 - L'Iran attaqué avant la fin de l'année?

Une possible attaque militaire de l'État hébreu sur les infrastructures nucléaires de l'Iran faisait de nouveau les gros titres de la presse israélienne vendredi, au lendemain de déclarations du ministre de la Défense Ehud Barak qualifiant cette éventualité d'"urgente". 
Le quotidien à gros tirage Yediot Aharonot titrait "Netanyahu et Barak déterminés à attaquer l'Iran à l'automne". Selon Nahum Barnea et Shimon Shiffer, deux plumes historiques du journal, si le Premier ministre Benyamin Netanyahou et M. Barak pouvaient décider seuls, ils lanceraient une attaque "au début de l'automne, même avant les élections américaines" prévues en novembre. "Le fait que ces deux personnalités (...) sont déterminées à prendre cette décision est très important", écrivent-ils.

"Il n'en reste pas moins qu'aucun responsable - ni de l'armée, ni dans les milieux de la défense, pas même le président - ne soutient l'idée d'une attaque israélienne", soulignent-ils toutefois. Le quotidien Haaretz ouvre, quant à lui, son édition du week-end par les mises en garde d'un responsable qui estime, sous le couvert de l'anonymat, qu'Israël est encore plus en danger qu'à la veille de la guerre de 1967. "Le couteau sous notre gorge est maintenant plus affûté qu'avant la guerre des Six Jours", affirme-t-il. Le Maariv fait sa une sur un sondage révélant que 37 % des Israéliens pensent qu'un Iran nucléaire pourrait conduire à un "deuxième Holocauste".

M. Netanyahou a prévenu que des armes de destruction massive aux mains des "ayatollahs iraniens" pourrait mener à "un autre génocide", tandis que le président Shimon Peres a estimé que son homologue iranien Mahmud Ahmadinejad "menaçait d'une nouvelle Shoah", le mot hébreu signifiant holocauste. Israël, seule puissance nucléaire - officieuse - de la région, estime que son existence serait menacée si Téhéran disposait de la bombe atomique. L'Iran nie que son programme nucléaire ait des visées militaires, comme l'en accusent également les Occidentaux. Les États-Unis, à l'approche de la présidentielle, privilégient le renforcement des sanctions contre Téhéran et de récentes visites de responsables américains dans l'État hébreu laissent penser que Washington tente de dissuader Israël de lancer une attaque.

AFP


11/07/2012 - Khamenei appelle son peuple à se préparer à la guerre?

Le chef spirituel iranien, l'ayatollah Ali Khamenei a appelé la population du pays pour la première fois à se préparer à la guerre et à la fin du monde. Ce message a été fait dans une déclaration récente aux Iraniens. Khamenei a également exhorté les fidèles à attendre l'arrivée de l'Imam Mahdi. Dans la croyance chiite, il devrait venir au jour du jugement pour sauver le monde et la création d'un ordre mondial islamique.
Khamenei a déclaré que le devoir des Iraniens - « se préparer à l'arrivée du grand chef ». « Sous la direction d'Allah et avec Son aide invisible, nous ferons de sorte que la civilisation islamique l'emportera dans le monde. C'est notre destin » a déclaré l'ayatollah.
Selon des rapports publiés par les médias iraniens récemment, les autorités distribuent une brochure « Les six derniers mois » parmi ses soldats, en les encourageant à se préparer à l'arrivée de l'imam et l'opposition a l'Occident qui gagne une puissance nucléaire.

Voix de la Russie


03/07/2012 - L'Iran prépare un projet de loi pour fermer le détroit d'Ormuz en réponse aux sanctions de l'UE

Un député iranien a déclaré lundi que la Commission sur la sécurité nationale et la politique étrangère du Majlis iranien (parlement) a préparé un projet de loi prévoyant la fermeture du détroit d'Ormuz dans le Golfe persique en réponse au récent embargo sur le pétrole iranien décidé par l'Union européenne (UE), a rapporté l'agence de presse officielle IRNA.

Ebrahim Agha-Mohammadi a déclaré que la commission a préparé un projet de loi qui appelle le gouvernement à empêcher les pétroliers transportant le pétrole brut vers les pays appliquant les sanctions contre la République islamique de traverser le détroit d'Ormuz.
Ce projet de loi est une réponse aux sanctions adoptées par l'UE contre la République islamique, a expliqué M. Agha-Mohammadi.

Le député iranien a indiqué que le projet de loi avait été signé par 100 des 290 députés du parlement dimanche, a rapporté IRNA.

Le projet de loi sera "bientôt" présenté lors d'une session ouverte du Majlis, a poursuivi le député.

L'affirmation de sa souveraineté sur ses eaux est la dernière mesure pouvant être prise par la République islamique face à une action "injuste" telle qu'un embargo sur le pétrole contre le pays, a ajouté le député.

Des officiels de l'armée et du gouvernement iranien ont déjà menacé d'utiliser tous les leviers, notamment le détroit d'Ormuz, si l'occident intensifiait ses sanctions contre les activités nucléaires controversées de Téhéran et que cela avait un impact sur les exportations et les intérêts du pays.

L'Iran affirme ne pas développer d'armes nucléaires, comme le pensent les Etats-Unis et l'UE, et insiste sur le fait que son programme nucléaire n'a que des fins "pacifiques".

En janvier, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont approuvé les nouvelles sanctions contre Téhéran, qui empêche ses Etats-membres d'acheter du pétrole brut à l'Iran. Les sanctions sont entrées en vigueur dimanche.

Washington a imposé de nouvelles sanctions jeudi dernier, qui visent les institutions financières de tous les pays achetant du pétrole iranien. Cependant, 20 économies sont exemptes de ces sanctions pendant une période de 180 jours.

Radio Chine Internationale



02/07/2012 - Les pourparlers avec l’Iran à deux doigts du précipice?

Le problème avec la stratégie de la corde raide, telle qu’elle est actuellement pratiquée dans le cadre des discussions sur le programme nucléaire de l’Iran, c’est qu’il est très facile de tomber dans le précipice. Lors des deux premiers cycles de négociations entre l’Iran et le groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, plus l’Allemagne), à Istanbul en avril et à Bagdad en mai, les deux parties trébuchaient au bord du gouffre. 
Aujourd’hui, après la troisième série de négociations à Moscou, elles ne tiennent plus que par le bout des doigts.

Aucune des parties n’a accepté de compromis sur les questions essentielles. Elles ont convenu – tout juste – de tenir une réunion d’experts début juillet, mais personne ne s’attend à ce que celle-ci débouche sur le moindre résultat. À cette date, de nouvelles sanctions européennes et américaines sur les exportations de pétrole iranien entreront en vigueur, tandis que le Congrès américain, où des voix influentes affirment que les négociations sont arrivées à leur terme, demandent que les sanctions soient renforcées. L’option militaire est toujours envisagée par Israël et les craintes vont croissant concernant la possibilité, en cette année d’élection présidentielle américaine politiquement chargée, que l’escalade ne puisse être contenue.

Même si les positions des deux parties ne sont plus aussi éloignées aujourd’hui qu’elles l’étaient précédemment, leurs demandes fondamentales se sont révélées inconciliables. Les grandes puissances insistent sur trois points cruciaux. Premièrement, l’Iran doit cesser l’enrichissement de l’uranium à 20 % (soit le niveau nécessaire au fonctionnement des réacteurs de recherche nucléaires, mais en termes pratiques, peu éloigné du taux nécessaire à la fabrication d’une arme atomique). Deuxièmement, l’Iran doit échanger ses réserves d’uranium enrichi à 20 % contre du combustible nucléaire pour son réacteur de recherche médicale de Téhéran ou pour tout autre usage pacifique avéré. Enfin, l’Iran doit fermer son usine souterraine d’enrichissement hautement protégée de Qom-Fordow, dans le centre du pays.

En échange de ces concessions, aucune nouvelle sanction ne serait imposée et l’importation par l’Iran de pièces détachées d’avions serait facilitée. Mais l’Iran veut plus : à tout le moins, la reconnaissance de son « droit inaliénable à enrichir » de l’uranium, aucune fermeture des installations existantes, et la levée d’une partie significative des nombreuses sanctions qui le visent (pour le non-respect des résolutions du Conseil de sécurité lui enjoignant de suspendre toute activité d’enrichissement d’uranium).

Plusieurs points sous-jacents, finement analysés dans un rapport publié ce mois-ci par l’International Crisis Group, renforcent l’impasse actuelle. Du côté du groupe 5+1, les représentants américains et leurs partenaires européens sont persuadés que l’Iran subit les sanctions de plein fouet, que le pays est incapable d’en supporter de nouvelles et qu’il s’inquiète vraiment de l’éventualité des frappes militaires israéliennes imminentes.

Mais l’Iran estime de son côté que l’Occident – dans le contexte des troubles économiques en Europe et de la campagne du président Barack Obama en vue de sa réélection – cherche à tout prix à éviter un conflit qui ferait flamber le cours du brut. Les dirigeants iraniens se sentent confortés dans leur position par les nouvelles installations et le stock d’uranium dont dispose le pays, et même si les sanctions sont douloureuses, trop de fierté est en jeu pour qu’ils s’inclinent devant elles.

La réalité est que chacune des parties exagère à la fois ses atouts et les faiblesses de l’adversaire. Les grandes puissances en particulier sous-estiment la résilience de l’Iran, tandis que l’Iran surestime la capacité des États-Unis, en une année électorale, à contenir l’éventuel aventurisme militaire israélien. Une correction de leurs positions respectives s’impose.

Il ne fait aucun doute que l’Iran – compte tenu de sa culture du secret et de la dissimulation – mérite l’hostilité et la profonde méfiance que son programme nucléaire continue à susciter. Mais le point de vue le plus répandu au sein des experts du renseignement et de la sécurité est que l’Iran, aussi désireux soit-il de posséder la capacité nucléaire lui permettant de construire une arme atomique similaire à celle dont s’est doté le Japon, a encore du chemin à faire pour assembler une ogive nucléaire opérationnelle et n’a de toute façon pas décidé de suivre cette voie. En fait, les autorités iraniennes, après avoir pesé le pour et le contre, ont de bonnes raisons pour ne pas franchir la ligne rouge.

Mais ces évaluations se révéleront naïves à moins que l’Iran ne suspende, au minimum et de manière vérifiable, l’enrichissement au-delà de 5 %, n’utilise pas son stock d’uranium enrichi à 20 % à des usages militaires et réponde aux préoccupations concernant le site de Fordow en modifiant sa finalité et en l’ouvrant à des inspections.

En échange, le groupe 5+1 doit être prêt à revoir ses demandes fondamentales actuelles, quelles que soient les difficultés politiques qui en découlent, en particulier pour Obama en cette année électorale. Les grandes puissances doivent clairement reconnaître que l’Iran a le droit, en vertu du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, d’enrichir de l’uranium à des fins pacifiques – qu’on apprécie ou non ce fait, ou qu’il s’agisse ou non d’une bonne politique. Et, plus important encore, le groupe 5+1 doit être déterminé non seulement à récuser de nouvelles sanctions, mais également à lever les sanctions existantes dès que l’Iran aura pris les mesures raisonnables demandées par les Occidentaux.

Cette approche ne signifie pas conclure un pacte avec le diable, mais reconnaître que la situation actuelle n’est pas viable, qu’un affrontement incendiaire est plus proche que nous ne le pensons et qu’une catastrophe ne peut être évitée que grâce à une diplomatie réaliste et pondérée qui a cruellement fait défaut jusqu’à présent.

Gareth EVANS - Traduit de l’anglais par Julia Gallin © Project syndicate, 2012.



21/06/2012 - Une intervention en Iran est-elle encore évitable?

Le compte à rebours est lancé. Chaque jour qui passe nous rapproche d’une possible frappe militaire sur les installations nucléaires iraniennes. Certains experts israéliens vont jusqu’à prédire qu’elle aurait lieu peu après l’élection présidentielle américaine en novembre. « Les Etats-Unis ont tracé la ligne rouge à l’acquisition d’armes nucléaires » rappelle un israëlien, expert de l’Iran, « si l’Iran poursuit son programme tel qu’elle le fait aujourd’hui, je n’ai aucun doute sur la décision que prendra le président américain : attaquer militairement ».

Les sanctions menées par le bloc occidental perdent en poids

Pour beaucoup des spécialistes, l’enlisement des négociations avec le régime, la perte de patience des entreprises européennes face aux sanctions économiques et les joutes verbales incessantes entre leaders du bloc occidental et le gouvernement Iranien sont autant de facteurs qui accroissent le risque d’un recours d’Israël ou des Etats-Unis à une la force militaire. Par ailleurs, l'insistance des entreprises européennes demandant à êtres exemptées de leur participation aux sanctions menées contre l’Iran fait d'autant perdre du poids aux négociations : la levée des sanctions n'étant plus qu'une question de temps, la carotte n'est plus suffisante pour faire avancer le régime vers une issue diplomatique.
Les négociations ne mènent à rien

Les négociations se résument désormais à un dialogue de sourds. Quand le négociateur en chef Iranien menace de ne pas se présenter à la table des négociations lors de la rencontre prévue pour le 18 juin à Moscou, la secrétaire d’état Hillary Clinton réplique que pour poursuivre les négociations, la Russie doit, de toutes les façons, réaliser des avancées concrètes.

L'Iran enrichi de l'uranium à 20% quasi ouvertement

Les Etats-Unis se sont montrés particulièrement inquiets après l’annonce réalisée par l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Nucléaire), le 25 mai dernier, certifiant que l’Iran enrichit de l’uranium à 20%, ce qui n’a aucune application civile. Ce que l’Iran a choisit d’ignorer, assurant une nouvelle fois que son programme nucléaire n’avait qu’un but civil. Pour les spécialistes, cette situation est précaire et ne peut perdurer. « Dans la situation actuelle, je pense que l'éventualité d’une frappe militaire est certaine à 100 % » a affirmé un officier des services de renseignements Israëliens à Global Post. « Ce que nous ignorons, c’est qui frappera et quand ».

Les négociations font gagner du temps au régime iranien

Une analyse correllée par Ilan Berman, le vice-président du think thank American Foreign Policy Council : « Honnêtement les choses ne sont pas pour le mieux [...] nous parlons de la reprise de négociations qui, jusqu’ici, n’ont rien apporté aux Etats-Unis et à leurs alliés mais ont tourné à l’avantage de l’Iran qui domine les négociations ». Ilan Berman, comme le gouvernement israëlien, pense que en l’absence d’éléments prouvant que l’Iran ne cherche pas à développer l’arme nucléaire, la poursuite des négociations n’est rien de plus qu’un moyen de gagner du temps pour l’Iran.

Le durcissement des sanctions est improbable

De nouvelles sanctions à l’encontre de la banque centrale du pays et contre l’importation du pétrole iranien seront mise en place dans les semaines à venir. Mais Ilan Berman fait remarquer que les firmes européennes sont déjà en train de demander des exemptions avant même que ces mesures n’entrent en application. « La diplomatie tourne toujours à l’avantage de l’Iran [...] cela donne plus de temps au régime pour travailler sur son programme nucléaire. On voit difficilement ces négociations amener à un durcissement des sanctions déjà en place. Cela rendrait un accord encore plus difficile à trouver ».

Trois exigences pour éviter le recours à l'intervention armée

Le Premier ministre Israëlien, Benjamin Netanyahu, a fait connaître son sentiment à ce sujet dans le journal allemand Bild : « Les exigences accompagnant les sanctions ne sont pas adaptées [...] On exerce tout un tas de pressions sur l’Iran, mais pour obtenir quoi au final ? Quasiment rien ! L’Iran pourrait, si elle le voulait, arrêter à n’importe quel moment l’enrichissement à 20 % de l’uranium sans pour autant retarder en quoi que ce soit son programme nucléaire civil ». Le premier ministre israëlien a fait état de trois exigeances auxquelles le régime iranien doit satisfaire pour lui éviter le risque d’une frappe militaire : l’arrêt immédiat du programme d’enrichissement d’uranium, le retrait de toute les réserves présentes dans le pays et le démantellement du bunker nucléaire de Qum qui est un sujet d’inquiétude important à Jérusalem.

Le régime veut tromper la communauté internationale

Certains observateurs pensent par ailleurs que le fait que l’Iran ait accepté il y a peu une inspection complète menée par la communauté internationale a de bonne chance de n’être rien d’autre qu’une ruse. Inquiétude qui s’est vue renforcée par la publication, la semaine dernière d’images montrant la destruction d’importantes installations sur le site de rafinement de Parchin. L’Institut pour la Science et la Sécurité Internationale (ISSI), basé à Washington, qui a révélé ces images suggère que le régime iranien pourrait tenter de détruire toutes traces pouvant suggérer qu’il procède à l’enrichissement d’uranium, avant l’arrivée des inspecteurs mandatés par la communauté internationale.

Effacer les preuves, une méthode qui a fait ses preuves

David Albright, président de l’ISSI, le certifie : « Des bâtiments sont en train d’être détruits et il semble qu’ils pourraient tenter de nettoyer le site, ne voulant pas que quelqu’un l’inspecte ». Si le cas est avéré, c’est une technique qu’a déjà employé l’Iran auparavant. En 2005, six batiments de proportions industriels dans un centre de recherche nucléaire ont été rasés. Ce n’est qu’après cela que l’AIEA a été autorisé à prélever des échantillons dans les décombres. Aujourd’hui ce site est un complexe sportif dédié au foot, réduisant à néant toute chance de trouver aujourd’hui la moindre preuve.

Israël et les Etats-Unis sont flous quant à leur positionnement

Les Etats-Unis autant qu’Israel ont toujours – du moins officiellement - refusé de procéder à des attaques militaires à l’encontre des sites nucléaires iraniens, mais les deux Etats n’ont jamais été très clairs concernant leur vision commune de l’Iran. Pour David Albright la différence de point de vue entre les deux pays peut être mesurée aux capacités de l’un et de l’autre à offrir une réponse en cas de militarisation des sites nucléaires iraniens. « Ce sont leurs capacités militaires respectives qui les amèneront à envisager le problème différemment. Les Etats-Unis n’auraient aucun problème pour détruire le site d’enrichissement de Fordow si ils le souhaitaient » affirme-t-il en faisant référence au complexe sous-terrain à l’extérieur de la ville de Qum. « S’ils ne le font pas c’est que les Etats-Unis ont peut-être des informations sur le programme nucléaire iranien dont Israël ne dispose pas et qui lui permettent d’avoir une plus grande sérénité quant à l’avancée du programme militaire iranien. Si les Etats-Unis venaient à avoir quelque doute que ce soit sur le développement d’une bombe nucléaire, ils interviendraient ».

Une situation instable en Israël

Mais, la situation reste d’autant plus instable et imprévisible alors qu’un certain nombre d’Israëliens sont aujourd’hui convaincus que leur gouvernement se prépare à attaquer l’Iran et les luttes publiques auxquelles se livrent les dirigeants concernant la stratégie à adopter, n’ont pas affaibli cette certitude de l’opinion publique. Il y a peu, le directeur du Comité chargé de la Sécurité et des Affaires Etrangères, le général Benny Gantz, a tourné en dérision le directeur du mossad, Meir Dagan, qui pendant des mois a défendu la thèse selon laquelle une intervention militaire en Iran serait inutile. « Les gens parlent de choses qu’ils ne connaissent pas » soutiens Benny Gantz. « Ce n’est pas parce qu’ils savaient un jour quelque chose sur l’Iran qu’ils savent quelque chose aujourd’hui ».

L'intervention militaire n'est pas la thèse à privilégier

Mais tout le monde ne voit pas la situation de la même façon que Benny Gantz. Meir Javedangar, un professeur du Centre Interdisciplinaire de Herzliya, n’envisage pas une attaque contre l’Iran, du moins pas avant les élections américaines et voit un point positif dans ce constat : « Le fait que les chances qu’une attaque ait lieu ce soit – pour l’heure – estompée nous permettra de nous concentrer sur des méthodes - plus efficaces qu’une intervention armée – pour isoler le gouvernement iranien ». Il nuance néanmoins : « Je pense, par contre, qu’après l’élection américaine l’Etat iranien devra s’inquiéter d’une intervention militaire américaine, particulièrement si Israël, lui, se tient au calme ».

Global Post / Adaptation Stéphan Harraudeau - JOL Press



17/05/2012 - L'option militaire contre l'Iran est "prête"

Les plans américains pour une éventuelle frappe militaire contre l'Iran sont prêts et cette option est "pleinement possible", a déclaré l'ambassadeur des Etats-Unis en Israël quelques jours avant la reprise des discussions sur le programme nucléaire iranien.

Comme Israël, Washington considère que l'usage de la force militaire ne doit intervenir qu'en ultime recours pour empêcher Téhéran d'utiliser son uranium enrichi afin de se doter de l'arme atomique. Les autorités iraniennes affirment que leur programme poursuit uniquement des fins civiles. "Il serait préférable de résoudre cela par la voie diplomatique et en ayant recours aux pressions plutôt qu'à la force militaire", a dit Dan Shapiro dans un entretien à la radio de l'armée israélienne, jeudi.

Europe 1



17/05/2012 -  L’Arabe Saoudite et l’Iran entrent de plein-pied dans la guerre froide

Entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, la guerre froide est désormais déclarée. Face à la menace iranienne et à la montée du chiisme dans la région, le salut est dans l’union.

C’est le constat auquel sont parvenus les dirigeants des six monarchies sunnites du golfe Persique, réunis lundi à Riyad en Arabie Saoudite, pour examiner un projet d’union politique entre elles. L’idée avait été officiellement lancée en décembre dernier par le roi Abdallah d’Arabie Saoudite. De plus en plus effrayé par l’éventualité de voir Téhéran se doter de la bombe atomique et régner sur le Moyen-orient, le souverain du royaume wahhabite multiplie, en effet, les initiatives pour protéger sa traditionnelle zone d’influence. Dans un premier temps, cette nouvelle structure – qui succéderait à l’actuel Conseil de coopération du Golfe (CCG) – regrouperait le royaume saoudien et Bahreïn. Ce choix n’est, bien entendu, pas fortuit. Seule monarchie peuplée d’une majorité de chiites mais dirigée par des sunnites, Bahreïn est secoué depuis plus d’un an par une révolte des disciples d’Ali qui réclament une meilleure représentation politique. Bien entendu, Riyad craint de voir ce petit pays tomber à terme dans les bras de Téhéran. Face à un tel risque, les Saoudiens ont ainsi préféré prendre les devants.

La tension entre l’Iran chiite et l’Arabie Saoudite sunnite s’est aggravée après le déploiement en 2011 de forces saoudiennes à Bahreïn pour défendre la dynastie sunnite face à un mouvement de révolte de la majorité chiite, accusée d’être soutenue par Téhéran. Cette crise s’est accentuée avec la répression du soulèvement en Syrie dont le régime est un allié de Téhéran, l’influence grandissante de l’Iran en Irak après le retrait américain et la résurgence d’un conflit territorial entre la République islamique et les émirats sur trois îles du Golfe. Peu avant l’ouverture du sommet, le roi de Bahreïn, Hamad Ben Issa Al Khalifa a ainsi estimé que cette union est «la réponse aux changements et aux défis que nous rencontrons aux plans régional et international». «L’option de l’union est une urgence», avait également insisté dimanche le Premier ministre de Bahreïn, Khalifa Ben Salmane Al Khalifa. Il avait ajouté que les pays du CCG devraient «renforcer leur coordination dans les domaines sécuritaire et militaire en se dotant d’une structure unifiée pour assurer leur défense».

Les avertissements saoudiens

Toutefois, entre dire et faire, il y a tout un fossé que n’arrivent toujours pas à combler les initiateurs du projet. Face justement aux difficultés rencontrées pour mettre en œuvre leur projet, les dirigeants des six monarchies du Golfe ont décidé de «poursuivre l’étude d’un projet d’union». Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe (CCG) doivent «poursuivre l’étude» du projet et «soumettre leurs recommandations à un sommet» extraordinaire du CCG à Riyad, a annoncé le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud Al Fayçal, lors d’une conférence de presse. L’intervenant n’a pas expliqué les raisons qui empêchent encore cette union de se concrétiser dans l’immédiat. Néanmoins, il a averti Téhéran de ne pas s’immiscer dans les relations entre l’Arabie Saoudite et Bahreïn. Le prince Saoud Al Fayçal répondait certainement aux membres du Parlement iranien qui a «condamné» le projet.

Cet avertissement ne semble toutefois pas faire peur aux Iraniens qui paraissent peu enclins à rester passifs à l’égard de ce projet qu’ils perçoivent comme une menace. Pour preuve, les autorités iraniennes ont appelé hier à des manifestations vendredi avant de qualifier Bahreïn et l’Arabie Saoudite de «laquais» des Etats-Unis. Le Conseil de coordination de la propagande islamique, qui organise les manifestations officielles, a dans un communiqué demandé aux Iraniens de manifester après la prière du vendredi «contre le plan américain d’annexion de Bahreïn par l’Arabie Saoudite et pour exprimer leur colère contre les régimes laquais d’Al Khalifa et d’Al Saoud». «Ce complot dangereux (d’union) est le résultat du triangle funeste américano-britano-sioniste pour empêcher les révoltes populaires de s’étendre et contrôler la crise à Bahreïn que le régime d’Al Khalifa est incapable de régler», a ajouté le Conseil iranien dans le communiqué. «Les dirigeants d’Al Saoud et d’Al Khalifa doivent savoir qu’avec ce genre de complot, ils ne pourront pas empêcher le mouvement populaire à Bahreïn et le mouvement de réveil islamique dans la région», a-t-il écrit.

La question de Bahreïn est sensible en Iran, où un courant conservateur nationaliste au sein du régime islamique considère toujours cette île, contrôlée par la Perse avant d’être colonisée par la Grande-Bretagne puis d’accéder à l’indépendance en 1971, comme une province iranienne. «La République islamique, qui préserve l’intégrité territoriale de l’Iran, a le droit de vouloir le retour d’une province séparée de la patrie islamique», n’a pas hésité à affirmer hier Hossein Shariatmadari, directeur du quotidien ultraconservateur Kayhan nommé par le guide suprême iranien, Ali Khamenei. «Les Bahreïnis se considèrent comme des Iraniens et selon des rapports ils ont le désir d’un retour à l’Iran», a-t-il ajouté.

En attendant de connaître l’épilogue de ce nouveau bras de fer entre l’Iran et l’Arabie Saoudite, il est à rappeler que l’annonce par Riyad de transformer le CCG en union avait quelque peu surpris les observateurs dans la mesure où cette organisation n’a jamais vraiment fonctionné. 31 ans après sa création, le CCG n’a toujours pas réussi à instaurer une intégration économique entre ses membres. Il peine également à réaliser l’union douanière, entrée en vigueur en 2003 mais dont la concrétisation est désormais renvoyée à 2015, alors qu’un projet d’une monnaie unique, annoncé initialement pour 2010, semble en panne. Politiquement, les monarchies du CCG se présentent en rangs dispersés : seuls Bahreïn et le Koweït ont des Parlements élus ayant le pouvoir de légiférer, et les partis politiques sont bannis dans les six pays. Il y a lieu de rappeler aussi que l’idée d’une union saoudo-bahreïnie a suscité des remous à Bahreïn où cheikh Ali Salmane, le chef du Wefaq, principal groupe de l’opposition chiite, a exigé que le projet soit soumis par référendum à la population, majoritairement chiite

El Watan


17/04/2012 - La Russie masse des troupes au nord de l'Iran en prévision d'une attaque de l'OTAN?

Selon des sources à Moscou, l' armée russe anticipe une attaque contre l' Iran qui devrait intervenir cet été . Un plan de riposte a été mis en place consistant à déplacer les troupes russes basées en Arménie, à la frontière avec la république islamique d' Iran.

Le chef du Conseil de sécurité de la Russie, Viktor Ozerov, a déclaré que l'état-major de l' armée russe a préparé un plan d'action en cas d'attaque contre l'Iran. Dmitri Rogozine, ambassadeur de Russie auprès de l'OTAN, a mis en garde l'occident contre une attaque de l'Iran.

"L'Iran c'est notre voisin," a déclaré Rogozine.

"Si l'Iran venait à être précipité dans la guerre, cela serait considéré comme une menace directe pour notre sécurité."

Une source au ministère de la Défense à Moscou affirme que l'armée russe ne croit pas qu'Israël dispose de suffisamment de moyens militaire pour écraser la défense iranienne, et estime qu'un soutient de l' armée US serait indispensable pour faire plier Téhéran.

La décision de redéployer les troupes russes stationnées en Arménie ne vise pas seulement à protéger les intérêts vitaux de Moscou dans la région, mais aussi à assister militairement l'Iran en cas d'attaque de l' OTAN. La source ajoute que la concentration des forces russes dans la région pourrait conduire à un affrontement entre l'armée russe et tsahal (l' armée israélienne) ou les Etats-Unis, voire même les deux à la fois.

La Russie considère qu'une attaque de l' Iran aurait des "conséquences imprévisibles", certains ont même déclaré que les troupes russes prendraient part à la guerre, si les intérêts vitaux de la Russie dans la région venaient à être menacés.

Le quotidien russe "Nezavissimaïa Gazeta" citant une source militaire russe de premier plan affirme que la situation en Syrie et en Iran est au coeur des préocupations des statèges russes.

"La Russie est contrainte d'accélérer le processus de modernisation de ses forces dans le Caucase du Sud, la mer Caspienne, la mer Méditerranée et la mer Noire."

Ces dernières informations proviennent de fuites à propos d'une série de rapports venant de responsables russes et d'agences de presse liées au Kremlin. Les services de renseignement russes sont persuadés qu'Israel passera à l'attaque durant l'été 2012.

En raison de l'impact potentiel que cette campagne militaire pourrait avoir sur les intérêts vitaux de la Russie dans la région, Moscou se prépare, depuis deux ans déja, à répliquer en cas d'attaque de la république islamique, en prévision de ce conflit, la base militaire 102 à Gimry en Arménie, a été fortement modernisé. Certaines familles de militaires de la base 102 de Gimry auraient déjà été évacués.

"La base militaire 102 est la clé de la région, l'avant-poste de la Russie dans le Caucase du Sud ", a précisé une source anonyme de l' état major.

"Cet emplacement est d'une importante géopolitique primordiale pour les intéréts russes, mais le Kremlin craint, en cas d'attaque sur l' Iran, de perdre le contrôle de la situation, ou pire, d'ètre carrément chassée par la force des choses de la région."

L' OTAN ferait alors d'une pierre deux coups : détruire la "nuisance iranienne" et chasser Moscou du sud caucase, ce qui est considéré comme innaceptable par Vladimir Poutine.
Le carburant qui ravaitaille la base russe en Arménie vient d'Iran. Les responsables russes estiment qu'en cas de guerre, cette voie de ravitaillement de la base 102 serait certainement interrompue.

"Il sera peut être nécessaire d'utiliser la force militaire afin de briser le blocus de la base 102. Une nouvelle attaque contre la Géorgie serait déclenchée dans le but d'organiser un couloir de transport vers  l'Arménie», explique le commandant adjoint des forces russes en Transcaucasie Yuri Netkachev.

En clair : "Si vous attaquez l' Iran nous répliquerons en attaquant la Géorgie". Cela rapelle la guerre froide et plus particulièrement la crise des missiles de Cuba ou la position du Kremlin était d'attaquer Berlin Ouest en cas d'invasion US de Cuba.

La géographie de la région implique que tous les corridors de ravitaillement vitaux pour l' armée russe passeraient necessairement à travers le territoire de la Géorgie.

Le plan militaire du kremlin a été testé sur le terrain par des manoeuvres de l' armée russe dans la région, c'est le plan "Caucase-2012".

Dors et déjà, en prévision d'une éventuelle guerre de l'occident contre l'Iran, la formation et le déploiement de moyens militaires supplémentaire a déjà commencé.

Le système satellite, GLONASS sera au premier plan pour renseigner les forces russes au sol des positions de l' "ennemi".

Le ministre de la Défense russe, Anatoli Serdioukov a annoncé que, à Stavropol et à Kislovodsk, situé dans la région du Caucase du Nord seront déployées des unités des forces spéciales d'intervention (commandos et parachutistes).

L'armée russe est persuadée que si les Etats-Unis entrent en guerre contre l'Iran, ils déploieront des troupes en Géorgie et des navires de guerre dans la mer Caspienne pour soutenir l' Azerbaïdjan , qui jure pourtant qu'elle permettra pas à Israël d'utiliser son territoire en vue d'une campagne aérienne contre l'Iran.

Beaucoup spéculent que, compte tenu de l' amélioration des relations entre Israël et l'Azerbaïdjan , l'Etat juif pourrait utiliser une base à partir de laquelle il menera des attaques aériennes sur les installations nucléaires de l'Iran voisin.

Récemment, Israël a accepté de vendre du matériel militaire à l'Azerbaïdjan pour 1,6 milliards de dollars. En outre, le commandant des forces aéroportées le lieutenant-général Vladimir Chamanova précise que des divisions de parachutistes ainsi que des hélicoptères de combat et de transport, renforceront très prochainement les troupes basées en Arménie.

Zebuzzeo


09/04/2012 - Un deuxième porte-avions américain arrive dans le Golfe persique

Un deuxième porte-avions américain, l'USS Entreprise, a été dépêché vers le Golfe suite à l'aggravation des relations entre les Etats-Unis et l'Iran, ont rapporté lundi les médias internationaux se référant à Amy Derrick-Frost, la porte-parole de la 5e flotte de l'US Navy basée à Bahreïn.

Selon le journal émirati Khaleej Times, l'USS Entreprise est arrivé dans le Golfe le 3 avril dernier. Il est accompagné par croiseur le lance-missiles USS Vicksburg, trois destroyers de classe Arleigh Burke, l'USS Nitze, l'USS Porter et l'USS James E.Williams.
Ces navires ont rejoint un autre groupe aéronaval d'attaque américain dirigé par le porte-avions USS Abraham Lincoln qui se trouve dans le Golfe.

Depuis dix ans, c'est la quatrième fois que deux groupes d'actions navale de l'US Navy sont déployés dans une même région.
Les porte-avions USS Entreprise et USS Abraham Lincoln patrouilleront le long des voies de transport d'hydrocarbures en provenance du Golfe, appuieront les opérations antiterroristes en Afghanistan et participeront à la lutte contre les pirates au large de la Somalie, selon la porte-parole.

La semaine dernière, Amy Derrick-Frost a reconnu que la flotte iranienne n'avait pas manifesté de signes d'agression ces derniers temps, note le Khaleej Times.

Les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux soupçonnent que l'Iran veut se doter de l'arme nucléaire sous couvert du programme nucléaire qu'il prétend réaliser à des fins pacifiques. Téhéran rejette ces accusations, affirmant que ses recherches nucléaires ont pour seul objectif de satisfaire les besoins du pays en électricité.

La tension autour de l'Iran et de son programme nucléaire est récemment montée d'un cran suite aux menaces proférées par Téhéran de fermer le détroit d'Ormuz au transit de pétrole en cas de sanctions occidentales contre les exportations pétrolières iraniennes. En réponse, les USA et le Royaume-Uni ont commencé à renforcer leur présence militaire dans la région. L'adoption d'un embargo sur les livraisons de brut iranien a été approuvée en janvier par l'UE.

Ria


06/04/2012 - Bakou, étape des avions israéliens sur la route de l'Iran?

L'ex-république soviétique, qui entretient des liens privilégiés avec Israël, aurait mis à disposition de l'État hébreu ses aéroports. L'Azerbaïdjan aurait-il récemment donné à Israël une autorisation d'accès à ses bases aériennes en vue d'opérations contre l'Iran? C'est ce qu'affirme l'article «L'Azerbaïdjan, le terrain d'atterrissage secret d'Israël», publié le 30 mars par le bimensuel américain Foreign Policy. Le papier suscite autant d'émotion que de scepticisme dans le Caucase.

L'auteur, Mark Perry, dit avoir «quatre diplomates et officiers de renseignement de haut rang» comme sources. Dans cet article détaillé M. Perry relate les propos que lui aurait tenus un responsable de l'Administration Obama: «Les Israéliens ont acheté un terrain d'atterrissage (…) à l'Azerbaïdjan», ex-république soviétique disposant de 700 km de frontières avec l'Iran. «Il est possible que l'article dise vrai. Il est surtout probable que les sources veulent couper l'herbe sous le pied à des frappes israéliennes en Iran», estime un expert des questions de sécurité occidental en poste dans le Caucase.
Au-dessus de la Géorgie

La tension avec Téhéran est montée ces derniers mois. L'Iran prend au sérieux les informations qui circulent sur les relations israélo-azerbaïdjanaises au sujet par exemple du contrat de 1,2 milliard d'euros pour la fourniture par Israël à l'Azerbaïdjan de drones et de systèmes de défense. Selon Intelligence Online, en échange «Bakou est devenu la tête de pont des opérations israéliennes contre l'Iran». Notamment du Mossad, les services secrets israéliens, que Téhéran accuse d'avoir organisé depuis Bakou l'assassinat d'un scientifique iranien travaillant sur son programme nucléaire. Un attentat contre des personnalités israéliennes et occidentales a été déjoué à Bakou, à la suite de quoi les autorités azerbaïdjanaises ont arrêté vingt-quatre individus soupçonnés d'être liés aux gardiens de la révolution iranienne.

«Nous ne permettrons à personne d'utiliser notre territoire contre nos voisins», assure Elnur Aslanov, chef du département d'analyses politiques du président azerbaïdjanais. Ce proche du président Aliev dénonce «les auteurs de ces articles qui essaient d'impliquer l'Azerbaïdjan dans leurs jeux géopolitiques». Les observateurs de la région sont il est vrai étonnés par le risque que prendrait Bakou en passant de tels accords avec Tel-Aviv.
Les Russes dans le jeu

«Si cela devait être exact, il faudrait replacer cet accord dans un contexte géopolitique où l'Azerbaïdjan, ayant choisi de s'aligner sur l'Occident pour défendre son indépendance, serait contraint de faire des choix périlleux», explique la politologue Leila Alieva. «Nos dirigeants ont pu faire une erreur de calcul, en utilisant l'excellente relation que nous avons avec Israël pour améliorer nos liens avec Washington. Et ce afin de renforcer nos positions diplomatiques pour le règlement du conflit du Haut-Karabakh [région disputée à l'Arménie] ou faire taire les critiques quant aux droits de l'homme et la corruption», ajoute Arastun Orujlu, du Centre de recherche Est-Ouest, à Bakou.

L'expert occidental des questions de sécurité cité plus haut se demande aussi comment les avions d'Israël pourront accéder au territoire de l'Azerbaïdjan. Le trajet suppose un passage au-dessus de la Géorgie. Or l'entrée occidentale du Caucase est contrôlée par les Russes depuis 2008. «Sur leur base de Gudauta en Abkhazie [région séparatiste géorgienne] et sur celle de Gumri, au nord de l'Arménie, ils ont des avions intercepteurs et des lanceurs de S-300 sol-air», prévient-il.

Figaro


22/02/2012 - Swift prêt à exclure les banques iraniennes

Dans la séries de sanctions de l'Union européenne contre l'Iran, le réseau de transferts interbancaires mondial Swift s'est dit prêt à interrompre ses relations avec les banques iraniennes. Le réseau de transferts interbancaires mondial Swift est prêt à exclure de ses services les banques iraniennes sanctionnées par l’Union européenne. Il se basera sur la législation européenne actuellement en préparation.

La coopérative Swift, par l’intermédiaire de laquelle le secteur des finances effectue ses transactions financières dans le monde entier, s’est dit «prête à agir et à interrompre ses services auprès des institutions financières iraniennes sanctionnées» sur la base d’une législation européenne actuellement en préparation, a-t-elle indiqué vendredi.

Cette décision fait suite à de longues consultations entre le conseil d’administration de Swift, dont le siège est à Bruxelles, et les autorités de régulation compétentes, précise le communiqué.

Circonstances exceptionnelles

Cette décision «est également le reflet des circonstances extraordinaires et hautement exceptionnelles de soutien international et multilatéral à l’intensification des sanctions à l’encontre de l’Iran», ajoute le communiqué.

«Nous comprenons que l’UE est en train de rédiger un nouveau règlement de sanctions internationales qui affecte directement la capacité des fournisseurs de services de communication financières à offrir leurs services à des institutions financières iraniennes visées par des sanctions de l’UE», précise le texte.

«En outre, nous suivons avec attention l’évolution d’un texte du comité bancaire du Sénat américain concernant l’Iran et qui a une intention similaire», ajoute Swift.

Le Matin.ch


19/02/2012 - L'Iran cesse ses ventes de pétrole à la France et au Royaume-Uni

L'Iran a cessé de vendre du pétrole aux compagnies pétrolières françaises et britanniques, a déclaré dimanche 19 février le porte-parole du ministère iranien du pétrole, Alireza Nikzad, cité par le site officiel du ministère. "A la suite de la décision officiellement annoncée par le ministère des affaires étrangères, le ministère du pétrole a cessé ses ventes de pétrole aux compagnies britanniques et françaises", a précisé M. Nikzad. 

"Nous avons prévu de livrer notre pétrole à d'autres clients", a-t-il ajouté.

Cette décision ne devrait pas impacter dans une grande mesure les importations françaises de brut, qui se sont élevées en 2011 à 58 000 barils/jour de brut iranien, soit 3 % de ses besoins d'or noir. "La décision iranienne n'a pas de conséquences pratiques directes", a expliqué Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip). Dans les faits, souligne-t-il, "la France a pratiquement cessé d'importer du pétrole iranien" depuis 2011 et ces livraisons "représentaient une très faible part de l'approvisionnement" hexagonal, de l'ordre de 3 à 4 %. Le Royaume-Uni est lui aussi dans la même situation.

REPRÉSAILLES DE L'IRAN AUX SANCTIONS

La décision s'apparente à des représailles de la république islamique à l'embargo sur les importations de brut en provenance d'Iran qui entrera en vigueur le 1er juillet dans l'Union européenne. Les pays de l'UE se sont mis d'accord le 23 janvier pour imposer un embargo pétrolier graduel sans précédent contre l'Iran ainsi que pour sanctionner sa banque centrale afin d'assécher le financement de son programme nucléaire controversé.

Les nouveaux contrats pétroliers avec l'Iran ont été interdits par l'UE avec effet immédiat, mais les principaux acheteurs de pétrole iranien ont jusqu'au 1er juillet pour annuler les contrats existants, le temps de trouver d'autres fournisseurs. La baisse des exportations iraniennes n'affecterait guère les importateurs européens, qui ont de toute façon l'intention de "changer de fournisseur", avait relativisé la Commission européenne.

Mercredi, les ambassadeurs de six pays européens (France, Italie, Espagne, Grèce, Portugal et Pays-Bas) avaient été "invités" par le ministère des affaires étrangères iranien et mis en garde contre un possible arrêt des livraisons de pétrole. "Nous pouvons immédiatement remplacer nos clients. Si cela n'a pas encore été fait, c'est en raison de la politique humanitaire de l'Iran et de la situation actuelle en Europe", avait déclaré Hassan Tajik, le directeur général pour l'Europe occidentale du ministère, selon les médias iraniens.

Les prix du baril ont connu une brève envolée après cette annonce, qui renforce les inquiétudes sur les approvisionnements énergétiques européens, malgré les assurances de l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial, sur sa capacité à compenser l'absence de brut iranien. Vendredi, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mars était à 103,24 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), son plus haut niveau depuis mai 2011.

MENACE D'ESCALADE DANS LE DÉTROIT D'ORMUZ

Même symbolique, la décision de l'Iran risque d'accentuer la pression sur les cours de l'or noir en renforçant sur le marché la crainte d'une "escalade" de Téhéran dans le détroit d'Ormuz. L'annonce de Téhéran relève "de l'affichage pur, cela confirme la cessation des livraisons", selon M. Schilansky. "Par contre, elle a des conséquences indirectes : elle confirme que les Iraniens sont dans un processus d'escalade. Et quand on sait que la 'prime de risque sur l'Iran', c'est ce qui fait aujourd'hui le prix , ça va certainement avoir un impact", estime-t-il.

"Le problème, ce n'est pas tant la production iraniennne, même si elle est importante puisqu'elle représente 4 à 5 % de la production mondiale. Le problème, c'est la menace sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitent 15 millions de barils/jour et ça, c'est dix fois la consommation française", explique Jean-Louis Schilansky.

Deuxième pays de l'OPEP, l'Iran produit 3,5 millions de barils de pétrole par jour et en exporte 2,5 millions. Il vend un peu plus de 20 % de son pétrole aux pays de l'Union européenne (soit environ 600 000 barils/jour), essentiellement à l'Italie, à l'Espagne et à la Grèce. Téhéran exporte 70 % de son pétrole vers les pays d'Asie.

Le monde


18/02/2012 - Des navires de guerre iraniens sont entrés en Méditerranée

Des navires de guerre iraniens sont entrés, samedi 18 février, en Méditerranée après avoir franchi le canal de Suez, annonce le commandant en chef de la marine l'amiral Habibollah Sayyari, cité par l'agence officielle IRNA. Il n'a pas donné de détails sur le nombre et la nature des bâtiments participant à cette opération, la seconde en un an, destinée à "montrer la puissance de la République islamique d'Iran". 

La première opération de navires de guerre iraniens en Méditerranée depuis la révolution islamique de 1979 avait provoqué, en février 2011, de vives réactions d'Israël et des Etats-Unis. La nouvelle mission iranienne en Méditerranée intervient alors que les tensions entre Israël et l'Iran sont au plus haut, alimentées par la crise autour du programme nucléaire iranien et les récents attentats anti-israéliens en Inde et en Thaïlande attribués par l'Etat hébreu à Téhéran.

La volonté manifeste de l'Iran de se doter d'un arsenal nucléaire risque de déclencher une dangereuse course aux armements au Moyen-Orient, déclare William Hague, ministre des affaires étrangères britannique, dans une interview publiée samedi par le Daily Telegraph. Les Iraniens "se dotent d'une capacité nucléaire militaire, je pense que les autres pays du Moyen-Orient chercheront à développer des armes nucléaires." "Débuterait alors le cycle le plus grave de prolifération nucléaire depuis l'invention de l'arme nucléaire, avec tous les effets déstabilisateurs au Moyen-Orient, et la menace d'une nouvelle Guerre froide au Moyen-Orient sans nécessairement tous les mécanismes de sécurité", ajoute William Hague. "Ce serait une catastrophe pour les affaires internationales." L'Iran affirme que son programme nucléaire est purement civil.

MENACE D'UNE ATTAQUE SUR LES INSTALLATIONS IRANIENNES

Un débat est en cours en Israël sur le bien-fondé d'un éventuel bombardement des installations nucléaires de la République islamique. "Nous disons de manière très claire que nous ne soutenons pas une action militaire", dit William Hague. "Nous soutenons une stratégie comportant deux volets: des sanctions et des pressions, et des négociations d'autre part", ajoute-t-il. "Nous ne sommes pas favorables à l'idée que quiconque attaque l'Iran pour le moment."

La Maison Blanche a annoncé que le conseiller de sécurité nationale du président Barack Obama, Tom Donilon, allait effectuer une visite en Israël à partir de samedi. M. Donilon tiendra des consultations avec de hauts responsables israéliens sur de nombreux dossiers, "dont l'Iran, la Syrie et d'autres questions relatives à la sécurité dans la région", a précisé la présidence américaine. Une dizaine de sénateurs américains des deux bords ont mis en garde le président Obama contre toute concession qui permettrait à l'Iran de poursuivre ses activités d'enrichissement d'uranium. Dans une lettre, ces sénateurs ont estimé que Téhéran cherchait à gagner du temps avec son offre de négociation et que "de telles manœuvres dilatoires sont dangereuses et ne doivent pas être tolérées".

VISITE DE L'AIEA

Mercredi, le négociateur en chef de l'Iran pour les questions nucléaires, Saïd Jalili, a proposé aux puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne + Allemagne) de reprendre "au plus vite" les discussions sur le programme nucléaire iranien, "dans le respect du droit de l'Iran à un usage pacifique de l'énergie nucléaire". Cette proposition a été saluée vendredi avec un optimisme prudent par la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton et son homologue américaine Hillary Clinton.

Pour la seconde fois en moins d'un mois, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) envoie, à partir de dimanche, à Téhéran une mission dite de "la dernière chance" pour tirer au clair la nature exacte du programme nucléaire iranien : à visée militaire, comme le suspectent les Occidentaux, ou strictement civil, comme l'affirme la République islamique. La mission de haut rang, dirigée par le directeur adjoint de l'AIEA et chef des inspecteurs, le Belge Herman Nackaerts, quittera Vienne pour Téhéran dimanche soir et séjournera en Iran jusqu'au 21 février. Cette fois, contrairement à sa visite précédente, la mission de l'AIEA devrait demander à se rendre dans des sites nucléaires controversés, notamment celui suspecté par l'agence onusienne dans la base militaire de Parchim. La précédente mission, du 29 au 31 janvier, avait été qualifiée de "bonne" par Herman Nackaerts, qui avait cependant souligné qu'il restait "encore beaucoup de travail à accomplir".

Le Monde


14/02/2012 - Frappes sur l'Iran : le compte à rebours d'Israël

Les nouvelles diatribes du président Ahmadinejad samedi pourraient accélérer les préparatifs d’un raid israélien massif sur les sites nucléaires iraniens. Pour allumer les bougies du 33e anniversaire de la Révolution islamique, en Iran, le président Mahmoud Ahmadinejad a, une fois de plus, rajouté de l’huile sur le feu. 

"Si vous utilisez le langage de la force, je vous le dis clairement, la nation iranienne ne capitulera jamais", a-t-il martelé devant une foule électrisée. Surenchère verbale presque rituelle mais qui correspond aussi à un calendrier israélien qui se resserre de plus en plus.

Si l’Iran doit recevoir la semaine prochaine une délégation d’inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Israël ne ralentit en rien ses préparatifs pour aller frapper les installations nucléaires iraniennes. D’abord, parce que le Premier ministre de l’État hébreu, Benjamin Netanyahou, reste persuadé que l’Iran ne doit pas franchir le seuil de fabrication de la bombe. Il en va de la "survie" même d’Israël, selon le ministre de la défense, Ehoud Barak. Sur ce dernier point, le chef du Mossad, Tamir Pardo, est en retrait, parle de "banalisation" de l’excès de langage, tandis que son prédécesseur, Meir Dagan, met en garde le cabinet israélien contre tout "aventurisme".

Attaquer avant les élections en Russie et aux États-Unis

Deuxième argument sur l’échéancier, l’État hébreu, s’il veut frapper, souhaite utiliser de préférence le corridor aérien qui passe par l’Irak tant que les alliés américains le contrôlent, autrement dit, avant que le gouvernement chiite pro-iranien de Bagdad n’en ait la maîtrise totale. Israël, enfin, ne souhaite pas attendre que les élections à venir en Moyen-Orient Les nouvelles diatribes du président Ahmadinejad samedi pourraient accélérer les préparatifs d’un raid israélien massif sur les sites nucléaires iraniens Russie et aux États-Unis modifient sa capacité d’agir. Or, rien ne dit que Vladimir Poutine tiendra longtemps la promesse de la Russie de ne pas livrer des batteries de missiles antiaériens S-300 aux forces iraniennes, systèmes performants capables de repérer et d’éliminer les appareils israéliens.

Et Barack Obama, dans l’hypothèse où il serait réélu, pourrait utiliser tous les moyens offerts par une légitimité renforcée pour empêcher Israël de frapper. La venue à Washington le 3 mars de Benyamin Netanyahou sera l’occasion pour lui de vérifier la loyauté de ses alliés. À l’heure où les républicains en campagne reprochent au camp démocrate sa "faiblesse" face à l’Iran. À l’image de l’éditorialiste pro-israélien du Wall Street Journal, Bret Stephens, qui écrit : "Détruire les sites iraniens sera une victoire de courte durée si cette action n’épouse pas l’objectif plus large de mettre fin au régime iranien." En attendant, comme l’observent les spécialistes du renseignement consultés par le JDD, l’armée de l’air israélienne a testé ses capacités d’agir. "Une centaine d’avions pourrait être mobilisée", nous dit-on, pour mener à bien une frappe multiple ou une série de bombardements étalés sur quelques jours.

Quelle riposte pour l’Iran?

"Ils n’auront jamais la salle des centrifugeuses de Fordo, qui est enfouie à près de 80 mètres sous le granit, mais pourquoi pas la cantine des ingénieurs nucléaires?", avance un expert militaire qui veut garder l’anonymat. Avec le risque que, dès le deuxième jour, l’Iran riposte avec les moyens qui lui restent. "Leurs F-14 et leurs Mig-29 ne sont pas tout neufs mais il suffirait qu’Israël perde un ou plusieurs appareils pour que la mission soit déréglée."



Les Iraniens ont menacé de s’en prendre au détroit d’Ormuz (voir carte), par lequel transitent 35 % du pétrole mondial. "Ils ont multiplié la production de vedettes rapides lance-missiles pour les prépositionner sur les côtes", constate un militaire expert du Golfe. Pour pousser les Américains et leurs alliés sur zone à la faute? "Au moindre signal de fumée dans le Golfe, les prix des assurances maritimes et du baril de brut s’envoleront", prévient un spécialiste. Et cette phase irrationnelle sera une alliée précieuse pour l’Iran. Voilà pourquoi la fameuse conférence annuelle d’Herzliya, organisée fin janvier par le lobby militaro-industriel israélien, a fait plancher ses têtes pensantes sur des thèmes aussi évidents que "la bombe à retardement iranienne" ou "comment se préparer à un baril à 250 dollars?" Dans le même temps, Tsahal intensifie le renforcement de ses dispositifs de défense sur le front nord, à la frontière du Sud-Liban contrôlée par le Hezbollah, autour de Gaza, et multiplie les exercices de protection civile. Sans s’en cacher. Ce qui fait évidemment partie de la guerre psychologique.

JDD


07/02/2012 - Exercice militaire international contre la «menace iranienne»?

Un débarquement, un assaut aérien, 25 navires impliqués: les États-Unis et huit autres pays, dont la France, conduisent le long de la côte est des États-Unis un exercice amphibie majeur, Bold Alligator, destiné à contrer une menace rappelant celle de l'Iran.

Ces manœuvres, pour la première fois ouvertes par les Américains à d'autres pays, constituent «l'exercice amphibie le plus important des dix dernières années», selon l'amiral John Harvey, chargé de la gestion de la flotte américaine.

Quelque 20 000 Américains, dont une brigade de marines, 650 soldats français, des troupes de marine canadiennes, néerlandaises et britanniques, ainsi que des officiers de liaison italiens, espagnols, néo-zélandais et australiens prennent part à l'exercice qui a débuté le 30 janvier au large de la Virginie et de la Caroline du Nord et se termine à la mi-février.

Un porte-avions, des navires de débarquement, dont le Mistral français, des dragueurs de mines canadiens et des dizaines d'aéronefs ont également été mobilisés pour l'exercice.

Le «jour J» s'est déroulé lundi matin, avec les marines américains débarquant à l'aide de leurs aéroglisseurs sur une plage de la base de Camp Lejeune, en Caroline du Nord.

Avec leurs AMX-10 et leurs véhicules de l'avant blindé (VAB), la mission des Français a été de «débarquer en premier pour sécuriser un passage pour les Américains qui ont débarqué un peu plus loin sur la plage, afin d'apporter une couverture pour faciliter leur installation» face aux forces ennemies, a expliqué à l'AFP le sous-lieutenant Chens Bouriche, officier de communication du 3e Régiment d'artillerie de marine.

Officiellement, l'exercice a pour objectif de «revitaliser, peaufiner et renforcer les compétences amphibies» américaines après dix ans de guerres dans les sables d'Irak et les montagnes d'Afghanistan, selon les organisateurs.

Pour les besoins de l'exercice, un scénario de crise a été créé de toutes pièces: le Garnet (Grenat), une théocratie, a envahi son voisin du Nord, l'état côtier d'Amber (Ambre) et poursuit sa course vers un autre pays, l'Amberland, qui a appelé au secours la coalition internationale. Le Garnet a miné certains ports et installé des missiles antinavires le long de la côte.

Les deux organisateurs, l'amiral Harvey et le général des Marines, Dennis Hejlik, se défendent d'avoir créé ce scénario sur la base d'un pays précis.

Mais en creux, c'est bien de l'Iran qu'il semble s'agir et de sa capacité à «fermer» le détroit d'Ormuz en y interdisant l'accès à l'aide de mines et de missiles antinavires.

Interrogé par des journalistes, l'amiral Harvey a reconnu que ce scénario était «applicable» à une crise dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Les tensions avec l'Iran et la menace d'une intervention israélienne contre son programme nucléaire controversé ont grimpé depuis le début de l'année, Téhéran soufflant le chaud et le froid sur une éventuelle fermeture du détroit, passage stratégique pour le transport de pétrole.

AFP


05/02/2012 - L'Iran se prépare à la guerre

A partir de mars 2012, l’Iran compte augmenter ses dépenses de défense d’environ 2,5 fois, a déclaré le président de la république islamique Mahmoud Ahmadinejad. En attendant, les Etats-Unis ont déployé au Qatar un escadron de bombardiers stratégiques. Les experts estiment que l'opération militaire des pays occidentaux et d'Israël contre l'Iran est de plus en plus possible, et ses conséquences pour la région et le monde seront imprévisibles.

Les Etats-Unis et leurs alliés continuent de regrouper les troupes et l’équipement militaire dans la région du Golfe. L'armée est arrivée sur l’île de Masirah à Oman, où se trouve la base américaine de l’Armée de l'air. Plus de 10.000 soldats américains sont en train de tester en Israël le système de défense antimissile de ce pays. Plusieurs équipes qui comptent jusqu'à 15.000 personnes stationnent au Koweït.

Une centaine de bombes en béton ont été transportées sur la base américaine de Diego Garcia dans l'océan Indien, et deux groupes aéronavals surveillent la zone du Golfe Persique. Un porte-avions et un sous-marin nucléaire Annapolis, tout comme le destroyer Momsen peuvent s’ajouter à eux. Plusieurs bombardiers se trouvent sur la base américaine au Qatar, ainsi que des avions de transport, des avions de ravitaillement et des systèmes aéroportés d’alerte précoce. Les alliés des États-Unis – la France et la Grande-Bretagne, sont également en train de déplacer leurs forces militaires vers les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite.

Ces actions laissent à penser que les Etats-Unis et l’Israël sont prêts à recourir à la force contre l'Iran.

«Le conflit armé est tout à fait possible. S’il n’y avait pas eu de conflit en Afghanistan, en Irak ou en Libye, on n’en serait pas si sûrs. Mais maintenant, les États-Unis estiment qu'ils sont suffisamment répété tous les aspects militaires de l’opération de pointe, le blitzkrieg», estime Sergueï Drouzhilovski, professeur à l'Institut d'Etat des relations internationales de Moscou (MGIMO). «Il y a un seul problème: il n’existe pas de «cinquième colonne» en Iran, comme c’était le cas en Iraq ou en Afghanistan. Les bombardements localisés ne sont pas très importants s’il existe des groupes de population qui sont prêts à renverser le régime an collaboration avec les Etats-Unis. Ce genre d’interventions ne donne rien, car il n’y a rien à bombarder. Le seul but – c’est de faire tomber le régime, qui reste comme un os bloqué dans la gorge des Etats-Unis et de tous les pays occidentaux en général. Il s’agit de savoir si oui ou non le peuple iranien serait prêt dans sa majorité à opposer de la résistance à cette agression». 

En attendant, les dirigeants des services de renseignement  israélien ont rapporté que l'Iran aurait à sa disposition de l’uranium enrichi pour la production de quatre bombes nucléaires, et le programme nucléaire pacifique de la république islamique n’est qu'une couverture. Ce genre de fausses informations est nécessaire pour la création du rôle d’ennemi pour l’Iran aux yeux de l’opinion publique, a indiqué dans un entretien à Voix de la Russie l’expert de l'Institut des études orientales, Vladimir Sotnikov.

«La situation est explosive. Il y a des chances qu’une opération militaire contre l'Iran soit menée par l’Israël ou les États-Unis», a-t-il précisé. «Mais ce n'est qu'une possibilité, car les Etats-Unis entrent en phase active de la campagne électorale. Et le président Obama ne va pas prendre le risque de s'impliquer dans un nouveau conflit, surtout que des conflits ne sont pas résolus en Irak et en Afghanistan. Cependant  l'Iran représente une menace majeure pour l’Israël, et ce dernier risque d’arriver à la conclusion qu’il est nécessaire de résoudre le problème par la force. En même temps, les sanctions sévères qui sont déjà en vigueur contre la République islamique pèsent déjà lourdement sur l'économie iranienne. Si, malgré les avertissements de la Russie, de la Chine et d'autres membres responsables de la communauté internationale, ces «têtes brûlées»  décident que le problème devrait être résolu par une intervention militaire, les conséquences seront graves. Cela risque non seulement de provoquer un nouveau conflit régional, mais de conduire à une catastrophe humanitaire de grande échelle au Moyen-Orient. Il s’agit là d’une menace à la stabilité internationale».

Les conséquences économiques seront également imprévisibles, car les prix du pétrole vont brusquement augmenter. Et l'embargo sur le pétrole iranien dans l’Union européenne aura des conséquences non seulement pour l'Iran, mais aussi pour l'UE elle-même.

Cependant, il y a encore des chances d’éviter un nouveau conflit armé, même si ces chances sont de plus en plus illusoires. Ainsi, les experts de l'Agence internationale d'énergie atomique (AIEA) se rendront en Iran le 21 février prochain pour discuter du programme nucléaire du pays. L’inspecteur en chef de l’AIEA Herman Nackerts a indiqué que l'organisme entend obtenir des réponses à toutes les questions litigieuses. Toutefois, selon un rapport scandaleux qui a été récemment publié par l’agence, et qui accuse sans preuves l’existence de la composante militaire dans le programme nucléaire de l’Iran, cette visite risque de ne rien arranger.

Voix de la Russie


23/01/2012 - "Si les ventes du pétrole iranien sont perturbées, le détroit d’Ormuz sera certainement fermé"

L’Iran a qualifié lundi de « guerre psychologique » l’embargo contre son pétrole décidé par l’Union européenne, jugeant que de telles mesures ne feraient qu’envenimer la crise autour de son programme nucléaire.

Suivant la voie tracée par les Etats-Unis, les Vingt-Sept sont en outre convenus de geler les avoirs de la Banque centrale iranienne. « Les sanctions de l’Union européenne contre le pétrole iranien constituent une guerre psychologique […] Imposer des sanctions économiques est illogique et injuste mais cela n’empêchera pas notre nation de faire prévaloir ses droits », a réagi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, cité par la télévision publique.

« Les pays européens et ceux qui subissent des pressions américaines devraient réfléchir à leurs propres intérêts. Tout pays se privant de l’accès au marché énergétique iranien verra bientôt sa place prise par d’autres », a-t-il ajouté.

Vice-ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi a pour sa part déclaré à l’agence de presse officielle Irna que, plus les pays occidentaux adopteront de sanctions contre l’Iran, « plus il y aura d’obstacles à surmonter pour résoudre la crise ». Auparavant, le vice-président de la commission des Affaires étrangères du parlement iranien a de nouveau agité la menace d’une fermeture du détroit d’Ormuz. «Si les ventes du pétrole iranien sont perturbées, le détroit d’Ormuz sera certainement fermé», a déclaré Mohammad Kossari à l’agence Fars.

Ouest France


12/01/2012 - Iran: risque "d'escalade militaire" selon Moscou

Le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev estime qu'il y a un risque "d'escalade militaire" en Iran, les Etats-Unis, poussés par Israël, visant selon lui à un changement de régime dans ce pays, dans un entretien publié aujourd'hui.

"Il y a un risque d'escalade militaire dans le conflit, vers laquelle Israël pousse les Américains", a-t-il déclaré dans cet entretien publié sur le site du quotidien Kommersant. "Les Etats-Unis considèrent l'Iran comme le problème numéro un. Ils voudraient faire passer Téhéran du statut d'ennemi à celui de partenaire loyal, et pour cela changer par tous les moyens le régime en place", ajoute-t-il. "Ils ont recours à l'embargo économique et à une aide massive aux forces d'opposition", poursuit le responsable russe. "On entend depuis des années les affirmations selon lesquelles les Iraniens vont créer pratiquement la semaine prochaine une bombe atomique (mais) personne n'a encore prouvé l'existence d'un volet militaire dans le programme nucléaire iranien", déclare-t-il.

L'Iran - déjà soumis à plusieurs sanctions de l'ONU - a démarré cette semaine une autre usine d'enrichissement, à Fordo (150 km au sud-ouest de Téhéran), provoquant un regain de tensions avec les Occidentaux, qui disent craindre que le programme nucléaire civil de Téhéran ne cache un volet militaire. M. Patrouchev analyse la tension autour de la Syrie dans ce contexte. "On veut punir Damas pas tant pour la répression de l'opposition que pour son refus de renoncer à ses relations d'allié avec Téhéran", affirme-t-il. "Il y a des informations selon lesquelles les membres de l'Otan et des Etats arabes du Golfe persique, agissant selon le scénario rodé en Libye, veulent transformer leur ingérence actuelle dans les affaires syriennes en intervention militaire directe", affirme encore Nikolaï Patrouchev.

"Cette fois, l'essentiel des forces de frappe sera fourni non par la France, la Grande-Bretagne et l'Italie mais, peut-être, par la Turquie voisine, qui entretenait jusqu'à récemment des relations d'amitié avec la Syrie", estime le haut responsable russe. La Turquie "est en rivalité avec l'Iran et a des ambitions immenses", juge-t-il. Selon lui, "Washington et Ankara travaillent dès maintenant à divers plans de zones d'exclusion aérienne où pourraient se former et s'amasser des unités armées de la rébellion syrienne"

Figaro


05/01/2012 - Iran, le scénario de la catastrophe

Sur un ton de bonimenteur, le ministre israélien de la défense Ehud Barak a annoncé que si « le pays était contraint à une guerre » contre l’Iran, cela ne lui coûterait pas « 100mille morts, ni 10mille ni même 1.000 mais à peine 500 et même moins si tout le monde reste à l’abri chez soi ». Ne sont pas compris, dans le calcul macabre, tous les autres morts. 

Selon de hauts fonctionnaires britanniques, l’attaque contre l’Iran pourrait avoir lieu entre Noël et le début de la nouvelle année, avec l’appui logistique étasunien. Les experts pensent que les sites nucléaires iraniens seraient touchés par des missiles et des chasseurs-bombardiers, à travers trois couloirs aériens : un direct à travers Jordanie et Irak, un méridional à travers Jordanie et Arabie saoudite, un septentrional à travers la Méditerranée et la Turquie (voir carte).

Les implantations nucléaires seraient touchées par des bombes pénétrantes à tête non-nucléaire, comme les Blu-117 déjà fournies par les USA, qui peuvent être larguées à plus de 60 km de l’objectif, sur lequel elles se dirigent automatiquement.

Que se passerait-il si était détruite la centrale nucléaire iranienne de Bushehr, qui a commencé à produire de l’électricité en septembre dernier pour une capacité de 60 mégawatts ? Un nuage radioactif se produirait, semblable à celui de Tchernobyl, qui, selon les vents, se propagerait sur le Golfe persique ou même sur la Méditerranée. Les conséquences seraient encore plus graves si, par rétorsion, l’Iran frappait le réacteur israélien de Dimona, dont la puissance est estimée à 70-150 MW. L’Iran ne possède pas d’armes nucléaires, mais a des missiles balistiques à moyenne portée, testés en juin dernier, qui, avec leur portée d’environ 2.000 km, sont en mesure d’atteindre Israël. Ces missiles sont installés dans des silos souterrains et, donc, difficilement neutralisables par une attaque « préventive ».

Si le réacteur de Dimona, qui produit du plutonium et du tritium pour les armes nucléaires israéliennes, était endommagé ou détruit, le nuage se propagerait non seulement sur Israël (Dimona est à seulement 85 km de Jérusalem), mais aussi sur la Jordanie (distante de 25 km) et l’Egypte (distante de 75 km). Et, selon les vents, ce nuage pourrait atteindre même l’Italie et d’autres pays européens. Les radiations (surtout celles de l’iode-131 et du césium-137) provoqueraient avec le temps des milliers de morts par cancer.

Voila ce qui est prévu par ceux qui planifient l’attaque contre l’Iran. Il est donc prévu de neutraliser la capacité de riposte de l’Iran. Ceci ne pourrait être fait par les seules forces israéliennes. Selon Dan Plesch, directeur du Centre d’études internationales de l’Université de Londres, « les bombardiers étasuniens sont déjà prêts à détruire 10mille objectifs en Iran en quelques heures ». Et même la Grande-Bretagne, révèle  The Guardian, est prête à attaquer l’Iran. Le plan prévoit à coup sûr le déploiement d’armes nucléaires israéliennes (parmi lesquelles le missile Jericho à longue portée testé le 2 novembre) et aussi étasuniennes et britanniques. Soit pour dissuader l’Iran d’effectuer de lourdes représailles, même contre des bases étasuniennes du Golfe, soit par une attaque résolutive effectuée avec une bombe à neutrons, qui contamine moins mais tue davantage. Une guerre contre l’Iran comporterait la plus haute probabilité d’une utilisation d’armes nucléaires depuis la fin de la guerre froide jusqu’à nos jours. Tandis que l’opinion publique est concentrée sur le « spread » (écart) financier, le « spread » humain augmente : le différentiel entre les choix politiques et ceux nécessaires pour la survie de l’espèce humaine.

Il manifesto - ISM


03/12/2011 - Les Usa veulent-ils que l'Iran bloque le détroit d'Ormuz afin d'avoir un prétexte d'attaque?

Téhéran a averti qu'elle prendrait des mesures en cas de retour d'un porte-avion américain dans les eaux du Golfe. Cet avertissement a été lancé alors que le pays semble souffrir de plus en plus des effets des sanctions américaines et européennes.

L'escalade entre l'Iran et les Etats-Unis a franchi mardi un nouvel échelon. Téhéran a en effet adressé une mise en garde contre un retour d'un porte-avions américain dans les eaux du Golfe.

L'Iran a lancé cet avertissement alors que son économie semble pâtir de plus en plus des effets des sanctions américaines et européennes. La perspective de mesures occidentales affectant pour la première fois profondément le secteur pétrolier iranien a fait plonger la devise iranienne, le rial, de 40% face au dollar au cours du mois écoulé. Des files d'attente se sont formées devant les banques et certains bureaux de change à Téhéran ont dû fermer leurs portes en raison de l'afflux d'Iraniens désireux d'acquérir des dollars pour préserver leur épargne. La République islamique entre par ailleurs en période électorale avec les législatives prévues le 2 mars. Il s'agira du premier scrutin depuis 2009 et la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence, suivie de vastes manifestations de l'opposition réprimées par le pouvoir.

Le chef de l'armée iranienne, Ataollah Saleh, a déclaré que, en raison des récentes manoeuvres navales iraniennes, les Etats-Unis avaient enlevé l'un de leurs porte-avions des eaux du Golfe. Il a ajouté que l'Iran prendrait des mesures en cas de retour de ce bâtiment de guerre dans le Golfe. Ataollah Saleh n'a pas précisé le nom de ce porte-avions mais le « John C Stennis » est à la tête d'une force d'intervention dans la région et une photo publiée la semaine dernière sur le site internet de la Ve Flotte américaine, basée à Bahreïn, le montrait en mer d'Oman.

« L'Iran ne réitérera pas sa mise en garde (...) Le porte-avion de l'ennemi a été déplacé en mer d'Oman en raison de nos exercices militaires. Je recommande et j'insiste sur le fait que le porte-avions américain ne doit pas revenir dans le Golfe persique », a déclaré Ataollah Saleh, cité par l'agence de presse Irna. Le commandant de la marine iranienne, Habibollah Sayyari, a pour sa part jugé que le maintien de la sécurité dans le Golfe ne nécessitait pas la présence de « forces étrangères ».

La France pour un durcissement des sanctions

Le lieutenant de vaisseau Rebecca Rebarich, porte-parole de la Ve Flotte de l'US Navy, a précisé que le « John C. Stennis » était sorti du Golfe le 27 décembre via le détroit d'Ormuz à l'occasion d'un déplacement de routine « planifié à l'avance ».

Un porte-parole du Pentagone, le capitaine de frégate Bill Speaks, a fait savoir à Reuters par courriel que les Etats-Unis continueraient à déployer des navires de guerre dans le Golfe. « L'US Navy opère en vertu de conventions maritimes internationales pour maintenir un état permanent de vigilance élevée pour garantir un flot continu et sûr sur les voies d'eau stratégiques pour le commerce mondial », a-t-il expliqué.

Les Etats-Unis et l'Union européenne ont imposé plusieurs trains de sanctions contre l'Iran en raison de son programme nucléaire, soupçonné de comporter un volet militaire. Ces sanctions ont eu un impact limité jusqu'à présent mais les dernières mesures pourraient pour la première fois frapper durement le secteur pétrolier iranien, qui représente 60% de l'économie du pays.

Le président Barack Obama a promulgué samedi une loi excluant du système financier américain toute institution collaborant avec la Banque centrale d'Iran, par laquelle le pays perçoit l'essentiel de ses revenus pétroliers. Si elles sont pleinement mises en oeuvre, ces mesures empêcheraient de nombreuses raffineries d'acquérir du brut iranien.

L'UE devrait à son tour décider de nouvelles sanctions lors d'une réunion de ses ministres des Affaires étrangères le 30 janvier, avec peut-être un embargo sur le pétrole iranien.

« La France (...) souhaite que nous durcissions les sanctions et le président de la République (Nicolas Sarkozy) a fait deux propositions concrètes. La première, c'est le gel des avoirs de la banque centrale iranienne, qui serait une mesure très rude, et la deuxième l'embargo sur les exportations pétrolières iraniennes », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, sur i-télé.

Michael Mann, porte-parole de la représentante diplomatique de l'UE Catherine Ashton, a précisé que les Vingt-sept débatteraient de ces questions cette semaine avec l'objectif de parvenir à un consensus avant la réunion du 30 janvier.

Ce durcissement occidental est nourri par un rapport publié en novembre par l'Agence internationale de l'Energie atomique dans lequel l'AIEA évoque des activités iraniennes potentiellement liées à l'acquisition d'un arsenal nucléaire. En réaction, l'Iran, qui assure vouloir uniquement produire de l'électricité, a adopté une attitude et une rhétorique de défi. Il a menacé le 27 décembre de fermer le détroit d'Ormuz, voie maritime par laquelle transitent 40% du commerce pétrolier mondial, en cas de sanctions contre son secteur pétrolier.

La Chine négocie des rabais

Il vient de terminer dix jours de manoeuvres navales dans le Golfe au cours desquels il dit avoir procédé à des tests de missiles de portée suffisante pour atteindre Israël et des bases américaines dans la région.

La situation paraît toutefois d'autant plus critique pour l'Iran que la Chine, même si elle bloque tout projet de sanctions au niveau des Nations unies, exige désormais des rabais sur ses achats de pétrole iranien, qui ont représenté 11% de ses importations au cours des onze premiers mois de 2011. Pour obtenir gain de cause, Pékin, principal partenaire commercial de l'Iran, a réduit de plus de moitié en janvier ses importations de brut iranien en se reportant sur des approvisionnements en Russie et au Vietnam. La Chine importait près de 550.000 barils par jour d'Iran en 2011 et elle n'a prévu d'en acquérir qu'environ 285.000 par jour en janvier.

La chute des revenus pétroliers a un impact direct sur la vie quotidienne des Iraniens avec la hausse des prix des biens subventionnés et la baisse du rial. Certains bureaux de change de Téhéran disent que leur activité est suspendue jusqu'à nouvel ordre. « Le taux change toutes les secondes (...) Nous ne prenons plus de rials pour les échanger contre des dollars ou toute autre monnaie étrangère », a dit Hamid Bakshi, d'un bureau du centre de Téhéran.

Zohreh Ghobadi, mère de famille ayant pris place dans une longue file d'attente devant une agence bancaire, a expliqué qu'elle souhaitait retirer ses économies et les convertir en dollars.

Les autorités iraniennes démentent cependant tout lien entre les sanctions occidentales et la baisse de la monnaie. « Les nouvelles sanctions américaines ne sont pas encore entrées en vigueur », a déclaré mardi Ramin Mehmanparast, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Les echos

27/12/2011 - L’Iran est en mesure de bloquer le détroit d’Ormuz

La marine iranienne a commencé des exercices de dix jours à grande échelle dans la zone du détroit d’Ormuz qui revêt une importance stratégique, écrit lundi 26 décembre le quotidien Kommersant. Pour l’Iran, les exercices sont la première occasion de manifester sa puissance navale après que les Etats-Unis et Israël ont déclaré ne pas exclure un scénario de règlement par la force du problème nucléaire iranien.

Ces exercices sont sans précédent pour la flotte iranienne étant donné son rayon d’action dans l'océan Indien et l’utilisation de nouveaux types d’armes. Selon le commandant de la marine iranienne, l'amiral Habibollah Sayyari, les exercices se dérouleront avec la participation de sous-marins du type Tareq et Ghadir, de destroyers, de bâtiments équipés de systèmes de missiles mer-air dernière génération, de drones et d’artillerie côtière. Selon l’amiral Sayyari, le principal objectif des exercices est de s’assurer de l’efficacité de la marine iranienne dans ses eaux territoriales. L’amiral a promis que les exercices seraient un "message de paix et d’amitié destiné aux pays de la région". Selon les experts, les exercices iraniens seront la démonstration de force la plus importante de Téhéran dans le contexte de l’aggravation continue de la crise nucléaire iranienne. En novembre dernier, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Canada ont adopté de nouvelles sanctions draconiennes contre l’Iran dans les secteurs énergétique et financier. Par ailleurs, au cours des dernières semaines, l’administration américaine n’a pas exclu son soutien à Israël si ce dernier effectuait un raid contre les sites nucléaires iraniens.

La possibilité de bloquer le détroit d’Ormuz reste pour l’Iran un moyen efficace pour dissuader l’Occident. La semaine dernière, Parviz Sarvari, membre de la commission du parlement iranien pour la sécurité nationale, a déclaré qu’au cours des exercices la marine iranienne finaliserait les manœuvres visant à bloquer le détroit d’Ormuz (cette déclaration a conduit à une brusque hausse de prix sur les marchés mondiaux du pétrole). Certes, plus tard le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a désavoué la déclaration selon laquelle le détroit d’Ormuz serait bloqué pendant les exercices. L’amiral Sayyari a confirmé la veille que le blocage du détroit ne constituait pas l’objectif des exercices. Toutefois, il a déclaré que la flotte iranienne serait parfaitement en mesure de paralyser la navigation des tankers dans le détroit si le gouvernement iranien jugeait cette démarche opportune.

Rappelons que la partie nord du détroit d’Ormuz est contrôlée par l’Iran alors que son littoral sud appartient aux Emirats arabes unis et à Oman, alliés des Etats-Unis. Actuellement, plus d’un tiers des fournitures maritimes de pétrole de la planète s’effectue via le détroit. Selon les experts, la suspension de la navigation dans cette zone pourrait fortement ébranler les marchés mondiaux du pétrole.

Moskovstie Novosti


15/12/2011 - Moscou aiderait l'Iran en cas de frappes israélo-américaines (Nezavissimaïa gazeta)

La situation géopolitique autour de la Syrie et de l’Iran pousse la Russie à optimiser d’urgence ses forces armées en Transcaucasie, dans la mer Caspienne et dans les régions de la Méditerranée et de la mer Noire, écrit jeudi le quotidien russe Nezavissimaïa gazeta se référant à des sources au ministère de la Défense..


Les sources du ministère russe de la Défense déclarent que le Kremlin reçoit des informations sur la préparation d’une attaque d’Israël contre les sites nucléaires de l’Iran avec le soutien des Etats-Unis. L’attaque sera soudaine et lancée très prochainement. La riposte de Téhéran ne devrait pas se faire attendre. Une guerre à part entière pourrait alors se déclencher, dont les conséquences seraient imprévisibles.

Ce problème fait partie des priorités de l’ordre du jour du sommet UE-Russie à Bruxelles jeudi avec la participation du président russe Dmitri Medvedev. La Russie a commencé récemment à exercer une influence diplomatique directe sur l’Europe et la communauté internationale concernant les problèmes d’une éventuelle guerre en Iran, après la publication en novembre par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’un rapport sur le programme nucléaire iranien.

Cependant, la préparation de la Russie visant à minimiser les pertes suite aux actions éventuelles contre Téhéran a commencé il y a plus d’un an. A l’heure actuelle, elle est pratiquement terminée. Selon les sources du ministère russe de la Défense, en octobre-novembre 2011, la 102e base militaire en Arménie a été intégralement optimisée. Les unités de la garnison ont été projetées dans la région de Gumri, plus près de la frontière turque. En fait, les attaques éventuelles des troupes américaines contre les sites iraniens sont possibles à partir du territoire de la Turquie.

Un groupe aéronaval de la flotte russe du Nord sous le commandement du croiseur lourd porte-avions Admiral Kouznetsov, qui a l’intention d’entrer dans le port syrien de Tartus, a été envoyé près des côtes méditerranéennes. Les sources du ministère russe de la Défense n’ont pas confirmé, mais n’ont pas non plus réfuté le fait que ce groupe aéronaval était accompagné par des sous-marins nucléaires de la flotte du Nord. Aucune annonce officielle n’a été faite concernant les missions de l’armée et de la flotte si une guerre était déclenchée contre l’Iran.

Les analystes n’excluent pas la participation militaire de la Russie au conflit en Iran. "Dans le pire cas de figure, si Téhéran était menacé par une défaite militaire totale en résistant à l’invasion des forces des Etats-Unis et l’Otan, la Russie lui apporterait son aide militaire. Du moins, technique", prédit le colonel Vladimir Popov, expert militaire.

Ria


13/12/2011 - Une frappe contre l'Iran serait catastrophique pour la région (Moscou)

Une frappe américaine ou israélienne contre l'Iran aurait des conséquences catastrophiques pour les pays de cette région et le monde entier, a déclaré lundi le représentant de la Russie auprès de l'Union européenne Vladimir Tchijov.

"Une frappe portée par les Etats-Unis ou Israël déclenchera un scénario catastrophique" à l'échelle régionale et mondiale, a indiqué M.Tchijov devant les journalistes.

Début novembre, des médias israéliens et occidentaux ont rapporté que les Etats-Unis et Israël pourraient porter une frappe contre les sites nucléaires iraniens après la récente publication d'un rapport de l'AIEA consacré à l'Iran.

Selon le rapport, l'Iran a œuvré pour la création d'une arme atomique jusqu'en 2003 et poursuit probablement ses activités en ce sens. En novembre, le président israélien Shimon Peres a déclaré que "la possibilité d'une attaque militaire était plus proche qu'une option diplomatique".

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a qualifié l'éventuelle frappe militaire contre l'Iran d'"erreur lourde de conséquences imprévisibles".

Plusieurs pays occidentaux, les Etats-Unis en tête, soupçonnent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme mené, selon Téhéran, à des fins civiles. Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté plusieurs résolutions sanctionnant l'Iran pour son refus d'établir un moratoire sur l'enrichissement de l'uranium.

Ria novosti


09/12/2011 - Iran : les militaires US craignent qu’Israël emploie l’arme nucléaire en seconde frappe

Un ancien amiral de l’US Navy ayant longtemps servi au sein des instances de sécurité nationale des Etats-Unis, a confirmé au magazine EIR que lui et de nombreux collègues craignent plus que tout de voir Israël lancer non seulement une attaque préventive sur l’Iran, mais qu’en cas de représailles iraniennes, l’Etat hébreux répondrait par l’arme nucléaire.

« Si les israéliens attaquent, ce sera extrêmement contre-productif, a expliqué l’Amiral. Je me fais beaucoup de souci à ce sujet. » Il a également ajouté qu’il considère l’ensemble de la région du golfe persique et de l’est méditerranéen comme un unique champ de bataille servant de déclencheur pour une guerre générale. Il a notamment cité la présence en Syrie de membres des Gardiens de la révolution iranienne et la perspective d’une guerre civile entre Sunnites et Chiites en Irak, dans le contexte du retrait des troupes américaines. « Mais étant donné la folie israélienne, je vois l’Iran comme le problème le plus effrayant. »

Face à l’escalade des menaces internationales contre l’Iran, l’Ayatollah Khamenei vient d’ordonner aux chefs des forces de sécurité de se mettre en état d’alerte. Selon le Daily Telegraph, le commandant des Gardiens de la révolution, le général Jaafari a fait redéployer les missiles longue portée Shahab sur des sites secrets le long des frontières afin de les préserver de toute neutralisation ennemi et de pouvoir déclencher immédiatement des représailles en cas d’attaque.

Le secrétaire américain à la Défense a prévenu qu’une attaque israélienne mènerait à une « escalade » pouvant « aspirer le Moyen-Orient dans un conflit que nous regretterions ».

S&P


06/12/2011 - Ryad pourrait envisager l'acquisition de l'arme nucléaire

"Une catastrophe touchant l'un de nous s'abattra sur nous tous", a prévenu le prince Turki al-Fayçal. Le prince saoudien Turki al-Fayçal, un influent membre de la famille régnante, a évoqué lundi la possibilité pour l'Arabie saoudite de se doter de l'arme nucléaire, dans la foulée de la course aux armes de destruction massive engageant Israël et l'Iran.


"Tous nos efforts et ceux du monde ayant échoué à convaincre Israël de renoncer à ses armes de destruction massive mais aussi l'Iran, il est de notre devoir à l'égard de nos peuples d'envisager toutes les options possibles, y compris l'acquisition de ces armes", a déclaré le prince Turki, ancien chef du renseignement saoudien, lors d'un forum sur la conjoncture régionale à Ryad. "Une catastrophe touchant l'un de nous s'abattra sur nous tous", a prévenu le prince, en référence aux effets dévastateurs d'une course régionale à l'arme nucléaire.

Le royaume saoudien, qui redoute une dimension militaire du programme nucléaire de l'Iran et qui dénonce constamment la puissance d'Israël en la matière, a multiplié les démarches pour développer de l'énergie nucléaire, officiellement à "usage pacifique".

En juin, un coordinateur de l'organisme saoudien du nucléaire civil, Abdel Ghani Malibari, cité par la presse locale, avait annoncé que Ryad entendait construire 16 réacteurs nucléaires civils dans les 20 prochaines années pour un coût de quelque 80 milliards de dollars.

Orient du jour


22/11/2011 - L'Iran "espère" qu'Israël commettra l'erreur de l'attaquer

Le commandant de la force aéro-spatiale des Gardiens de la révolution, le général Amir-Ali Hadjizadeh, a déclaré que l'Iran "espérait" qu'Israël commettra l'erreur de l'attaquer pour envoyer le régime sioniste "à la poubelle de l'histoire", a rapporté lundi l'agence Fars.

"Un de nos grands espoirs est qu'ils commettent une telle action car depuis longtemps il y a une énergie emmagasinée que nous espérons utiliser pour envoyer les ennemis de l'islam à la poubelle de l'histoire", a-t-il déclaré à propos des menaces d'attaques israéliennes contre les sites nucléaires iraniens. "Le développement de nos capacités balistiques ne cessera jamais", a-t-il ajouté.

Ces dernières semaines, des responsables israéliens ont menacé d'attaquer les sites nucléaires iraniens. L'Iran a mis en garde Israël mais aussi les Etats-Unis contre toute attaque en menaçant de s'en prendre non seulement à Israël mais aussi aux intérêts américains dans la région.

Belga


06/11/2011 - Une attaque contre l'Iran "de plus en plus vraisemblable", prévient Shimon Peres

Le président israélien Shimon Peres a averti samedi qu'une attaque était "de plus en plus vraisemblable" contre l'Iran, peu avant la publication par l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique (AIEA) d'un rapport sur le programme nucléaire de Téhéran.

"Les services de renseignements des divers pays qui surveillent (l'Iran) s'inquiètent et pressent leurs dirigeants d'avertir que l'Iran est prêt à obtenir l'arme atomique", a affirmé M. Peres à la seconde chaîne privée de la télévision israélienne.

"Il faut se tourner vers ces pays pour qu'ils remplissent leurs engagements (...) Ce qui doit être fait, et il y a une longue liste d'options", a-t-il encore dit.

M. Peres a tenu ces propos alors que l'AIEA doit publier le 8 novembre un rapport sur le programme nucléaire de l'Iran, que les experts israéliens jugent "alarmant".

Lors d'une autre interview dimanche matin à la radio publique, M. Peres a affirmé que, selon les "signes avant-coureurs, l'Agence a en main des preuves que les Iraniens malgré leur dénégations vont bien produire un armement nucléaire".

"Jusqu'à présent, l'Agence avait accordé le bénéfice du doute à l'Iran. Ce rapport, s'il est publié, va lever le doute", a ajouté le président en préconisant un durcissement des sanctions "économiques et pétrolières" contre Téhéran.

L'hypothèse d'une frappe préventive d'Israël contre les installations nucléaires de l'Iran a repris corps ces derniers jours, à la faveur de fuites organisées vers les médias d'un débat qui divise les membres du cabinet de Benjamin Netanyahu.
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a démenti lundi des informations selon lesquelles il aurait d'ores et déjà décidé avec M. Netanyahu d'attaquer l'Iran.

Mais, il a ensuite ajouté qu'"il peut se créer des situations au Moyen-Orient dans lesquelles Israël devra défendre ses intérêts vitaux de façon indépendante, sans avoir à s'appuyer sur d'autres forces régionales ou autres".

Selon Haaretz, la majorité des 15 membres du cabinet israélien de sécurité est pour l'heure opposée à une attaque contre l'Iran. Seule cette instance peut arrêter une décision aussi grave.

De nombreux responsables israéliens soulignent qu'Israël n'est pas en mesure de lancer une telle opération sans la coordonner préalablement avec les Etats-Unis et sans le feu vert de ces derniers.

Haaretz a indiqué dans son édition de dimanche en citant des responsables américains que lors de la dernière visite en Israël le 3 octobre du Secrétaire d'Etat américain à la Défense Leon Panetta, MM. Netanyahu et Barak s'étaient contentés de répondre "en termes vagues" lorsque ce dernier leur a demandé de s'engager à coordonner avec Washington toute action contre l'Iran.

L'opinion israélienne est divisée pratiquement à égalité entre partisans (41%) et opposants (39%) d'une attaque contre les installations nucléaires iraniennes, selon un sondage.

En attendant une éventuelle décision, Israël a procédé jeudi à un vaste exercice de défense passive simulant une attaque de missiles dans la région de Tel-Aviv, et a tiré mercredi avec succès un missile balistique doté d'un nouveau système de propulsion.

Les médias israéliens ont également fait état d'un exercice mené ces derniers jours par 14 avions israéliens en Sardaigne (Italie) en coopération avec l'aviation italienne pour s'entraîner à des missions "à longue distance".

"Les Etats-Unis savent que toute attaque du régime sioniste contre l'Iran produira de sérieux dommages non seulement contre ce régime mais aussi contre les Etats-Unis", a averti le chef d'état-major iranien, le général Hassan Firouzabadi.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a affirmé jeudi en Libye que l'Iran s'est "préparé au pire".

AFP

06/11/2011 - Nétanyahou attaque la presse après des fuites sur d'éventuelles frappes contre l'Iran

Et maintenant, la théorie du complot ! Après un étonnant silence de plus de cinq jours, pendant lesquels la plupart des ministres israéliens ont fait chorus dans le débat très public sur l'opportunité ou non, pour Israël, d'envisager des frappes militaires contre les installations nucléaires iraniennes, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a demandé au Shin Bet, le service de renseignement intérieur, de diligenter une enquête sur l'origine des fuites concernant une discussion censée rester confinée au cénacle du cabinet restreint.

Haro donc sur la presse, coupable d'avoir rendu compte des états d'âme de ministres qui se sont notamment exprimés... à la Knesset, le Parlement israélien ! Mais comme les médias peuvent rendre des services, c'est par le biais du quotidien koweïtien Al-Jarida que le gouvernement israélien a choisi de faire part de la saisie du Shin Bet et de ses soupçons. Le bureau du premier ministre n'a ni confirmé ni démenti les informations d'Al-Jarida, un journal très souvent utilisé par l'exécutif israélien pour distiller informations, rumeurs et ballons d'essai.

DÉSIR DE REVANCHE

Que dit Al-Jarida ? Que ces fuites sont la manifestation du désir de revanche des anciens chefs du Mossad (renseignement extérieur) et du Shin Bet Meir Dagan et Youval Diskin, le premier n'ayant pas apprécié de ne pas être renouvelé dans ses fonctions, et le second de ne pas lui avoir succédé. Les deux hommes auraient "recruté" des journalistes pour nuire au premier ministre et au ministre de la défense, Ehoud Barak, et torpiller l'intention prêtée aux deux hommes de pousser les feux en faveur d'une intervention militaire contre l'Iran.

Mais Meir Dagan est du genre combatif : "Je suis un criminel qui viole les règles de sécurité ? Qu'ils me jugent donc ! Ceux qui ont poussé la question iranienne au centre de l'actualité, ce sont le premier ministre et le ministre de la défense", a ajouté l'ancien patron du Mossad. Dans cette ambiance de règlement de comptes, Moshé Yaalon, le ministre des affaires stratégiques, a dénoncé le comportement " cynique et irresponsable" de son collègue de la défense, par ailleurs soupçonné d'exagérer à dessein les menaces contre Israël pour obtenir des rallonges financières pour son ministère.

La plupart des éditorialistes de la presse israélienne dénoncent l'hypocrisie du gouvernement, qui, n'ayant pas fait usage de la censure militaire (une pratique pourtant courante sur des sujets sensibles), a laissé le débat prendre de l'ampleur, avant de désigner un bouc émissaire : la presse.

Que la tentation de frappes préventives contre l'Iran existe en Israël, nul ne peut en douter. La preuve : le débat s'est transporté, vendredi 4 novembre, de Jérusalem à... Cannes. Lors du sommet du G20, Nicolas Sarkozy s'est refusé à envisager une hypothèse guerrière, insistant au contraire sur la nécessité de multiplier les sanctions contre Téhéran. Le ton se voulait apaisant, mais non dénué d'une menace à peine voilée : "Si Israël était menacé dans son existence, la France ne resterait pas les bras croisés", a souligné le président français.

Laurent Zecchini (Jérusalem, correspondant) - Le monde


06/11/2011 - L'Iran a une installation pour tester des armes nucléaires selon l'AIEA

Un rapport publié par l'organisme de surveillance nucléaire de l'ONU la semaine prochaine soutiendra les allégations que l'Iran a construit une installation d'essais d'armes nucléaires, a rapporté Reuters samedi.

Dans son rapport, l'agence Reuters cite des sources affirmant que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a obtenu des images satellite d'un grand conteneur en acier pour réaliser des tests avec de hauts explosifs qui pourraient être utilisés comme des armes nucléaires. Les images du site à Parchine, près de Téhéran, et d'autres preuves accréditent les allégations des Etats membres de l'AIEA que l'installation était destinée aux tests d'explosifs nucléaires.

Selon les sources que Reuters a eues, l'AIEA révélera aussi la preuve la semaine prochaine que l'Iran a effectué la modélisation informatique d'une arme nucléaire.

Les diplomates occidentaux contactés par le FT ont déclaré samedi qu'ils ne feraient aucun commentaire sur le rapport de Reuters.

Ces derniers jours, des diplomates occidentaux ont déclaré que le rapport très attendu permettra de renforcer les soupçons que Téhéran cherche à développer une capacité à fabriquer des bombes atomiques.

On ignore quand le conteneur a été construit à Parchine ou s’il a été effectivement utilisé pour des travaux liés au nucléaire.

Les responsables iraniens n’étaient pas immédiatement disponibles pour commenter.

Les suspicions de travail sur des armes nucléaires au complexe militaire de Parchine, au sud-est de Téhéran date au moins de 2004, quand un éminent expert nucléaire a dit que des images satellites ont montré que cela pouvait être un site pour la recherche, les essais et la production d'armes nucléaires.

L'Iran, qui affirme que son programme nucléaire est pacifique, a déjà nié les allégations. En 2005, l'Iran a autorisé les inspecteurs nucléaires à visiter Parchine.

L'AIEA en mai, a énuméré sept domaines de préoccupation quant aux dimensions militaires possibles du programme nucléaire de l'Iran, y compris la fabrication de hauts explosifs et le développement, la fabrication, et les tests de composants explosifs.

Un des principaux obstacles dans la fabrication d'une bombe atomique est la conception d'un anneau d'explosif conventionnel pour compresser les matières atomiques dans le cœur d'ogives, enflammant une réaction nucléaire en chaîne. Les expériences doivent être menées pour tester l'impact des explosions sur les composants des bombes.

On s'attend à ce que le rapport d'AIEA inclue d'autre preuve de recherche et d'autres activités qui ont peu de sens si elles ne sont pas liées aux armes, ont dit les diplomates occidentaux.

Les puissances occidentales pensent que l'Iran essaye secrètement de développer des armes nucléaires, mais Téhéran nie ceci, alléguant qu'il enrichit de l'uranium uniquement pour faire fonctionner des réacteurs pour produire de l'électricité.

Toute preuve d'activités nucléaires renforcerait les appels à de nouvelles sanctions contre l'Iran.

Benjamin Netanyahou, qui agite le spectre d’une menace imminente, envisage des frappes en Iran.

Selon les médias israéliens, une partie du gouvernement serait en faveur d'une attaque militaire préventive contre les installations nucléaires iraniennes. Ce point de vue, très loin de faire l’unanimité, a provoqué un vif débat à la Knesset le 31 octobre dernier. D’un côté, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, et le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, prônent l’option militaire. Alors que l'autre partie du gouvernement et les responsables des agences de sécurité font bloc, privilégiant l’adoption de nouvelles sanctions économiques pour faire pression sur Téhéran.

"La sécurité, ce n’est pas uniquement la défense, c’est aussi la capacité d’attaquer", a déclaré Benjamin Netanyahou à la Knesset, provoquant une vive inquiétude au sein de son propre rang et un tollé de l’opposition.

Article rédigé par Melvine en Action - Source The Financial Times et France24


03/11/2011 - L'hypothèse d'une attaque de l'Iran par Israël resurgit

Des indiscrétions publiées en première page du quotidien «Yediot Aharonot» prétendent que le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le ministre de la défense Ehud Barak se sont mis d'accord pour attaquer les installations nucléaires iraniennes, contre l'avis des services de renseignements militaires et civils.

Le quotidien Haaretz confirme qu’ils tentent de lever l'opposition d'une majorité de ministres contre une attaque visant les installations nucléaires iraniennes. A la suite de ces rumeurs, la chef de l'opposition, Tsipi Livni, a appelé le premier ministre à «écouter les chefs des services de sécurité concernant le dossier iranien».

Les États-Unis envisagent, selon le New York Times, de renforcer leur présence militaire dans la région du Golfe persique et pourraient également envoyer des navires supplémentaires dans les eaux du Golfe.

Le risque d’une action militaire est à prendre d'autant plus sérieusement que la Russie a décidé de renforcer la défense de l’Iran contre les avions ou les missiles. D'autant plus que la première centrale nucléaire iranienne, construite par la Russie à Bushehr, devrait entrer en service au début de l’année 2012. Cette déclaration a été faite par Mohammad Ahmadian, responsable des centrales nucléaires au sein de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), lors d'une cérémonie marquant la montée de Bushehr à 40% de sa puissance: «Nous prévoyons de pouvoir connecter la centrale avec toute sa puissance au réseau électrique d'ici mars 2012».

Difficultés techniques

Le report de mois en mois de la mise en service du fleuron des usines nucléaires iraniennes prouvait les difficultés techniques du programme et confortait Israël dans sa conviction que le danger n’était pas encore immédiat. Il semble cependant que la donne vient de changer.

Israël avait déjà prévu d’attaquer les installations nucléaires à la fin de l'année 2010 mais les États-Unis l’ont empêché. Nos articles sur Slate avaient fait état des pressions qu’Israël maintenait sur Barack Obama pour le persuader de la nécessité d’une frappe préventive contre les installations nucléaires de Téhéran. WikiLeaks avait confirmé nos affirmations.

Les dirigeants israéliens, usant d’analyses fluctuantes, ont donné le sentiment de ne pas avoir de stratégie précise. Ils semblent vouloir brouiller les pistes sur leurs intentions réelles à l’égard de l’Iran. L’ancien chef du Mossad Meir Dagan avait en effet tempéré la situation en précisant que l’Iran n’aurait pas de capacité nucléaire militaire avant 2015.

Ces atermoiements ont été justifiés par les dysfonctionnements intervenus dans les centrales nucléaires sous l’effet du virus informatique Stuxnet. Les experts sont maintenant convaincus que ce virus avait été conçu pour s'attaquer aux centrifugeuses de Natanz utilisées pour enrichir l'uranium. Contrairement aux virus de type «familiaux», Stuxnet avait été élaboré «sur mesure» pour s’attaquer spécifiquement aux sites nucléaires iraniens. Il était chargé de saboter exclusivement les alimentations électroniques des centrifugeuses nucléaires. Le virus a ainsi agit comme une arme de destruction, nouvelle génération.

Parallèlement à cette attaque cybernétique, une guerre totale des services secrets avait été engagée entre l'Iran et Israël. Des savants iraniens ont été assassinés, retardant d'autant la réalisation du programme iranien. Le virus Stuxnet et les assassinats de scientifiques ont suffisamment retardé le programme nucléaire pour qu'Israël renonce presque officiellement à une attaque risquée et incertaine.

Nouvelle donne de l’AIEA

Toutefois l’AIEA (Agence internationale à l’énergie atomique) de l’ONU pointe, dans son rapport du 2 septembre qui sera publié le 8 novembre, sa préoccupation croissante «sur l'existence possible en Iran d’activités nucléaires non divulguées, liées au nucléaire militaire, y compris les activités de développement d'une charge nucléaire pour un missile». Le rapport montre que la production par l'Iran d’uranium faiblement enrichi (UFE) et d’uranium enrichi à 20% a continué sans relâche. Les iraniens ont augmenté leur stock d’UFE de 438 kg pour le porter à un total de 4.543 kg tandis que la production totale d’uranium enrichi à 20% a atteint 70,8 kg. L’Agence s’estime actuellement «incapable de fournir des assurances crédibles garantissant que toutes les matières nucléaires en Iran sont destinées à des activités pacifiques».

Fereydoun Abbas, chef de l'agence iranienne de l'énergie atomique, a confirmé le 29 août, l'accélération de son programme nucléaire militaire et les préparatifs contre une éventuelle attaque sur ses installations. Selon lui, la production de combustible nucléaire a déjà largement dépassé ses besoins. Les sources militaires israéliennes précisent que Téhéran est en mesure de passer de l’uranium enrichi à 20% à de l’uranium enrichi à 60%, dernière étape avant l’uranium à 90% utilisable pour les armes nucléaires. Le stock évalué par l’Agence à 4.543 kg d’uranium faiblement enrichi suffit à construire quatre armes nucléaires après enrichissement.

Fereydoun Abbas considère caduque la proposition des occidentaux de 2009 tendant à fournir à l'Iran du combustible en faible quantité pour son réacteur de recherche en échange d'un arrêt de la propre production iranienne: «Nous ne négocierons plus d’échange de combustible ni l'arrêt de notre production» a-t-il affirmé.

Nouvelle usine à Qom

Le chef l'agence atomique iranienne a révélé le transfert imminent de ses installations d'enrichissement de Natanz vers un lieu fortifié souterrain, à proximité de la ville sainte de Qom, pour les mettre à l’abri d’attaques de missiles et  cybernétiques. Il a clairement prévenu que l’Iran n’autoriserait pas la visite par les instances internationales de cette nouvelle installation qui a reçu de nouvelles centrifugeuses plus avancées, IR-4 et IR-2m, en remplacement de celles détruites par le virus, afin d’accélérer la production d'uranium hautement enrichi.

Les sources de renseignement occidentales estiment à présent que les progrès réalisés par l’Iran permettront au printemps 2012 l'achèvement potentiel de deux à quatre bombes avec une capacité réelle d’effectuer un essai nucléaire. A la Maison Blanche, Tommy Vietor, porte-parole du Conseil national de sécurité, a déclaré que le projet iranien  visant à «installer et faire fonctionner les centrifugeuses à Qom est une violation de leurs obligations vis-à-vis des Nations Unies et un nouvel acte de provocation». La France a, de son côté, adopté une attitude ferme puisque Nicolas Sarkozy a confirmé le 31 août que «les tentatives de l'Iran de construire des missiles à longue portée et des armes nucléaires pourraient conduire les pays occidentaux à lancer une attaque préventive».

Urgence stratégique

 Les dirigeants israéliens laissent croire qu’ils attendent la mise à l'écart programmée du président Ahmadinejad. Mais les russes ne croient pas à un renoncement israélien. Moscou a annoncé, le 25 octobre, la vente à l'Iran de systèmes mobiles de radars très avancés, Avtobaza, montés sur camion et capables de brouiller les instruments électroniques de guidage des missiles d'attaque. Ce brouilleur de radar fait partie de l’arsenal militaire russe le plus sophistiqué pour signaler l’approche des avions de chasse et des missiles. Il est capable de détecter simultanément et électroniquement 60 cibles dans un rayon de 150 kilomètres à 360 degrés, avec une alerte de l’ordre de vingt minutes.

Le transfert des usines nucléaires, l’installation en cours du système Avtobaza et l’opportunité des délais de formation des servants des batteries pourraient avoir incité les dirigeants israéliens à anticiper leur intervention contre l’Iran. Les israéliens craignent que le nouveau matériel préfigure la livraison à l’Iran de la totalité du système russe de renseignement électronique ELINT  qui lui permettrait d’identifier et de réagir à tout mouvement aérien, non seulement au-dessus de son territoire, mais dans la globalité du Golfe Persique et de la Mer Caspienne. Tsahal aurait alors plus de difficultés à intervenir.

L’annonce de la transaction a été faite à un haut niveau politique, par Konstantin Biryulin, directeur adjoint du Service fédéral de coopération militaro-technique de la Russie (FSMTC), et non par les responsables commerciaux habituels. Il a confirmé que «nous négocions la fourniture de moyens pour assurer la sécurité de l'Iran» car le Kremlin estime que les ventes d’armes à l’Iran constituent une question stratégique du ressort du gouvernement. Mais le message aux occidentaux reste clair: la Russie ne restera pas les bras croisés, comme au moment de l’intervention de l’OTAN contre la Libye. Elle ne tolèrera aucune action contre la Syrie ou l’Iran dont elle assure ouvertement la protection.

Test balistique israélien

Israël ne se sent pas concerné par cette mise en garde. En revanche, il laisse filtrer des informations stratégiques. Il a testé, le 2 novembre dans la base de Palmachim, un nouveau missile balistique intercontinental capable de transporter une ogive nucléaire. Il s’agirait d’un dérivé du Jéricho-3 à combustible solide dont la portée est estimée de 4.800 à 6.500 km, suffisamment pour atteindre l’Iran. Il ne servirait pas à une attaque contre les usines nucléaires mais serait une dissuasion pour toute velléité des iraniens d’atteindre des cibles civiles en Israël. En revanche, les experts militaires considèrent qu’une quarantaine de missiles à ogives conventionnelles est capable de détruire les trois sites de Natanz, Ispahan et Arak. Les israéliens disposent en effet depuis fin septembre de bombes GBU-28 capables d’atteindre en profondeur les bunkers enfouis dans des grottes naturelles.

L’annonce israélienne de cet essai balistique entre dans la nouvelle stratégie du gouvernement d’avouer ouvertement l’existence d’un programme nucléaire militaire alors que jusqu’à présent les dirigeants laissaient planer le doute et l’ambiguïté. Ils sont  amenés à lever le voile devant les informations concordantes des services de renseignements faisant état d’un prochain test balistique iranien avec ogive nucléaire.

Par ailleurs, l’annonce que la Syrie a reconstruit un site nucléaire, pour remplacer le réacteur bombardé en 2007 par Israël, confirme que l’Iran n’a pas abandonné sa volonté d’équiper en armes nucléaires les ennemis d’Israël. La proximité d’un site nucléaire aux frontières d’Israël constitue un casus belli. Le test balistique israélien avec ogive nucléaire et la libération de la censure militaire sur les affaires nucléaires israéliennes pencheraient pour une volonté de mettre en garde les pays occidentaux sur la montée des périls et sur le fait qu'Israël ne restera pas longtemps sans agir pour sa survie.

La comédie, qui se joue en Israël entre les partisans d’une attaque, les politiques, et ceux qui prônent la patience, les militaires, tend à masquer les intentions réelles d’Israël et à mobiliser en permanence les iraniens dans une guerre des nerfs dont l’issue reste improbable.

Jacques Benillouche - Slate


16/10/2011 - Complot iranien présumé: Khamenei rejette les accusations américaines

Le guide suprême iranien Ali Khamenei a rejeté samedi en bloc les accusations américaines "absurdes" impliquant l'Iran dans un présumé complot pour assassiner l'ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, alors que Washington et Ryad ont affirmé que Téhéran devrait rendre des comptes.

L'ayatollah Khamenei, qui détermine les grandes orientations politiques nationales et internationales de l'Iran, a confirmé que Téhéran n'entendait reconnaître aucune responsabilité dans cette affaire, révélée mardi par les autorités américaines.

Les Etats-Unis "ont créé toute une histoire ces derniers jours (...) avec des accusations absurdes contre un certain nombre d'Iraniens (...) et en accusant l'Iran de soutenir le terrorisme, mais ce type de conspiration ne réussira pas à isoler" la République islamique, a affirmé le numéro un iranien dans un discours retransmis par la télévision.

La justice américaine a annoncé mardi l'inculpation de deux ressortissants iraniens accusés d'avoir projeté d'assassiner l'ambassadeur d'Arabie saoudite à Washington dans le cadre d'une opération planifiée par Téhéran.

L'Iran a immédiatement rejeté ces accusations, criant à une manipulation destinée à diviser les pays musulmans, a protéger Israël et à isoler davantage la République islamique déjà soumise à de sévères sanctions internationales pour ses programmes nucléaire et balistique controversé.

"L'Amérique veut utiliser ces accusations pour affirmer que l'Iran soutient le terrorisme, mais cela n'a pas marché et ne marchera pas", a affirmé samedi l'ayatollah Khamenei en faisant pour la première fois explicitement référence à cette affaire.

Les Etats-Unis "montent régulièrement ce genre de conspiration inutile et sans effet. Ils disent qu'ils veulent isoler l'Iran mais ils n'y parviendront pas, ce sont eux qui sont isolés", a ajouté le guide suprême iranien.

Le président Barack Obama a affirmé jeudi que le complot pour assassiner l'ambassadeur d'Arabie saoudite était incontestablement le fait d'Iraniens ayant des liens avec le régime et a exigé que Téhéran rende des comptes, même s'il n'a pas exclu que les plus hauts dirigeants aient pu ignorer les détails de l'opération.

Il s'est dit déterminé à renforcer les sanctions contre Téhéran et à "poursuivre la mobilisation de la communauté internationale pour faire en sorte que l'Iran soit de plus en plus isolé et paie le prix d'un tel comportement".

L'Iran est déjà sous le coup de six résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant ses programmes nucléaire et balistique, dont quatre assorties de sanctions.

Les Etats-Unis, l'Union européenne et un certain nombre de leurs alliés européens et asiatiques ont renforcé ces sanctions depuis l'été 2010 en imposant unilatéralement un embargo financier, commercial et technologique sévère contre Téhéran.

L'ayatollah Khamenei avait déjà accusé jeudi Washington de chercher à répandre "l'Iranophobie" dans la région pour tenter de camoufler "les échecs" de la politique américaine au Moyen-Orient.
A cet égard, le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi a à nouveau appelé l'Arabie saoudite à la "prudence" dans cette affaire, alors que Ryad a annoncé vendredi préparer une riposte contre Téhéran.

"Nous ne plierons pas devant les pressions (de l'Iran) et nous lui demanderons des comptes pour toute action hostile, à laquelle l'Arabie saoudite apportera une riposte appropriée", a averti le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal.

"Nos ennemis cherchent comme toujours à créer des divisions entre les pays de la région, mais nous espérons que les Saoudiens auront la sagesse de ne pas entrer dans ce genre de jeu politique" et de "garder une approche prudente" de ce dossier, a répondu samedi M. Salehi cité par l'agence Fars.

AFP


Ces deux dernières semaines marque un passage très spécial...le mécanisme menant à la 3ème guerre mondiale a avancer d'un cran, et personne n'a l'air de vraiment réaliser ce qu'il se passe... 


12/10/2011 - Complot iranien présumé à Washington : Téhéran crie au coup monté

L'Iran a rejeté en bloc les accusations américaines l'impliquant dans un projet d'assassinat de l'ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, criant à un coup monté de Washington qu'il a mis en garde mercredi contre toute velléité de "confrontation".

Le ministre américain de la Justice Eric Holder a annoncé mardi l'inculpation de deux ressortissants iraniens accusés d'avoir projeté d'assassiner l'ambassadeur d'Arabie saoudite, Adel Al-Jubeir dans le cadre d'un complot "conçu, organisé et dirigé" par l'Iran.

"Scénario ridicule fabriqué de toutes pièces" pour créer des tensions entre l'Iran et ses voisins arabes du Golfe, a immédiatement rétorqué Téhéran.

"Les relations entre l'Iran et l'Arabie saoudite sont basées sur le respect mutuel et une telle accusation sans fondement ne mènera nulle part", a dit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast.

Washington cherche à la fois à "détourner l'attention de ses problèmes domestiques" et à créer des divisions au sein des pays musulmans afin de "sortir Israël de son isolement actuel", a-t-il estimé.

Téhéran a toutefois laissé transparaître son inquiétude quant aux suites possibles des accusations américaines en mettant en garde les Etats-Unis contre toute velléité de "confrontation".

"Nous ne cherchons pas la confrontation, mais s'ils nous l'imposent les conséquences seront plus dures pour eux" que pour l'Iran, a affirmé le chef de la diplomatie Ali Akbar Salehi.

L'Iran a également saisi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le Conseil de sécurité sur les "conséquences dangereuses" que pourraient avoir les accusations américaines sur la stabilité dans le Golfe et au Moyen-Orient.

Dans une lettre officielle, l'ambassadeur d'Iran à l'ONU, Mohammad Khazaee, a également appelé les "voisins musulmans à se montrer vigilants contre les campagnes vicieuses (des Etats-Unis) visant à ébranler la paix et les relations d'amitié entre les pays de la région".

"Cette procédure solennelle et la rapidité inhabituelle des réactions iraniennes montrent que l'Iran prend l'affaire très au sérieux", a relevé un diplomate occidental à Téhéran.

A l'appui des craintes iraniennes, Londres a assuré Washington de son appui pour de nouvelles sanctions contre l'Iran, tandis que l'Union européenne avertissait Téhéran que l'affaire aurait "des conséquences très graves" si les accusations américaines étaient prouvées.

Washington a d'ores et déjà annoncé son intention de faire monter la pression internationale contre Téhéran, déjà soumis à de sévères sanctions de l'ONU et des pays occidentaux pour son programme nucléaire controversé ainsi que pour ses violations des droits de l'Homme.

Les autorités saoudiennes sont demeurées relativement discrètes, se bornant à condamner "une violation odieuse des conventions internationales" dans un communiqué de leur ambassade à Washington.

Mais cette affaire, relève-t-on dans les milieux diplomatiques à Téhéran, intervient alors que les relations de l'Iran avec l'Arabie saoudite se sont fortement détériorées, après l'intervention militaire saoudienne à Bahreïn en mars pour aider à réprimer une révolte de la population majoritairement chiite, comme en Iran, contre la dynastie sunnite de l'émirat.

Téhéran a vivement critiqué cette intervention, s'attirant en retour l'accusation d'ingérance dans les affaires intérieures de ses voisins pour chercher à les déstabiliser.

Ryad a également accusé l'Iran d'avoir fomenté des manifestations violentes la semaine dernière dans l'Est chiite de l'Arabie saoudite, laissant entendre que l'affaire aurait des suites.

AFP


28/09/2011 - Un diplomate français met en garde contre un fort risque de frappe contre l'Iran

L'ambassadeur français aux Nations Unies, Gérard Araud, a prévenu d'un "fort risque" d'une frappe militaire contre l'Iran si la république islamique continue sur la voie de la prolifération nucléaire, a rapporté l'AFP mercredi.

"Si nous ne réussissons pas à trouver la voie des négociations aujourd'hui avec l'Iran, il y a un fort risque d'action militaire," a déclaré l'ambassadeur français lors d'un groupe de discussion à New York, selon l'AFP.

Araud a ajouté qu'il était convaincu que "certains pays n'accepteront pas la perspective" que la république islamique atteigne l'armement nucléaire.

Il y a quelques jours, le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a appelé l'Iran à faire un premier pas en gelant la production des centrifugeuses, affirmant qu'une telle mesure permettrait d'éviter de nouvelles sanctions contre elle.

Si l'Iran fait ce premier pas, a déclaré Lavrov lors d'une interview à CNN dimanche, la Russie "n'adoptera pas de nouvelles sanctions au conseil de sécurité des Nations Unies ou unilatéralement."
Disant que le seul moyen de résoudre la question du nucléaire iranien passe par des négociations, il a ajouté : "je crois que si l'Iran reçoit un message très clair que ce n'est pas un problème de changement de régime mais que cela ne concerne que la non-prolifération, je crois que nous avons une chance de commencer des discussions sérieuses."

En attendant, le secrétaire américain à la défense, Léon Panetta, devrait arriver en Israël pour des discussions avec son homologue, le ministre de la défense Ehoud Barak. Les pourparlers devraient inclure la menace nucléaire iranienne.

Juif.org


28/09/2011 - L'Iran veut envoyer des navires de guerre au large des Etats-Unis

L'Iran a évoqué mardi l'envoi de navires de guerre dans l'Atlantique, non loin des côtes des Etats-Unis, en réponse à la présence de l'US Navy dans le Golfe.

«Tout comme les "puissances arrogantes" sont présentes près de nos frontières maritimes, nous aurons nous aussi une présence imposante près des frontières maritimes américaines», a déclaré le commandant en chef de la marine iranienne, le contre-amiral Habibollah Sayyari. 

Ce dernier s'exprimait lors des cérémonies marquant le 31e anniversaire du déclenchement de la guerre Iran-Irak, qui a duré de 1980 à 1988. Il n'en a pas dit plus sur ce déploiement envisagé.

Des navires de guerre américains patrouillent dans le Golfe et la Ve Flotte de l'US Navy est basée à Bahreïn. Au début du mois, le gouvernement de Téhéran a dénoncé le projet de l'Otan d'installer un radar d'alerte en Turquie. Ce dispositif est censé mettre l'Europe à l'abri d'éventuels tirs de missiles. 

Le Pentagone a précisé qu'il serait opérationnel avant la fin de l'année.

20 minutes et reuteurs


17/09/2011 - L’Iran s’apprête à construire 34 nouvelles centrales atomiques

 « 34 nouveaux emplacements ont été identifiés pour construire de nouvelles centrales atomiques, a affirmé le numéro deux de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Mohamad Ahmadiyan, lundi (12 juillet) dans la soirée.  
 
« L’ensemble de ces installations produira plus de 20.000 mégawats d’électricité, a-t-il ajouté tout en soulignant des projets en cours qui impliqueront les spécialistes iraniens et étrangers. « La centrale atomique de Bouchehr est la 434ème centrale du monde à avoir été construite dans le respect total des mesures de sécurité et ce fait est bien avéré par les inspecteurs de l’AIEA , a ajouté M Ahmadiyan en rappelant la signature avec Moscou de deux nouveaux accords portant sur le renforcement des normes sécuritaires et le maintien et l’exploration optimale de la centrale de Bouchehr.

Irib

09/09/2011 - Nucléaire: l'Iran promet de riposter et proteste contre Sarkozy à l'ONU

L'Iran a assuré jeudi qu'il agirait en état de légitime défense en cas d'attaque, protestant contre des propos du président français Nicolas Sarkozy qui a évoqué récemment une attaque préventive contre les sites nucléaires de Téhéran.

Le 31 août, le président français avait averti l'Iran de la possibilité d'une attaque préventive contre ses sites nucléaires si Téhéran maintenait ses ambitions dans ce domaine.

Dans une lettre de protestation formelle adressée aux dirigeants de l'ONU, l'ambassadeur d'Iran aux Nations unies, Mohmmad Khazaee, a indiqué que son pays n'hésitera(it) pas à agir en état de légitime défense pour riposter à toute attaque contre la nation iranienne.

L'Iran prendra les mesures défensives qui s'imposent pour se protéger, a déclaré l'ambassadeur dans le courrier adressé au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et au Conseil de sécurité, dont la France est l'un des cinq membres permanents.

M. Sarkozy a tenu des propos incendiaires et des accusations sans fondement, a dénoncé M. Khazaee.

La République islamique d'Iran exprime sa profonde préoccupation et sa ferme condamnation à l'endroit de telles déclarations provocatrices, gratuites et irresponsables contre l'Iran, a-t-il ajouté, tout en démentant que son pays cherche à se procurer l'arme nucléaire.

L'Iran est à la pointe des Etats qui rejettent et s'opposent à tout type d'armes de destruction massive, y compris l'arme nucléaire, a-t-il assuré. Je répète en outre la position de mon gouvernement selon laquelle la République islamique d'Iran n'a aucunement l'intention d'attaquer d'autres pays.

Dans son discours devant la conférence annuelle des ambassadeurs de France, M. Sarkozy n'avait pas cité les pays qui pourraient être tentés par une option militaire contre l'Iran.

Ses ambitions militaires, nucléaires et balistiques (de l'Iran) constituent une menace croissante qui pourrait conduire à une attaque préventive contre les sites iraniens, qui provoquerait une crise majeure dont la France ne veut à aucun prix, avait déclaré le président français.

Téhéran est sous le coup de six condamnations de l'ONU et de sévères sanctions internationales contre son programme nucléaire, dont les Occidentaux redoutent qu'il n'ait un objectif militaire, ce que Téhéran nie.

Les pourparlers menés avec les grandes puissances pour tenter de résoudre cette crise nucléaire sont interrompus depuis janvier.

Dans son intervention, Nicolas Sarkozy s'était également prononcé en faveur d'un nouveau renforcement des sanctions contre Téhéran.

L'Iran refuse de négocier sérieusement. L'Iran se livre à de nouvelles provocations. Face à ce défi, la communauté internationale doit apporter une réponse crédible. Elle le peut si elle fait preuve d'unité, de fermeté et que les sanctions sont plus sévères encore. Nous aurions tort d'en sous-estimer les effets qui sont chaque jour plus perceptibles, avait-il affirmé.

AFP - Romandie


02/09/2011 - Attaque préventive: l'Iran réagit

L'Iran a estimé que le président français devait s'abstenir de tous propos fondés sur de "fausses informations" et qui pourraient menacer la stabilité de la région, après des déclarations de Nicolas Sarkozy sur une "attaque préventive" contre des sites nucléaires iraniens.

"Les activités de défense iraniennes sont toutes (des activités) de dissuasion, toute remarque basée sur des informations erronées peut provoquer l'instabilité dans la région et il est recommandé (...) de s'abstenir de faire de telles remarques", a dit le directeur général des Affaires européennes aux Affaires étrangères iraniennes, Hassan Tajik, cité par la télévision d'Etat.

AFP 


31/08/2011 - Sarkozy évoque une attaque préventive contre les sites nucléaires iraniens

Le président français Nicolas Sarkozy a averti mercredi l'Iran de la possibilité d'une attaque préventive contre ses sites nucléaires, s'il maintenait ses ambitions dans ce domaine, tout en estimant qu'une telle opération provoquerait une crise majeure.

Ses ambitions militaires, nucléaires et balistiques constituent une menace croissante qui pourrait conduire à une attaque préventive contre les sites iraniens, qui provoquerait une crise majeure dont la France ne veut à aucun prix, a-t-il déclaré au cours de la conférence annuelle des ambassadeurs de France.

Le président français n'a pas cité les pays qui pourraient être tentés par une telle opération militaire visant les sites nucléaires iraniens.

Nicolas Sarkozy s'est également prononcé pour un nouveau renforcement des sanctions contre Téhéran.

L'Iran refuse de négocier sérieusement. L'Iran se livre à de nouvelles provocations. Face à ce défi, la communauté internationale doit apporter une réponse crédible. Elle le peut si elle fait preuve d'unité, de fermeté et que les sanctions sont plus sévères encore. Nous aurions tort d'en sous-estimer les effets qui sont chaque jour plus perceptibles, a-t-il souligné.

L'Iran a développé un ambitieux programme nucléaire qui, selon les Occidentaux, a des visées militaires. Téhéran réplique qu'il s'agit d'un programme dont l'objectif est exclusivement civil.

AFP


26/08/2011 - Pour sauver Israël, une guerre totale contre l’Iran devient inévitable...

Téhéran - Pendant ce temps, les mollah travaillent à enrichir leur arsenal de mort. Regardez un combat de boxe anglaise; ce sont les poings des combattants qui frappent mais chacun des deux boxeurs sait bien que ce n’est qu’en cognant la tête ou le corps de l’adversaire que ce dernier ira au tapis. 

Le Hamas, Le Djihad Islamique Palestinien sont, tout comme le Hezbollah, les «poings» de l’Iran. Malheureusement, l’État hébreu s’entête à cogner sur les tentacules de Téhéran au lieu de frapper l’Iran au «corps et à la tête» et mettre enfin à terre ce pays qui se transforme de jour en jour en une super-puissance régionale. 

Israël, quant à lui, n’est plus une puissance régionale (l’a-t-il été un jour ?) car l’État juif n’a quasiment plus aucune influence sur ces voisins et sur le déroulement des affaires du Proche et Moyen-Orient. Pis, ce sont les groupes et États terroristes qui l’environnent qui dictent le calendrier des évènements dans cette région de sauvages. Aujourd’hui, la situation de l’État juif est critique.

Son armée a été émasculée par des politiciens et des généraux israéliens devenus les toutous dociles de Washington dont le but est de garder l’État juif sous sa coupe pour le contrôler en émoussant sa volonté de se battre.

Si Israël n’arrive même pas à faire cesser des tirs de roquettes en provenance de Gaza, qu’adviendra t-il alors le jour où, à D.ieu ne plaise, le Hezbollah, le Hamas, le Djihad Islamique et l’Iran lanceront simultanément leurs missiles et roquettes de tous genres sur le petit territoire hébreu ?

Et que se passera-t-il quand l’Iran aura bouclé son processus de nucléarisation militaire ?

L’État juif a déjà un pied dans le gouffre et Israël n’a plus d’autre solution que d’engager une guerre absolue contre le fanatique régime des Mollahs et des Pasdarans. 

Éliminez la menace iranienne et les mouvements terroristes anti-israéliens seront anéantis.

Éliminez la menace iranienne et c’est le risque d’un Holocauste nucléaire dirigée contre l’Etat juif qui disparaîtra ! Le jeu en vaut la chandelle !

Disons-le tout de go ; si I’armée israélienne n’a pas les moyens de se confronter à son pire ennemi, alors Tsahal est aussi utile pour le peuple juif que les Gardes Suisses du Vatican le sont pour les habitants de Rome.

En fait, ce ne sont pas les moyens qui manquent à Israël mais la volonté et le courage de son personnel politique, de son état-major et de ses services secrets (rien que ça!).

Les représailles israéliennes ne sont que des demi-mesures de plus en plus perçues comme de la faiblesse pure et simple.

Comme l’expliquait Carl Von Clausewitz dans ses Principes fondamentaux de stratégie militaire : «Lorsqu’on esquisse un plan d’attaque, il faut se fixer un grand but (...).Si l’on se fixe un petit but, alors que l’ennemi en poursuit un grand, on sera évidemment trop court […]. La première cause de victoire dans l’art militaire (est) : «Poursuivre un grand but décisif avec énergie et ténacité.»

Il est vrai que, en cas d’insuccès, le péril s’en trouve grandi; mais redoubler de prudence aux dépends du but, ce n’est pas de l’art, ce n’est qu’une fausse prudence, qui, comme je l’ai déjà dit…est contraire à la nature de la guerre…»

De toutes façons, selon nous, Israël n’a plus d’autre choix que de s’attaquer à la racine du mal qu’est la République Islamique d’Iran.

Aschkel


28/07/2011 - Chercheurs iraniens assassinés : le risque de montée de crise et de conflit ouvert

Un scientifique nucléaire iranien vient encore d'être assassiné samedi 23 juillet par des tueurs circulant à motocyclette, alors qu'il allait prendre ses enfants à la sortie d'une maternelle. Sa femme a elle-même été blessée dans l'attentat.

Deux chercheurs iraniens du nucléaire ont été exécutés par des méthodes comparables, l'un en janvier, l'autre en novembre 2010. Un autre scientifique avait été blessé à cette dernière date, ainsi que les femmes des deux hommes visés. Ce dernier, Fereidoun Abbasi, est depuis devenu le patron de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique. En 2007 déjà, un chercheur iranien lié au nucléaire était mort d'une mystérieuse intoxication. Notons que les attentats de 2010 et 2011 ont tous eu lieu sur la voie publique, à proximité des domiciles des victimes. Les tueurs disposaient donc de leurs adresses privées.

Ali Mohammadi, tué en janvier 2010, était professeur de physique nucléaire. Il représentait son pays au sein du projet Sesame, placé sous l'égide de l'Unesco, visant à installer en Jordanie un accélérateur de particules conjointement géré par les pays de la région. Majid Shahriari, tué en novembre de la même année, travaillait sur le même projet. Ont-ils au cours de leurs séjours à l'étranger imprudemment laissé traîner leurs adresses et celles de leurs amis ?

Ces assassinats ciblés ne semblent pas avoir soulevé d'émotion hors d'Iran. Il ne s'agit pourtant pas là de représailles visant des auteurs ou instigateurs d'attentats, comme on a pu le voir dans la bande de Gaza ou avec l'assassinat en 2008 à Damas d'Imad Moughniyeh, responsable, entre autres forfaits, de la mort en 1983 à Beyrouth de 300 marines américains et parachutistes français. L'on peut en ces cas accepter l'idée que celui qui a pris l'épée périsse par l'épée. Mais les victimes iraniennes, sans parler de leurs femmes, n'étaient pas des tueurs. Présume-t-on de leur participation à un programme militaire clandestin, ce qui serait, en effet, une façon de forger, sinon de manier, l'épée ? La chose n'est pas avérée. Pour les scientifiques dont on connaît un peu le parcours, leurs travaux paraissent plutôt éloignés de l'ingénierie de l'arme nucléaire.

Au-delà de cette interrogation morale, il va de soi que de telles pratiques nourrissent des haines inexpiables. L'on est, bien entendu, persuadé à Téhéran qu'Israël et les Etats-Unis sont derrière ces assassinats. L'on relève le silence de la communauté internationale, pourtant prompte à réagir lorsque l'Iran est en cause. Rien de ceci ne favorise la recherche de solutions négociées. Au contraire, tout va dans le sens de la consolidation de la rancœur et de la méfiance, avec au bout du chemin le risque de montée de crise et de conflit ouvert. Est-ce bien là le but recherché ?

Le monde



15/07/2011 - L'Iran inaugure sa bourse du pétrole

Mercredi 13 juillet, l'Iran lance en mode de test sa propre bourse du pétrole, a fait savoir le chef du département étranger de la Compagnie nationale iranienne du pétrole (NIOC), Mohsen Ghamsari.
"La bourse ne s'avérera probablement pas très avantageuse au début, mais il ne s'agit que d'un premier lancement, et puis il existe certaines restrictions concernant les ressources financières des acteurs", a déclaré M.Ghamsari cité par l'agence iranienne Fars.


Selon M.Ghamsari, la NIOC n'impose "aucune restriction" à la liste des acheteurs potentiels. Pourtant, toutes les transactions impliquant les entreprises israéliennes seront interdites, au même titre que toutes les transactions susceptibles d'apporter des bénéfices à l'Etat hébreu.


L'Iran est le quatrième producteur mondial de pétrole et le deuxième exportateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Ria Novosti


06/07/2011 - La crise iranienne proche de son apogée ?

Alors que l'impasse entre l'Iran, les Etats-Unis et leurs alliés s'intensifie, le nombre de possibilités restantes se réduit progressivement. En fin de compte, une sorte de compromis semble inévitable, mais la violence qui lui précèdera, et qui exactement restera pour négocier, restent un mystère.

Un conflit armé peut aussi revêtir plusieurs formes et celles-ci ne s'excluent pas mutuellement. La solution préférée des Occidentaux est que le régime iranien soit renversé de l'intérieur ; toutefois, la menace de la guerre constitue également une épée de Damoclès, tandis que la République Islamique manœuvre de façon experte et cherche des crosses en vue d'une redistribution régionale des cartes conformément à ses souhaits.

Ces derniers jours et dernières semaines, les deux camps ont cherché à en imposer sur le plan militaire et ont lancé des menaces voilées. La semaine dernière, l'Iran a démarré un exercice militaire massif de 10 jours, dont le nom de code est Grand Prophète 6. Ont été testés un nouveau système de radar, de nouveaux silos sous-terrains fortifiés pour missiles et des missiles sol-sol qui pourraient atteindre toutes les parties du Moyen-orient, de même que diverses autres avancées technologiques.

Les diplomates occidentaux ont réagi avec inquiétude. Le ministre britannique des Affaires Etrangères, William Hague, a dit a la BBC : « L'Iran a également mené des essais secrets de tirs de missiles balistiques sur des lance-fusées, y compris des essais pour tester des missiles capables d'envoyer des charges nucléaires, en contravention avec la résolution 1929 de l'ONU ». [1]

L'Iran a immédiatement réfuté cette accusation, mais l'annonce de Hague est importante, en particulier parce qu'elle a été faite juste après l'annonce iranienne de tripler, d'ici à la fin de l'année, ses provisions d'uranium 235 enrichi à 20%.

« Bien que l'uranium enrichi à ce taux soit essentiellement destiné à alimenter le petit réacteur de recherche de Téhéran, qui produit des isotopes médicaux », explique l'expert israélien Yossi Melman, « il renforce les connaissances des experts nucléaires iraniens et leur capacité à contrôler toutes les étapes de l'enrichissement - y compris jusqu'à un taux de 93%, qui permet la production de matière fissile utilisée dans la fabrication des armes nucléaires. »

Selon Melman, le plus grand danger est que le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad et quelques autres responsables clés iraniens attribuent aux croyances messianiques que la condition du retour du Mahdi (le Messie dans l'Islam chiite) repose sur « une énorme proportion de la population mondiale qui serait annihilée dans une guerre de grande envergure ».[2] Il semble que les armes nucléaires seraient effroyablement bien adaptées pour servir de dispositif en vue de sauver le monde dans un tel scénario.

Toutefois, cet argument semble plutôt extrême, même alarmiste, et une majorité d'analystes occidentaux ont la conviction que le régime iranien est en fin de compte rationnel. Certains ont même fait remarquer que la politique iranienne au Moyen-Orient a été plus cohérente au cours de ces dix dernières années que celle des Etats-Unis. Ainsi qu'un rapport de Chatham House l'a rappelé à merveille en 2006 : « Tandis que les Etats-Unis ont joué au poker dans la région, l'Iran, lui, jouait aux échecs ».

Sur le terrain de la Realpolitik, aussi, comme aux échecs, les tensions montent progressivement, et l'Iran pose une menace stratégique majeure à la politique des Etats-Unis et de leurs alliés. La première circonstance a été mise en lumière, le mois dernier, par l'annonce des Iraniens qu'ils avaient partagé des informations avec la Russie sur deux drones américains avancés, qu'ils soutiennent avoir descendu au début de l'année. Alors qu'il n'y a rien de surprenant dans cette action en elle-même, une telle coopération est exceptionnellement maintenue sous silence et cette annonce est arrivée à un moment sensible, visiblement comme un message de défi.

Certains spéculent que l'Iran pourrait se préparer à réagir militairement à toute intervention militaire dans les troubles intérieurs de la Syrie, son alliée. Si une telle intervention se matérialisait, elle se produirait probablement dans les prochaines semaines ou prochains mois.

D'autres, comme M.K. Bhadrakumar, de l'Asia Times Online, mettent en avant les récentes ouvertures de l'Iran avec le Pakistan et l'Afghanistan. Bhadrakumar a écrit à propos d'une récente « conférence sur le terrorisme » qui a eu lieu au plus haut niveau entre les chefs des trois Etats :
En ce moment même, les divers degrés d'antipathie ressentie envers les Etats-Unis de la part du Pakistan et de l'Afghanistan, d'un côté, et de l'impasse invétérée de l'Iran avec les Etats-Unis, de l'autre, donnent l'impulsion à ces trois pays voisins pour se rapprocher [.] Le Pakistan est un pays sunnite majeur et les intérêts de l'Iran reposent sur l'assurance qu'il ne rejoindra pas l'alliance contre l'Iran menée par les Saoudiens au Moyen-Orient. L'Iran peut faire étalage de son amitié avec le Pakistan pour exposer la campagne saoudienne, en vue de stimuler, aujourd'hui, la phobie d'un schisme entre les Chiites et les Sunnites au Moyen-Orient, en désignant l'Iran comme le leader du camp chiite et en se ralliant l'opinion arabe sunnite.[3]

Pourtant, l'Irak est sans doute en tête de liste des préoccupations américaines. Alors que la date limite du retrait des troupes américaines approche à grand pas, l'influence iranienne grandit. Un certain nombre d'analystes, dont Stratfor, ont prévenu que sur le long terme cela pourrait déstabiliser l'allié clé des Etats-Unis, l'Arabie Saoudite.[4]

D'un autre côté, l'Iran s'inquiète de ce que les Etats-Unis pourraient étendre leur présence en Irak et il fait de son mieux pour accélérer le départ américain. Selon certains rapports, une montée récente de la violence dans ce pays serait orchestrée par l'Iran, avec le message suivant pour les Américains : « Ne Restez pas ! Révisez votre position ! »[5]

Cette situation pourrait aisément devenir incontrôlable et dégénérer en une guerre à grande échelle, considérant en particulier que tous les autres fronts entre les deux camps sont également échauffés. Les attaques par procuration contre les forces américaines, si elles sont prouvées, pourraient aisément servir de casus belli contre l'Iran.

En attendant, les rapports le disent, les Etats-Unis et leurs alliés accumulent discrètement des forces dans cette région. Il semble n'y avoir aucune masse critique pour l'instant (de ce que l'on sait, il y a deux porte-avions américains proches des côtes iraniennes ; et il est communément admis que les Etats-Unis n'attaquent habituellement des cibles aussi grosses qu'avec au moins trois porte-avions), mais la tendance est inquiétante.

Dekba, un site israélien d'analyse du renseignement, qui est connu pour publier à la fois des rumeurs et des fuites valides des services de renseignements, propose l'évaluation suivante :

        La semaine dernière, des navires de guerre et des sous-marins iraniens déployés dans la Mer Rouge ont suivi les mouvements de deux gros porte-avions américains, l'USS Enterprise et l'USS George H.W. Bush, qui se sont croisés dans le Détroit de Bab el-Mandeb, le 21 juin dernier, se dirigeant chacun dans des directions opposées à travers ce goulot d'étranglement stratégique, entre la Méditerranée et l'Océan Indien [.] Les stratégistes à Téhéran voient du danger dans ces mouvements de va-et-vient effectués par la flotte de guerre des Etats-Unis.

        Selon nos sources militaires, l'Enterprise, qui est plus vieux, plus lent et qui dispose de moins de puissance de feu que le Bush, a été déplacé vers la Méditerranée parce que, là, il y est soutenu par les bases aériennes américaines éparpillées en Europe occidentale et centrale, tandis que le Bush a été consigné dans les eaux qui font face aux côtes iraniennes, parce qu'il est pratiquement une machine de combat autonome, capable d'opérer sans soutien.

Il devrait être noté que la présence en Méditerranée pourrait être orientée à la fois contre la Libye et contre la Syrie, tandis que les Etats-Unis pourraient avoir plus tendance à utiliser un porte-avions plus petit, plus rapide et plus moderne contre l'Iran, puisque les capacités anti-navales bien développées de ce pays pourraient poser un danger aux porte-avions américains si ce pays était attaqué.

A ce stade, cette accumulation de forces semble plutôt destinée à envoyer le message suivant : nous nous préparons pour une attaque imminente. Le scénario préféré des Américains est que le régime iranien (en compagnie de ses alliés en Syrie et au Liban) se fracture de l'intérieur, effondrant dans le processus sa position de politique étrangère et stoppant son expansion extérieure.

Il y a des signes que ceci pourrait arriver. Ces derniers mois, la lutte de pouvoir interne entre Ahmadinejad et le dirigeant suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei, s'est intensifiée. Aussi, la position iranienne en Syrie s'est-elle quelque peu détériorée, en même temps que la légitimité du Président syrien Bachar el-Assad.

Il y a environ deux mois, une crise a éclaté entre Ahmadinejad et Khanenei, et beaucoup ont spéculé que le président [iranien] pourrait être forcé à démissionner.[6] Plusieurs collaborateurs de haut niveau d'Ahmadinejad ont été arrêtés. Par la suite, les tensions sont quelque peu retombées et les hommes du président ont été libérés, mais une semaine plus tard, des rapports sont sortis selon lesquels un autre de ses proches confidents, l'ancien ministre adjoint des affaires étrangères, Mohammad Sharif Malekzadeh, avait été arrêté.[7] Donc, apparemment, la crise se poursuit.

Il est possible, même probable, que l'influence occidentale s'affaire secrètement à aggraver ces fissures ; pourtant, le problème avec cette stratégie est que le régime iranien en est parfaitement conscient et qu'il pourrait accentuer les comportements outranciers afin de garder le contrôle sur ses opposants. Il est vrai, tant sur le plan international qu'à l'intérieur, où le « Mouvement Vert » (l'opposition démocratique auto-proclamée) est divisé sur ses moyens d'action.[8]

Le sort du régime syrien est également loin d'être clair pour l'instant. Si Assad survit, il y parviendra avec une aide importante des Iraniens et il pourrait bien être obligé à s'engager un peu plus aux côtés de l'Iran. Par conséquent, tandis qu'il serait lui-même affaibli, au moins à court terme, il conduirait très probablement des politiques iraniennes (dans le passé, il a souvent essayé de suivre son propre cap).

Autrement dit, le régime iranien pourrait s'avérer être un joueur d'échec supérieur aux dirigeants occidentaux, avec toujours un coup d'avance, alors qu'il se dirige à grands pas vers ses objectifs. Ceci crée le danger très réel que les Etats-Unis et leurs alliés soient amenés à faire des choix difficiles dans le futur proche, quant à l'utilisation de la force militaire qu'ils ont accumulée.

En Israël, le ton du débat se déplace progressivement de l'attaque préventive à la dissuasion. Un certain nombre d'analystes israéliens ont récemment avancé l'argument selon lequel l'Etat juif avait besoin d'accroître sa dissuasion et de garder l'option d'une attaque préventive, pour le moment hypothétique, juste avant que l'Iran ne choisisse d'utiliser (plutôt que d'acquérir) des armes nucléaires. Accroître la dissuasion revient généralement à acquérir de nouveaux sous-marins (augmentant la capacité d'une présumée deuxième frappe), une défense antimissile et des avions perfectionnés.

Pourtant, les dirigeants israéliens, de même que quelques observateurs clés, refusent d'écarter la possibilité d'une frappe imminente israélienne contre le programme nucléaire iranien, et continuent de soutenir que l'Iran pose une menace existentielle à l'Etat juif. Israël est connu pour avoir projeté dans le passé des intentions contradictoires, avant de frapper par surprise ; et le fait que le gouvernement israélien soit beaucoup plus flegmatique qu'il y a un an peut être interprété comme un signe annonciateur.

L'Arabie Saoudite est restée également relativement silencieuse ces dernières semaines, alors qu'elle essaye discrètement de manouvrer dans les crises au Yémen et en Syrie. D'une certaine façon, cela ressemble également à un calme avant la tempête : la Syrie, en particulier, servira aussi probablement que l'Irak de déclenchement pour une confrontation potentielle entre les Etats-Unis et l'Iran.

Si le régime d'Assad tombe (peut-être en partie avec une aide étrangère), l'ensemble de l'axe de la dissuasion iranienne, représenté par la Syrie, le Hezbollah et le Hamas, serait gravement menacé. Donc, il se pourrait bien que l'Iran soit provoqué pour passer à l'action et, même si cette action est limitée (par exemple en Irak), cela pourrait aisément dégénérer en une guerre.

Dans l'ensemble, la confrontation semble approcher de son point culminant et une forme d'action pour changer le statu quo semble inévitable. Cette action pourrait être secrète (un mélange de sabotage, de manouvre diplomatique et de changement de régime de l'intérieur dans des pays clés) ou pourrait être (une guerre) ouverte.

Ses conséquences pourraient être ressenties immédiatement ou au fil du temps. Aux deux extrêmes de l'analyse théorique, il y a, d'un côté, la possibilité d'un effondrement total du régime iranien et de ses alliés et, de l'autre, la possibilité d'une déroute de l'alliance menée par les Américains et l'émergence de l'Iran comme hégémon régional.

Ces deux options sont cependant relativement improbables : une victoire militaire décisive, en particulier dans la forme moderne hautement codifiée de la guerre, reste largement hors d'atteinte, et sa poursuite ressemble un peu à la logique messianique.

Ce qui peut le plus probablement se produire est un bouleversement significatif de l'équilibre géostratégique, qui amènerait une sorte d'arrangement temporaire, qu'il soit à court ou à long-terme. Actuellement, ses conditions précises sont pratiquement impossibles à prévoir, alors que le débat sur qui a gagné commencera seulement après l'émergence de ces conditions.

Victor Kotsev est journaliste et analyste politique. Il est basé à Tel Aviv. - Asiatimesonline  - Questioncritique

[1] "William Hague concerned over Iranian missile tests », BBC, le 29 juin 2011.
[2] "All signs say Iran is racing toward a nuclear bomb", Ha'aretz, 23 juin 2011.
[NdT] C'est aussi la thèse des Evangélistes et des Pentecôtistes aux Etats-Unis.
[3] "L'Iran se construit un « hub » AfPak", Asia Times Online, 27 juin 2011.
[4] "Iraq, Iran and the Next Move", Stratfor, 26 avril 2011.
[5] "Is Iran killing U.S. soldiers in Iraq?", Foreign Policy, 28 juin 2011.
[6] "Is Mahmoud Ahmadinejad about to resign?", The Guardian, 27 avril 2011.
[7] "Ahmadinejad's ally 'arrested' in Iran", al-Jazeera, 23 juin 2011.
[8] "Iran's marchers question direction", Asia Times Online (via Inter Press Service) 14 juin 2011.


25/06/2011 - Une guerre contre l’Iran avant septembre 2011?

L’ex-chef des Services secrets israéliens prend position contre son gouvernement et met en garde contre une catastrophe pour Israël

La «Neue Zürcher Zeitung»,1 le «New York Times»2 et beaucoup d’autres journaux nous apprennent qu’Israël débat d’une éventuelle guerre contre l’Iran entre juin et fin sep­tembre.


Fait extraordinaire, pour la première fois dans l’histoire du pays, un ancien chef du Mossad, c’est-à-dire des Services de renseignements, critique officiellement et sans aucune ambiguïté les dirigeants de son pays.

Meir Dagan, qui a pendant plus de 8 ans, jusqu’en septembre dernier, assuré la sécurité extérieure d’Israël, ne passe pas pour un homme de gauche. Son intervention publique est d’autant plus explosive qu’elle a amené le commentateur d’un journal israélien à considérer la situation comme extrêmement grave. Et cela, selon l’ex-patron du Mossad, pour la survie de l’Etat d’Israël. Pour les médias israéliens, on ne sait pas si d’autres hauts responsables de l’establishment militaire et du renseignement partagent l’avis de Meir Dagan, mais on peut le supposer. Nous allons reproduire ci-dessous des extraits du débat et les déclarations du ministre israélien de la Défense Ehud Barak en nous fondant sur l’édition anglaise on line du quotidien israélien «Haaretz».

Des extraits de l’ouvrage de l’historien américain Stephen J. Sniegoski intitulé «Transparent Cabal. The Neoconservative Agenda, War in the Middle East and the National Interest of Israel» éclairent la dimension historique de l’implication des Etats-Unis dans cette affaire. (cf. p. 5 de notre journal). En effet, les néoconservateurs, qui ont fait la une des journaux surtout sous le gouvernement Bush, ne restent pas inactifs sous Obama. On verra si les «réalistes» autour de Zbigniew Brzezinski qui, comme Meir Dagan, sont farouchement opposés à une guerre contre l’Iran, arriveront à s’imposer.

ts. Selon la «Neue Zürcher Zeitung», le «New York Times» et divers autres journaux, en particulier des journaux israéliens, Meir Dagan, ancien chef du Mossad (chargé du renseignement, des opérations spéciales et de la lutte anti-terroristes à l’extérieur d’Israël), a déclaré, lors d’une conférence tenue le 1er juin à Tel Aviv, qu’Israël ne pourrait pas résister à un conflit régional déclenché par une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes. Il a insisté sur le fait qu’Israël n’était pas en mesure de mettre un terme aux ambitions nucléaires de l’Iran, qu’il pouvait tout au plus les retarder. Lors de sa première intervention publique après son départ en septembre 2010, Dagan avait déclaré en mai dernier, lors d’une conférence tenue à l’Université hébraïque de Jérusalem, qu’un bombardement des installations nucléaires iraniennes était «la chose la plus stupide [qu’il ait] jamais entendue». Et le 1er juin, il a été encore plus précis.

Dans un article intitulé «Selon l’ex-patron du Mossad, Israël ne résistera pas à la guerre que provoquera une attaque de l’Iran», Gili Cohen cite Dagan: «Si quelqu’un envisage sérieusement une attaque, il doit comprendre qu’il entraînera Israël dans une guerre régionale dont il ne saura pas comment sortir. Le risque pour sa sécurité serait insupportable. […] L’option militaire est la dernière option, l’ultime solution. Il faut envisager toutes les autres solutions avant le recours à la force.» A ceux qui l’ont critiqué, Dagan à répondu: «Je me sens obligé d’exprimer mon opinion sur certains sujets. Le Premier ministre et le ministre de la Défense sont les personnes en fonctions, mais parfois les bonnes intuitions et les bonnes décisions n’ont rien à voir avec le fait d’avoir été élu.»

En ce qui concerne les relations avec les Palestiniens, Dagan est d’avis qu’Israël devrait prendre l’initiative diplomatique: «Je pense qu’il devrait y avoir une initiative diplomatique. Les Palestiniens sont ici et il faudrait parvenir à un accord avec eux. Si nous ne faisons pas d’offre et que nous attendons, nous pourrions être confrontés à une réalité dans laquelle on nous imposerait des choses. Mais si nous pouvons choisir entre l’initiative et la contrainte, je préfère l’initiative.»3

Début de la guerre: entre le départ de Gates et celui de Mullen

Le 1er juin également, dans un article du «Haaretz» intitulé «Le nouvel état-major de la sécurité d’Obama pourrait approuver une attaque contre l’Iran», Amir Oren écrit qu’Obama a renouvelé une année avant les élections présidentielles son équipe chargée de la sécurité, ce qui entraîne de sérieuses conséquences pour Israël. Quatre mois avant le départ à la retraite de l’amiral Michael Mullen en tant que président des chefs d’états-majors interarmées, Obama a prévu pour lui succéder le général Martin Dempsey. Il y a peu de chances qu’au début de son mandat, Dempsey conseille à Obama d’attaquer l’Iran ou d’autoriser Israël à le faire. Il en va autrement de Mullen, qui ne réagirait pas avec enthousiasme à une attaque, mais ses liens avec l’état-major de l’armée israélienne sont si étroits qu’on peut supposer qu’il ne torpillerait pas une attaque israélienne sous Netanyahou et Barak. Oren conclut ainsi: «Entre la fin juin avec le départ de Gates et la fin septembre avec le départ de Mullen, le risque est grand que Netanyahou et Barak cherchent à créer la surprise en Iran, en particulier parce que cela détournerait l’attention de la question palestinienne.»

Voilà ce que pense Oren de la fenêtre temporelle d’une éventuelle guerre contre l’Iran.4

Absence d’aptitude au commandement

Le 3 juin, Ari Shavit évoque dans «Haaretz» une aggravation des tensions entre Dagan d’une part et Netanyahou et Barak d’autre part. Sous le titre «Dagan met en garde contre le manque de discernement de Netanyahou», il écrit que l’ex-patron du Mossad Meir Dagan s’inquiète davantage du manque d’aptitude au commandement du premier mi­nistre Benjamin Netanyahou et du ministre de la Défense Ehud Barak que des menaces iraniennes ou palestiniennes. La situation sera critique en septembre 2011 quand les Palestiniens demanderont devant l’Assemblée générale des Nations Unies la reconnaissance de leur Etat dans les frontières de 1967, demande dont Ethan Bronnen suppose, dans le «New York Times» du 3 juin, qu’elle sera approuvée.

Dagan qui, selon Shavit, est certes opposé à un tel Etat palestinien, est persuadé que pour son bien, Israël ferait mieux de prendre l’initiative diplomatique. Sinon il se pourrait que l’isolement croissant d’Israël mette ses dirigeants au pied du mur et les pousse à entreprendre des opérations irréfléchies contre l’Iran. Deux craintes ont incité Dagan à parler, Dagan qui est loin d’être un homme de gauche bien que ce soit ainsi que l’ont qualifié, à tort, les ministres du Likoud: ses opinions politiques sont plutôt un mélange de Sharon et d’Olmert. La première de ces craintes est celle, que nous avons déjà mentionnée, de voir Israël subir passivement des contraintes extérieures, si bien qu’il ferait mieux de prendre l’initiative de négociations (Dagan est favorable à l’initiative de paix saoudienne).

Sa seconde crainte, toujours selon Shavit, est que ne se développe une guerre régionale étendue à laquelle Israël aurait de la peine à résister. Si le traumatisme de Sharon était la défaite d’Israël à Latrun en 1948, celui de Dagan est la défaite de son pays au Sinaï dans les premiers jours d’octobre 1973. C’est à cause de ce traumatisme qu’il se sent obligé moralement d’empêcher une guerre inutile. C’est pourquoi, conscient qu’il brisait un tabou, il s’est adressé à l’opinion pu­blique pour ne pas faire partie de ceux qui se taisent, comme ce fut le cas avant la guerre du Yom Kippour.

Shavit loue le courage de Dagan. En temps normal, un ancien patron du Mossad ne se serait pas adressé ainsi à l’opinion publique, mais les temps ne sont pas normaux: il est moins cinq.5

Détourner l’attention de la création d’un Etat palestinien

Le 5 juin, dans «Haaretz», sous le titre «Ce que Dagan sait», Amos Harel fait part de quelques réflexions sur ce thème brûlant. Utilisant un terme du Mossad, il parle d’«assassinat ciblé» à propos de l’option militaire contre l’Iran par Dagan et relève que certains experts en sécurité, parmi lesquels il n’y a que peu de fans de Netanyahou et de Barak, craignent cependant que les déclarations de Dagan ne sapent les efforts israéliens en vue d’actions internationales contre l’Iran. Une issue positive est peu probable si l’Iran ne peut pas redouter une attaque d’Israël et si l’Occident ne peut pas comprendre qu’Israël pourrait «péter les plombs» («go berserk»). Le débat stratégique en Israël recouvre la période allant de septembre 2007, lorsqu’Israël, selon les médias occidentaux, a bombardé un réacteur nucléaire syrien, et septembre 2011, date de la tentative des Palestiniens d’obtenir de l’ONU la reconnaissance de leur Etat. De l’avis de certains experts occidentaux, la fenêtre des possibilités d’attaquer l’Iran se refermera.

Penser que Netanyahou et Barak chercheraient à éviter la crise qui les menace en septembre prochain (éventuelle reconnaissance d’un Etat palestinien par l’ONU) en attaquant l’Iran semble relever de la théorie du complot. Mais la question est de savoir quelles informations les responsables possèdent sur les événements-clés des dernières années. Si Dagan a vraiment observé un manque de discernement chez Netanyahou et Barak, il n’est pas étonnant qu’il tire la sonnette d’alarme publiquement, en particulier si son opinion est partagée, comme il semble le penser, notamment par l’ex-chef d’état-major de l’armée israélienne Gabi Ashkenazi, par l’ancien chef des Services de renseignements intérieurs (Shin Bet) Yuval Diskin et, avec moins d’enthousiasme, par l’ex-chef des Services de renseignements militaires Amos Yadlin.

Le fait qu’en parlant comme il l’a fait, Dagan ne se rende pas coupable de haute trahison est conforme au rapport intérimaire de la Commission Winograd sur la seconde guerre du Liban. On peut y lire ceci: «Le devoir suprême de loyauté parmi les professionnels est celui à l’égard de leur profession et de leur rôle, non celui à l’égard de leurs supérieurs hiérarchiques. Il vaut toujours mieux commencer par des discussions et des mises en garde à l’intérieur de l’organisation. Mais quand un supérieur ou une organisation agissent d’une manière qui peut, aux yeux d’un professionnel, causer de graves dommages, celui-ci devrait lancer une mise en garde et non chercher à éviter une confrontation directe avec son supérieur.» C’est là un principe qui réfère à des événements de la Seconde Guerre mondiale («Je n’ai fait qu’obéir aux ordres.») et aux conséquences qui en ont été tirées dans les Principes de Nuremberg (Chaque individu est personnellement responsable et ne peut pas se défausser sur la chaîne de commandement.)

Le journaliste du «Haaretz» conclut son article en écrivant que le personnage-clé d’une guerre contre l’Iran reste le chef de l’état-major. Il s’agit pour le moment de Benny Gantz. Bien que d’une manière générale, il ait l’air plus décontracté et plus ouvert à la critique que son prédécesseur Ashkenazi, un de ses anciens supérieurs a fait remarquer que c’était un homme intègre qui n’hésiterait pas, au moment critique, à rester sur ses positions.6

Le premier devoir civique de Dagan

Dans un article d’«Haaretz» du 5 juin intitulé «Israël devrait tenir compte de la mise en garde de l’ancien patron du Mossad contre une attaque de l’Iran», Gideon Levy déplore la nature du débat public en Israël. Pour lui, l’intervention publique de Dagan ne relevait pas seulement de son bon droit mais c’était son premier devoir civique. S’il avait agi autrement, il n’aurait pas rempli son rôle d’ancien chef du Mossad. Dans ses an­ciennes fonctions, il avait empêché des aventures comme celle de Netanyahou et de Barak, qu’il considère comme dangereuse. Il mérite qu’on le loue pour sa démarche responsable et courageuse. Il a agi en gardien de l’Etat désireux de lui éviter une seconde guerre du Yom Kippour. Ce n’est pas lui qui représente un danger pour Israël mais au contraire ceux qui voudraient lui interdire de parler. En se taisant, il aurait nui à la sécurité du pays. En parlant, en revanche, il la renforce. C’est l’heure de gloire de Dagan, dont le passé contient plus d’un chapitre trouble, aventureux, voire effrayant. Sur bien des points, il s’est exprimé de manière contradictoire, mais ce n’est pas un homme de gauche. Sur la question de l’Iran, il a toujours fait entendre la voix de la raison. Ceux qui lui ont confié pendant huit années le Mossad ne peuvent pas brusquement le faire passer pour fou, comme ils viennent de le faire. Si le Mossad avait été dirigé par un fou, la responsabilité en reviendrait à ses supérieurs.

A la fin de son article, Levy s’intéresse à la nature du débat public en Israël. On peut comprendre que des politiques cherchent à étouffer le débat public, bien que ce ne soit pas acceptable. Mais quand une armée de journalistes et de commentateurs s’y met, il y a quelque chose de fondamentalement faux dans la conception du rôle des médias. Au lieu de se comporter comme des hommes d’Etat ou des généraux, les médias auraient dû tirer la sonnette d’alarme, au moins aussi fort que Dagan.7

Dagan: Une attaque contre l’Iran serait contraire au droit international

Le 6 juin, «Haaretz» a publié, sous le titre «Barak: Les déclarations de Dagan sur l’Iran nuisent à la force de dissuasion d’Israël», une réplique du ministre israélien des Affaires étrangères Ehud Barak aux propos de Dagan. Il est revenu sur le sujet lors d’une interview accordée à «Israel Radio»: Toute tentative de clarifier les ambiguïtés de la question iranienne affaiblit la position d’Israël face à l’Iran. L’option militaire contre l’Iran doit rester sur la table afin que les efforts internationaux visant à stopper le programme nucléaire de l’Iran soient efficaces. Barak a précisé: «Il n’existe pas de décision d’attaquer l’Iran. Nous ne prenons pas des décisions à l’avance pour des situations hypothétiques. Je ne crois pas que quiconque serait heureux que l’on déclenche une opération militaire contre l’Iran.»
L’article de «Haaretz Service» et de «Reuters» fait remarquer en outre que Dagan a clairement fait la distinction entre deux programmes nucléaires iraniens, d’une part une structure secrète et d’autre part le programme civil. Seul le second est soumis à un contrôle international. Dagan a déclaré: «Toute at­taque contre le programme civil serait contraire au droit international.» L’article poursuit en mentionnant les craintes de Dagan dont nous avons parlé plus haut en ajoutant toutefois que l’ex-patron du Mossad a précisé qu’il était important de se rappeler que la guerre était seulement une option parmi beaucoup d’autres.8

Obama a-t-il l’intention de maintenir l’hégémonie occidentale?

Dans un article du 8 juin intitulé «Iran: Israël et les Etats-Unis tentent de provoquer une guerre régionale», «Haaretz Service» évoque l’appréciation de la situation par l’Iran. Il se réfère à un communiqué d’«Israel Army Radio» selon lequel le ministre iranien des Affaires étrangères accuse les deux pays de comploter contre l’Iran: «Les Américains croient que le résultat immédiat d’un conflit militaire dans la région sauvera le régime sioniste.» Il ajoute que les Etats-Unis et Israël essaient d’affaiblir les révoltes populaires dans la région afin de stopper l’extension de l’Islam auprès de leurs alliés dans la région. Obama veut maintenir l’hégémonie occidentale au Moyen-Orient et détruire la Répu­blique islamiste d’Iran.9

Tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie

On souhaite pour tous les habitants du Moyen-Orient, et même au-delà, que dans la situation tendue actuelle des personnalités sages, prévoyantes et diplomates puissent l’emporter sur les va-t-en-guerre, d’où qu’ils soient. En effet, la guerre signifie toujours souffrances, misère, horreurs, graves maladies et mort.    •

1    Cf. George Szpiro: Der ehemalige Mossad-Chef macht sich Sorgen, Neue Zürcher Zeitung du 8/6/11.
2    Cf. Ethan Bronner: A former spy chief questions the judgment of Israeli leaders. New York Times du 3/6/11. www.nytimes.com/2011/06/04/world/middleeast/04mossad.html
3    Cf. Gili Cohen: Israel won’t withstand war in wake of strike on Iran, ex-Mossad chief says. Haaretz du 1/6/11. www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/israel-won-t-withstand-war-in-wake-of-strike-on-iran-ex-mossad-chief-says-1.365396
4    Cf. Amir Oren: Obama’s new security staff may approve attack on Iran. Haaretz du 1/6/11.
www.haaretz.com/print-edition/opinion/obama-s-new-security-staff-may-approve-attack-on-iran-1.365251
5    Cf. Ari Shavit: Dagan warns of Netanyahu’s poor judgment. Haaretz du 3/6/11. www.haaretz.com/print-edition/news/dagan-warns-of-netanyahu-s-poor-judgment-1.365616
6    Cf. Amos Harel: What Dagan knows. Haaretz du /5/6/11. www.haaretz.com/print-edition/opinion/what-dagan-knows-1.365976
7    Cf. Gideon Levy: Israel should heed ex-Mossad head’s Iran attack warning. Haaretz du 5/6/11. www.haaretz.com/print-edition/opinion/israel-should-heed-ex-mossad-head-s-iran-attack-warning-1.365973
8    Cf. Haaretz Service/reuters «Barak: Dagan’s comments on Iran hurt Israels’s ability of deterrence». 6/6/11. www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/barak-dagan-s-comments-on-iran-hurt-israel-s-ability-of-deterrence-1.366295
9    Cf. Haaretz Service: Iran: Israel and U.S. are trying to provoke a regional war. 8/6/11.
www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/iran-israel-and-u-s-are-trying-to-provoke-a-regional-war-1.366660

Horizons et débats




08/04/2011 - Les ennemis cherchent à provoquer un conflit chiite/sunnite (Ahmadinejad)

En visite, dans la province de Kermanshah, le Président de la République islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, a prévenu que les ennemis cherchaient à inciter à la guerre entre Chiites et Sunnites et à provoquer la discorde entre les nations de la région, en vue de sauvegarder, ainsi, le régime sioniste, en plein déclin, et de redorer le blason terni de l'administration américaine. 

"L'allégation concernant la création de "deux Etats" vise à sauver le régime sioniste et à briser le front de la résistance", a indiqué le président de la République islamique d'Iran, avant de mettre en garde ceux qui collaborent avec les ennemis, pour réaliser ses desseins. Le problème de l'ennemi, pour réaliser cette "supercherie alambiquée", a-t-il ajouté, est le manque de terre. "Pour résoudre ce problème, les ennemis envisagent de désintégrer la Jordanie, n'étant même pas prêts à affecter une petite partie des territoires occupés, pour réaliser cette supercherie", a précisé le Président Ahmadinejad. IRIB


18/03/2011 - Bahrein, les prémices d'une guerre entre l'Arabie et l'Iran?
 
Des soldats saoudiens et des policiers des Emirats arabes unis ont été envoyés à Bahreïn pour soutenir le pouvoir sunnite après l'intensification de la contestation menée par une population majoritairement chiite, loyale à l'Iran.

L'entrée de troupes de pays du Golfe à Bahreïn porte un message à l'Iran : le club des monarchies sunnites n'est pas prêt à permettre la chute du régime de l'un de ses membres, estiment des analystes. "La sécurité de Bahreïn est sous menace de l'Iran et de l'opposition dominée par les chiites dont des loyalistes à l'Iran


Et ce n'est pas seulement une menace intérieure mais aussi extérieure", a affirmé à l'AFP Mustafa al-Ani, directeur du Gulf Research Center, basé à Dubaï. "Bahreïn est une ligne de front pour le Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui ne peut permettre que son régime soit ébranlé. Une chute du régime bahreïni aurait de graves conséquences pour le reste du CCG", a dit M. Ani.
Sur le même sujet

Une "force d'occupation"

Des soldats saoudiens et des policiers des Emirats arabes unis ont été envoyés à Bahreïn à la rescousse du pouvoir sunnite après l'intensification de la contestation menée par une population majoritairement chiite. L'opposition, menée par les chiites, y a vu une "force d'occupation" et une "guerre non déclarée au peuple de Bahreïn". Sans soutenir ouvertement la révolte à Bahreïn, Téhéran a estimé mardi que l'intervention des forces du Golfe était inacceptable et ne ferait que "rendre la situation plus compliquée", selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

"Aucune preuve suggérant que l'Iran ait initié une révolution"

Lors d'une visite vendredi à Bahreïn, le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a dit n'avoir "aucune preuve suggérant que l'Iran ait initié l'une ou l'autre des révolutions populaires ou des manifestations dans la région". "Mais il y a des preuves tangibles que si la crise se prolonge, et tout particulièrement à Bahreïn, les Iraniens cherchent des moyens de l'exploiter et de créer des problèmes", a-t-il souligné. M. Ani a rappelé que l'Iran avait revendiqué Bahreïn pendant 17 ans et jusqu'en 1971 et que la revendication a été répétée plusieurs fois depuis.

"Un message à l'Iran"

Outre Bahreïn, le CCG comprend l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Oman, le Qatar et le Koweït. "L'affrontement entre le régime (sunnite) de Bahreïn et l'opposition chiite reflète celui qui existe entre les Arabes du Golfe et l'Iran", a estimé pour sa part l'analyste Abdulwahab Badrakhan, basé à Londres. "L'envoi de troupes est certainement un message à l'Iran et l'opposition chiite (de Bahreïn) pour qu'elle abaisse le niveau de ses demandes très radicales et d'accepter le dialogue avec le pouvoir qui se dit prêt à des concessions significatives", a ajouté M. Badrakhan.

"L'action des pays du Golfe part de l'hypothèse d'une ingérence de l'Iran"

Les radicaux parmi les opposants chiites appellent à la chute de la monarchie sunnite qui règne depuis plus de 200 ans. Certains veulent instaurer une république mais le gros des opposants se défendent de tout lien avec l'Iran et disent ne vouloir qu'une monarchie constitutionnelle. "L'action des pays du Golfe part de l'hypothèse d'une ingérence de l'Iran à Bahreïn (...) et de celle de la présence d'éléments infiltrés parmi les manifestants qui sont soutenus et financés par des parties étrangères", soutient Sami al-Faraj, chef du Strategic Reseach Center du Koweït. "N'oublions pas que le CCG a été fondé en 1981 sous forme d'alliance contre la menace iranienne au début de la guerre irako-iranienne. L'histoire se répète aujourd'hui", a ajouté M. Faraj.

L'Arabie saoudite envoie un message à sa propre population chiite

Neil Partrick, associé au Royal United Services Institute de Londres spécialisé dans les affaires de sécurité, a estimé qu'en intervenant à Bahreïn, "l'Arabie saoudite veut aussi envoyer un message à sa propre population chiite" qui a tenté récemment de manifester dans l'est du pays. Environ un dixième de la population saoudienne est chiite et est concentrée dans la zone orientale riche en pétrole. Cette proportion atteint le tiers au Koweït et Oman a une petite minorité chiite.

Omar Hassan - AFP - NouvelObs


25/01/2011 - Vers un accord avec l'Ouest occidental?

Cette semaine à Istanbul, les pourparlers sur le programme nucléaire iranien entre l’Iran et le groupe des 5 + 1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU plus l’Allemagne) emmené par la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères vont reprendre.

On n’attend pas d’avancée notoire de ces pourparlers, mais leur issue pourrait s’avérer plus positive que prévu.

On était parvenu à un premier accord en octobre 2009, selon lequel l’uranium faiblement enrichi (UFE) d’Iran serait livré en Russie pour y être enrichi et transformé en barres combustibles pour alimenter le réacteur du Centre de recherche nucléaire de Téhéran (RRT). Mais cet accord a buté sur des questions de politique intérieure iranienne : les adversaires politiques du président Mahmoud Ahmadinejad l’ont fait capoter. La même chose peut-elle se reproduire?

Ahmadinejad, que sa réélection de 2009, très récusée, avait considérablement affaibli, a repris l’avantage. Des membres de son gouvernement s’inquiètent encore de ce qu’ils voient comme des incitations, venant de l’étranger, à une “révolution de velours” chez eux, mais on ne craint plus de reprise de la contestation à l’intérieur.

Ni la société civile, ni l’opposition, n’aspirent à prendre le pouvoir.

Un intellectuel conservateur a résumé les choses en termes presque nietzschéens: “Cette élection aura sans doute poussé deux millions de gens dans la rue, mais ces gens étaient des électeurs, pas des combattants. Ils critiquaient la situation, mais aucun d’eux ne voulait changer le système de force.” Autrement dit, ni la société civile, ni l’opposition, n’aspirent à prendre le pouvoir.

Beaucoup de ceux qui ont manifesté contre le régime en 2009 ont perdu toute illusion. La moyenne des gens ne cachent pas leur mépris à l’égard du régime, mais ils voient également que les manifestations de l’an dernier ont échoué. Ils sont nombreux à s’être retirés dans la sphère privée – l’éducation et la culture pour certains, les affaires pour d’autres. L’augmentation des demandes de visa indique qu’il y a des projets de séjours à l’étranger, courts ou prolongés.

Tandis que les autorités iraniennes continuent à réprimer les insoumis, elles se sentent assez sûres d’elles-mêmes pour parler de “réconciliation” avec certaines fractions de l’opposition “loyale” – les adversaires d’Ahmadinejad, conservateurs et réformistes, qui veulent préserver le système islamique tel qu’il est. Au sein-même de l’entourage du président, on discute de l’après-Ahmadinejad et du choix de ses successeurs – sans exclure des élections régulières en 2013. Jusque là, même s’il est très souvent et très sévèrement critiqué, le président a un mandat considéré comme légitime.

L’effet que les dernières sanctions internationales ont eu sur l’Iran pose quelque peu un problème: si elles ont affaibli le pays, elles ne semblent pas avoir affaibli Ahmadinejad. Le retrait des entreprises européennes retardent les investissements nécessaires et les firmes iraniennes sont contraintes de se tourner vers des alternatives qu’elles souhaitent moins, notamment vers la Chine et la Russie. Les prix augmentent, les transactions se font davantage en liquide et des montants de plus en plus suspects arrivent des quatre coins de la planète.

Mais, même si le gouvernement iranien reconnaît que les sanctions l’inquiètent, il fait valoir qu’il détient de grosses réserves de devises étrangères et qu’il ne manque pas d’imagination pour contrer l’effet de ces sanctions. Qui plus est, Ahmadinejad en profite pour continuer à réduire ses subventions pour l’électricité, l’essence et le pain, une politique qui se comprend du point de vue économique, mais qui est profondément impopulaire.

Les sanctions ont renforcé ceux qui, au sein de l’élite iranienne, sont pour la négociation

Vraisemblablement, les pressions économiques ne parviennent pas à contraindre le régime à abandonner l’enrichissement de l’uranium. Mais, que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité soient restés unis sur les sanctions et que l’UE, le Japon et l’Afrique du Sud les aient aggravées, cela a eu un impact. Surtout, les sanctions ont renforcé ceux qui, au sein de l’élite iranienne, sont pour la négociation et affaibli ceux qui désapprouvent fortement l’intérêt manifeste d’Ahmadinejad pour le fait de faire affaire avec l’Ouest, en particulier avec les Etats-Unis.

Pour Ahmadinejad et ceux qui le soutiennent, il faut traiter avec les Etats-Unis essentiellement pour deux raisons. D’abord, parce qu’ils sont conscients de la popularité qu’un rapprochement avec les Etats-Unis leur gagnerait, surtout auprès des jeunes ayant reçu une instruction et le milieu des affaires. Ensuite, parce qu’Ahmadinejad et son administration sont persuadés que les Etats-Unis – et uniquement les Etats-Unis – font peser une menace sérieuse sur le régime.

L’Etat américain minimise souvent ce sentiment de menace et cette profonde méfiance à l’égard de ses intentions, mais ce sont des données importantes de la politique iranienne. L’élite dirigeante semble divisée sur la perspective d’une vraie détente avec les Etats-Unis, mais elle est habitée toute entière par cette peur de l’Amérique et ne veut pas que le pays soit plus isolé qu’il ne l’est.

Etant donné ce contexte, il se peut, cette fois-ci, que la politique intérieure iranienne n’entrave pas un futur accord en vue de troquer de l’UFE iranien contre des barres de combustibles pour alimenter le RRT. Le groupe des 6 a intérêt à faire réduire les réserves d’UFE de l’Iran et court le risque de leur utilisation à des fins militaires. L’Iran, quant à lui, a intérêt à s’assurer à la fois ses réserves de barres combustibles pour alimenter le RRT et l’acceptation implicite de la communauté internationale pour son entreprise d’enrichissement de l’uranium, ainsi que le rapprochement avec les Etats-Unis.

Un tel accord n’est possible que s’il répond aux intérêts des deux parties. Si l’Iran ouvrait la discussion en s’engageant à mettre un terme à son enrichissement de l’uranium à 20%, ce serait plus facile. Même les représentants iraniens reconnaissent qu’un tel programme n’a pas lieu d’être (d’un point de vue non militaire), si les barres combustibles enrichies à 20% destinées au RRT sont produites en Russie.

Un pas vers une ratification par le parlement iranien du Protocole additionnel au traité de non-prolifération nucléaire serait un autre signal clair de l’intention iranienne de calmer le jeu. Les 5+1, quant à eux, devraient indiquer qu’il est possible de parvenir à un accord éventuel, en prenant pour base “un enrichissement minimal et des contrôles maximaux”.

Un accord sur l’échange de combustible UFE ne réglerait pas le litige entre l’Iran et l’Ouest sur le nucléaire, mais il ouvrirait la porte à un processus diplomatique qui pourrait parvenir au cour du problème – l’enrichissement de l’uranium en Iran et le risque de sa déviation vers des fins militaires. Si les pourparlers d’Istanbul se déroulent bien, il pourrait en sortir une feuille de route pour de futures négociations, non seulement sur le problème nucléaire, mais également sur l’Afghanistan, le Moyen Orient et le terrorisme. Et si ces pourparlers ne font qu’ouvrir la voie à un engagement bilatéral entre les Etats-Unis et l’Iran, ils auront tout de même fait la preuve de leur efficacité.

Project Syndicate, 2011 -Traduit de l’anglais par Michelle Flamand - Volker Perthes


22/01/2011 - Wikileaks: l'excuse pour la 3ème guerre mondiale?

Depuis sa création, wikileaks publie des documents sensibles, voire classés « secret défense ».Si l’identité des contributeurs et leur rémunération éventuelle restent un secret, l’équipe dirigeante n’hésite pas à s’afficher et à donner des conférences. 

A l’origine du projet, on trouve The Sunshine Press, un organisme à but non lucratif financé exclusivement par les dons «de défenseurs des droits de l'homme, de journalistes d'investigation, de technophiles et du grand public ». Porte-parole du site, Julian Assange, un Australien qui se présente comme un hacker militant, rêve de faire d’internet un moyen pour les citoyens d’apprendre ce que leurs dirigeants leur cachent. Ce personnage énigmatique assure ne pas gagner d’argent avec ce site et affirme travailler avec une centaine de personnes environ.



Les premières fuites

Début avril 2010, wikileaks diffuse la vidéo d’une bavure de l’armée américaine en Irak. On y voit les soldats tuer douze civils dont deux journalistes de Reuters. Suite à ce buzz, pour la première fois de l’histoire, le pentagone déclare un site « menace pour l’armée américaine ».
D’autres diffusions dénonçant la censure en Australie, l’extrème droite britannique, ou les agissements douteux d’une importante banque Islandaise, dérangent les dirigeants un peu partout dans le monde … capitaliste.Les grandes nations de la planète tremblent.

La tentative de déstabilisation

En août, Julian Assange est accusé de viol et agression sur deux femmes en Suède. Le fondateurn de wikileaks annoncera que le pentagone pourrait être derrière ces accusations visant, selon lui, à « détruire » le site internet qui embarasse l’armée américaine.
« Je ne sais pas ce qui se cache derrière (ces accusations), mais on nous avait averti que , par exemple, le pentagone, nous jouerait de vilains tours pour nous détruire » affirmait Julian Assange dans un entretien publié par le tabloïd suédois Aftonbladet. « En plus, on m’avait mis en garde contre des pièges sexuels », ajoutait-il.
Quelques semaines plus tard, les chefs d’inculpation s’avèreront non fondés.

Le largage massif

Fin novembre, wikileaks publie plus de 250000 documents émanant du département d’état américain. Cinq grands journeaux de la presse internationale ont accés en exclusivité à ces télégrammes diplomatiques échangés entre le département d’état américain et ses ambassades. Ces cinq journeaux sont : Le Monde (Paris) , The New York Times (The New York) , The Guardian (Londres) , Der Spiegel (Hambourg) et El Pais (Madrid)… premiers doutes du Chienchien … Pourquoi donner la primeur à des journeaux occidentaux ? …

Première utilisation des fuites : les écrans de fumée

Outre les « journeaux de guerre » relatant les comportements de l’armée US en Irak et en Afghanistan, l’essentiel de cette deuxième salve de scoops se résume à des rumeurs entre gens hauts placés. Ainsi, on apprendra très vite que selon Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Hugo Chavez est « fou » et il est en train de transformer son pays en un « autre Zimbabwé ». On découvrira également, de source ambassade des états unis à Rome, que Silvio Berlusconi est « incapable » et « vaniteux » , « inefficace » et « physiquement fragile ».

Et une dernière pour la route : selon le prince Andrew, représentant spécial du Royaume-Uni pour le commerce extérieur, « les français sont corrompus, les journalistes bruyants, et les enquêteurs de l’état idiots».Voilà donc les fameuses et fumeuses révélations de wikileaks ? Oui ! Enfin, celles que l’on met en avant, qu’on affiche, qu’on divulgue et diffuse. Mais en grattant un peu, on peut aussi lire bien plus interessant ….

Deuxième utilisation des fuites : l’amorce du détonateur

* Source : Al-Quds Al-Arabi (quotidien panarabe de Londres)

Dans les premières révélations, on peut lire que le roi d’Arabie Saoudite a demandé aux Etats Unis de « bombarder l’Iran » …

« Tous les rapports sur le nucléaire iranien ont établi que l’Iran, à ce jour, ne produisait que de l’uranium faiblement enrichi. Alors pourquoi un état arabe comme l’Arabie Saoudite, qui jouit dans le monde musulman d’une position éminente, s’est-il empêtré dans une telle démarche ? » s’étonne Al-Quds Al-Arabi à propos des révélations de wikileaks faisant état d’une demande officielle par le roi Abdallah d’Arabie Saoudite aux Etats-Unis d’attaquer militairement les sites nucléaires iraniens. « A supposer que le nucléaire iranien représente réellement une menace, pourquoi ne pas y répondre avec un projet nucléaire similaire ? Le roi saoudien n’a-t-il pas pensé aux conséquences dramatiques d’une frappe militaire ? Ces révélations ne plairont certainement pas à l’Iran. Reste à savoir quelle sera la réaction de Téhéran . Une forte tension est à prévoir dans les relations entre l’Iran et ses voisins, l’Arabie Saoudite au premier chef.

* Source : Yediot Aharonot (quotidien Tel Aviv – 400000 exemplaires)

Si WikiLeaks n’existait pas, Israël devrait l’inventer. Une vérité qui ne laisse place à aucune ambiguïté a éclaté au grand jour. Le monde entier, et pas seulement Israël, est terrifié par la menace nucléaire iranienne. La nucléarisation de l’Iran ne relève pas de la paranoïa israélienne, comme certains le prétendent. De Riyad à Moscou, les dirigeants du monde en perdent le sommeil. La question iranienne est le fil conducteur des centaines de milliers de documents rendus publics par WikiLeaks. Il en ressort que le monde attend d’Israël et des Etats-Unis, dans cet ordre, qu’ils fassent quelque chose pour barrer la route au “Hitler de Téhéran”.

Les fuites ne portent pas atteinte à la politique étrangère de Washington ; elles viennent étayer la principale thèse avancée par deux gouvernements américains, qui s’avère incroyablement similaire au message central du discours officiel israélien : l’Iran représente la plus grande menace, claire et immédiate, pour la stabilité du monde, lequel doit agir pour supprimer cette tumeur maligne. Tout le reste est secondaire.

Certains médias ont tenté d’exagérer l’importance d’un ordre qu’aurait donné la secrétaire d’Etat Hillary Clinton au personnel diplomatique américain, consistant à espionner des hauts fonctionnaires des Nations unies. Mais, si l’on étudie d’un peu plus près les documents, on s’aper­cevra que l’étroite coopération entre certains ­fonctionnaires de l’ONU et le Hamas ou le Hezbollah, était effectivement une source de préoccupation. Là encore, c’est une question qu’Israël avait fréquemment soulevée.

Le fait est que, jusqu’ici, rien dans la masse des révélations n’a jeté une lumière défavorable sur Israël. Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou s’en sort (relativement) indemne, tout comme son prédécesseur Ehoud Olmert. Même la déclaration du chef sortant du Mossad, Meir Dagan [Tamir Pardo lui succédera au 1er janvier 2011], sur la nécessité pour les Etats-Unis d’encourager la révolte des intellectuels et des étudiants en Iran s’inscrit dans une vision du monde démocratique – et dans une longue expérience en matière de renversement des dictatures. Les politiques étrangère et de défense ­d’Israël n’ont sans doute jamais été autant confortées ces dernières années que le dimanche 28 novembre dernier. Au moins sur le front iranien, et apparemment pour bien d’autres questions également, les dirigeants du monde, y compris du monde arabe, pensent comme nous, même s’ils ont honte de le reconnaître. Une honte que WikiLeaks a montrée au grand jour.

* Source : Kayhan (Téhéran)

Les documents diffusés par WikiLeaks n’ont rien d’exceptionnel. Il ne faut surtout pas croire que ce sont des “révélations” qui ont été faites contre le bon vouloir de Washington. Il est évident que les dirigeants de Washington et de la CIA ont programmé cette diffusion. Ce que l’on nous présente comme des “documents” n’est qu’une nouvelle manière de proférer des accusations infondées contre les opposants à la politique de Washington, comme Téhéran. Le but est de présenter l’Iran comme une menace aux yeux des opinions publiques occidentales. Franchement, si les Etats-Unis avaient une preuve quelconque que l’Iran ait acheté des missiles à la Corée du Nord, ils auraient communiqué ces informations au Conseil de sécurité de l’ONU pour convaincre les quinze pays de voter unanimement les sanctions contre le programme nucléaire iranien. Mais ils n’avaient pas de preuves et ils ont mis plusieurs mois pour réunir une majorité [le 9 juin 2010], et ce avec beaucoup de difficultés. Les manœuvres du site WikiLeaks peuvent être considérées comme de la “propagande douce”. Ce site a commencé en envoyant une petite flèche dans le dos de Washington afin de s’attirer la sympathie mondiale, puis s’est attaqué avec l’artillerie lourde aux opposants des Etats-Unis. Il est important de noter que, sans la complicité des médias occidentaux, jamais WikiLeaks n’aurait pu attirer l’attention des opinions publiques du monde entier et encore moins être pris au sérieux. Pourquoi ces informations ont-elles aussi été imprimées dans The New York Times, Le Monde, The Guardian, El País et Der Spiegel si le but n’était pas de convaincre les opinions publiques du “danger” iranien ?

La manipulation de l’opinion planétaire a t-elle bien fonctionnée ?

Alors, on commence par « lacher » des fuites de la CIA . et bing, l’impérialisme américain semble attaqué…
Bien sur, Washington se rebelle : alors, tentative de déstabilisation envers Julian Assange, en vue de le décrédibiliser…Echec du pentagone : les affaires de viol et violence n’étaient en fait qu’une histoire de préservatif troué envers des consententes … (je ne sais pas vous, mais perso, ça sent déjà le ridicule…)

On continue ; plus de 250000 scoops largués massivement en pature à la presse internationale ; bravo wikileaks …Récupération médiatique des médias occidentaux dominants (et pour cause, ils avaient la primeur !) : des rumeurs, des cancans, des ragots, des querelles de clochers entre dirigeants médisants. La montagne aurait accouché d’une souris ? …Et bien, les USA semblent bien vouloir que non : on continue à harceler Assange et wikileaks, sans toutefois (et c’est là que mes doutes se confirment) pouvoir l’empêcher de diffuser, d’agir, sans pouvoir « flinguer » son site … la CIA serait-elle si nulle que ça ? Même pas les capacités du hacker moyen ? …

En fait, c’est ma conclusion, mais je pense que vous serez nombreux à la cautionner : le paragraphe précédent « l’amorce du détonateur », qui ne sera jamais médiatisé au grand public, est assez révélateur : les fuites de wikileaks diabolisent l’Iran, annoncent ouvertement que l’Arabie Saoudite veut détruire ce pays (ha bon ? et pourquoi ?) ; étrangement, il n’y a aucune « fuite » sur l’état d’Israël (rien de rien, pas l’ombre d’une rumeur …nation irréprochable ? ou … ?)« L’Iran a l’arme nucléaire, l’Iran est l’ennemi public numéro un de la planète, son voisin saoudien veut sa peau, l’état d’Israël est irréprochable,… » Et toutes ces révélations qui vont foutre un bordel planétaire monstre ne sont pas la cause des USA, vu qu’ils ont été eux-mêmes les premiers attaqués ! C’est wikileaks qui est responsable !

Je finirais cet article en confirmant ceci : bien sur que c’est wikileaks qui est et sera responsable de la future destruction de la planète ; mais wikileaks n’est pas le canard enchainé ou le médiapart de la mondialisation, ce n’est qu’une création de la CIA !

Chien Guevara


16/01/2011 - L'alliance entre les Usa et les pays du golfe

Au cours d'une tournée de cinq jours dans le Golfe, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a transmis des messages aux dirigeants régionaux indiquant que les Etats-Unis vont continuer de s'allier avec les pays du Golfe pour faire pression sur l'Iran et son programme nucléaire. Elle s'est également engagée à nouveau en faveur d'une solution à deux Etats au Proche-Orient.

Les analystes politiques estiment que ces messages visent à montrer la crédibilité de l'administration Obama quant au processus de paix au Moyen-Orient et qu'ils définissent la politique américaine dans la région pour les deux années à venir.



UNIR LES ALLIES POUR AFFRONTER L'IRAN

Sur le dossier nucléaire iranien, les Etats-Unis ont essayé d'obtenir le soutien de leurs alliés dans le Golfe, à savoir l'Arabie saoudite, le Koweït, les Emirats arabes unis (E.A.U), le Qatar, Oman et le Bahreïn. Tous ont des relations étroites avec Washington dans le domaine politique, économique, militaire et dans la lutte contre le terrorisme.

Les Etats-Unis possèdent une présence militaire importante dans le Golfe, une région riche en pétrole. Washington a initié les systèmes de défense aux E.A.U, au Qatar, au Koweït et au Bahreïn et un chantier, qui prévoit le doublement de la taille d'une base navale au Baheïn, a commencé en 2010.

A plusieurs reprises, des responsables américains ont indiqué qu'une attaque militaire ne pouvait être écartée pour régler la question nucléaire iranienne. En réponse, Téhéran a organisé plusieurs exercices militaires.

Lors de sa visite aux E.A.U, Mme Clinton a demandé aux pays du Golfe de s'opposer à l'Iran et de se concentrer sur les sanctions à l'égard de Téhéran.

Des analystes politiques ont indiqué que les pays du Golfe avaient appelé au dialogue et aux négociations pour régler le problème iranien, tout en engageant des relations militaires étroites avec les Etats-Unis, comme si une confrontation militaire entre Téhéran et Washington pouvait s'étendre à la région.

Le chef du département Opinion du quotidien koweitien Al-Jarida, Essam el-Desouki, a indiqué à l'agence Xinhua que Mme Clinton essayait de faire comprendre à Téhéran que les Etats-Unis peuvent "se faire beaucoup d'amis" parmi les voisins de l'Iran.

CREDIBILITE SUR LA SOLUTION A DEUX ETATS

Lors de sa visite, Mme Clinton a réaffirmé l'engagement de l'administration Obama en faveur du processus de paix au Proche-Orient, qui a connu des progrès limités en 2010 .

Elle a réitéré l'engagement des Etats-Unis en faveur d'une solution à deux Etats, assurant que Washington " y travaille tous les jours".

En 2010, Washington avait essayé de ramener Palestiniens et Israéliens à la table des négociations, avec un résultat très mitigé.

Mme Clinton a demandé aux pays arabes de s'engager à nouveau en faveur de la proposition saoudienne, terre contre paix, en vertu de laquelle le monde arabe doit normaliser ses relations avec Israël.

El-Desouki signale que Mme Clinton a essayé de montrer la crédibilité des Etats-Unis en ce qui concerne le processus de paix au Moyen-Orient. Les Etats-Unis ont besoin du soutien des pays du Golfe et de l'intégralité du monde arabe pour porter la solution à deux Etats, a-t-il ajouté.

RENFORCER LA COOPERATION AVEC LE YEMEN DANS LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME

Au cours d'une visite surprise au Yemen, Mme Clinton a déclaré que les Etats-Unis allaient élaborer "une stratégie globale" allant au-delà de la simple coopération militaire pour relever les défis qui s'offrent aux nations arabes.

Les terroristes d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique ont lancé plusieurs attaques au Yémen en 2010. Ils ont par ailleurs revendiqué des actes terroristes préparés dans des pays occidentaux, comme la tentative de faire exploser un avion de ligne américain le jour de Noël 2009.

Les Etats-Unis vont poursuivre une approche équilibrée envers le Yémen, notamment une aide économique et politique, a indiqué Mme Clinton au président Ali Abdullah Saleh.

"Nous travaillons en partenariat avec le Yémen et d'autres pays du Golfe pour lutter contre le terrorisme, en particulier contre Al-Qaïda dans la péninsule arabique", a déclaré Mme Clinton, qui est la première secrétaire d'Etat américaine à se rendre au Yémen en plus de 20 ans.

En plus de la lutte contre Al-Qaïda, l'Etat pauvre du Yémen doit faire face à des rebellions dans le sud du pays.

El-Desouki a indiqué que les Etats-Unis avaient conscience que la coopération militaire ne suffisait pas pour lutter contre le terrorisme dans ce pays qui connaît des problèmes dans le domaine économique et social.

Il a ajouté que les Etats-Unis tâchaient de trouver de nouvelles pistes pour mieux coopérer et qu'ils avaient engagé un partenariat à long terme avec le Yémen. 

Xinhua - french.news.cn


19/11/2010 - Résumé des menaces américaine de début novembre contre l'Iran


Le sénateur républicain en vue Lindsey Graham a annoncé après les élections de mi-mandat l’intensification des menaces américaines contre l’Iran en appelant publiquement à une guerre totale qui « neutraliserait » Téhéran, laissant le pays dans l’incapacité de résister.

Graham a fait cette déclaration samedi lors d’une conférence sur la sécurité internationale à Halifax, Canada. « L'endiguement n’est plus à l’ordre du jour, » a-t-il déclaré par rapport au programme nucléaire de l’Iran.

Washington et ses alliés ont accusé Téhéran de développer son programme nucléaire dans le but de construire une arme. Le gouvernement iranien a nié de façon constante cette accusation en insistant pour dire que son programme est uniquement d’usage pacifique et civil.

En employant ce genre de rhétorique de guerre totale qui était le discours dans les années 1930 en Allemagne le sénateur républicain de Caroline du Sud a juré qu’une attaque serait effectuée « non seulement pour neutraliser son programme nucléaire mais pour couler sa marine, détruire son armée de l’air et porter un coup décisif à la garde révolutionnaire. En d’autres termes, neutraliser ce régime. Détruire sa capacité à riposter. »


Graham a ajouté que si en dépit de la défaite des Démocrates lors des élections de la semaine passée, le président Barack Obama « décide d’être dur avec l’Iran au-delà des sanctions, je pense qu’il va sentir beaucoup de soutien de la part des Républicains car nous ne pouvons pas laisser l’Iran développer une arme nucléaire. »

Le sénateur Mark Udall (Démocrate du Colorado), qui s’était joint à Graham en intervenant devant un forum lors de la conférence à Halifax, a préconisé le maintien des sanctions contre le régime en ajoutant toutefois que « toutes les options étaient sur la table, » un euphémisme faisant référence à une agression armée des Etats-Unis.

En prenant la parole lors de la même conférence, le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, a décrit l’Iran comme « une menace majeure pour toute conception d’ordre mondial. » Il a reproché à Téhéran d’être « déterminé à atteindre une capacité nucléaire militaire, » qui a-t-il dit « serait la fin de tout régime de non-prolifération concevable. »

Israël, qui a défié les efforts de non-prolifération de l’ONU et qui est la seule puissance à détenir l’arme nucléaire dans la région, a à plusieurs reprises menacé l’Iran d’attaques militaires. Le mois dernier, le ministre israélien des Finance, Yuval Steinitz, a prôné un blocus maritime – ce qui est un acte de guerre – si Téhéran ne se pliait pas aux exigences de Washington.

Ces dernières menaces sont exprimées une semaine à peine avant la prochaine série de négociations entre l’Iran et le P5+1 qui comprend les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies – la Grande-Bretagne, la France, la Russie et les Etats-Unis – plus l’Allemagne. Les pourparlers devraient avoir lieu à Vienne.

Le triomphe des Républicains aux élections de mi-mandat infléchira encore davantage à droite la politique étrangère américaine en intensifiant la menace de guerre contre l’Iran. Ileana Ros-Lehtinen (Républicaine de Floride) présidera en janvier le Comité des Affaires étrangères du Parlement. Elle rejette une diplomatie avec l’Iran en préconisant le type d’embargo économique qu’elle a soutenu de façon véhémente contre Cuba.

Ros-Lehtinen est également une fervente partisane des Moudjahidine-e-Khalq (MEK) qui ont affirmé avoir perpétré des attaques terroristes en Iran et qui ont été désignés par le Département d’Etat américain comme « organisation terroriste étrangère. »

Près d’un tiers des Républicains de la Chambre des Représentants a soutenu en juillet dernier la résolution accordant un soutien explicite à Israël pour qu'il procède à des frappes militaires contre l’Iran.

Le gouvernement Obama et les démocrates du congrès ont déjà durci les menaces contre l’Iran. Après avoir fait passer de force une nouvelle série de sanctions anti iraniennes au Conseil de sécurité des Nations unies, le gouvernement a promulgué en juillet dernier une loi prévoyant une nouvelle série de sanctions unilatérales américaines visant à paralyser l’économie iranienne en accroissant la misère de la population dans le pays de façon à déstabiliser le gouvernement.

Ces sanctions pénalisent les banques et les entreprises étrangères qui investissent ou qui négocient avec l’Iran en restreignant leur accès aux marchés américains et en leur supprimant la possibilité d’accéder aux contrats du gouvernement américain. Ces sanctions ciblent tout particulièrement le secteur clé de l'énergie en Iran.

Selon un article de David Sanger paru la semaine passée dans le New York Times, même si l’Iran devait participer la semaine prochaine aux négociations à Vienne, Washington n’engagerait pas de négociations sérieuses. Son principal objectif motivant sa participation est de voir « si une nouvelle série exceptionnellement vastes de sanctions économiques modifierait le calcul nucléaire de l’Iran. »

L’article explique que la nouvelle proposition américaine est « même encore plus coûteuse qu'un marché que le dirigeant suprême du pays, l’ayatollah Ali Khamenei, avait refusé l’année dernière. » Elle nécessiterait que l’Iran stoppe la production d’énergie nucléaire et abandonne plus de deux-tiers d’uranium en plus qu’il n’est stipulé dans l’accord conclu à titre d’essai lors des pourparlers d’il y a un an.

L’article du Times dit que Washington croit que jusque-là on « n’a pas obtenu grand-chose » pour ce qui est des sanctions « ce qui a déclenché une discussion à la Maison Blanche quant à la question de savoir s’il serait utile ou contre-productif s’il [Obama] parlait plus ouvertement des options militaires.

Dennis Ross, le conseiller spécial d’Obama sur les Affaires du Proche-Orient, a eu un discours identique lors d’une allocution prononcée le 25 octobre à l’occasion d’une conférence du Comité américain des affaires publiques d’Israël, le principal groupe de pression américain pro Israël.

Après s’être vanté que les sanctions américaines avaient provoqué une importante crise économique, de l’inflation et du chômage en Iran, Ross a soulevé la menace implicite d’une guerre : « Finalement nous espérons que la forte pression à laquelle l’Iran est confrontée aujourd’hui l’obligera à adopter une autre attitude. La porte de la diplomatie reste ouverte et nous recherchons bien sûr une solution pacifique à notre conflit avec l’Iran. Mais si l’Iran devait poursuivre son attitude défiante en dépit de son isolement grandissant et des dommages causés à son économie, ses dirigeants devraient écouter attentivement le président Obama qui a souvent dit, « nous sommes déterminé à empêcher que l’Iran obtienne l'arme nucléaire. »

L’appel, peut-être le plus glaçant, à une escalade de la menace militaire contre l’Iran se trouve dans une rubrique intitulée « La relance par la guerre? », écrite la veille des élections de mi-mandat par le chroniqueur du Washington Post, David Broder, le soi-disant « doyen des chroniqueurs politiques de Washington. »

Se plaignant de ce que l’aggravation de la crise économique est en train de créer une « situation décourageante » pour espérer qu'Obama remporte un deuxième mandat en 2012, Broder, un partisan servile du président démocrate, a imaginé deux scénarios à l’aide desquels ce défi pourrait être surmonté. Le premier est l’espoir vain que la crise économique sera surmontée par une relance économique. Broder conclut que « le marché ira où il doit aller » et qu’un tel résultat n’était pas fiable.

Il suggère une autre solution fondée sur l’histoire tumultueuse du 20ème siècle.

« Rappelez-vous FDR [Franklin Delano Roosevelt] et la grande dépression, » écrit-il. « Qu’est-ce qui a finalement résolu cette crise économique ? La Seconde guerre mondiale. »

« Et c’est là qu'Obama pourrait réussir. Recueillant un fort soutien des Républicains au Congrès s'il défie les ambitions de l’Iran de devenir une puissance nucléaire, il peut passer une grande partie de 2011 et 2012 à orchestrer une épreuve de force avec les mollahs. Ceci l’aidera politiquement parce que le parti d’opposition l’encouragera dans ce sens. Et, à mesure que la tension va monter et que nous accélérerons les préparatifs de guerre, l’économie s’améliorera. »

Et voilà où l’on en est: une modeste proposition pour relancer l’économie et gagner la campagne pour un second mandat, au prix de la mort de centaine de milliers sinon de millions de personnes.

Ce qui sous-tend de telles propositions sanguinaires ne sont pas seulement les cyniques calculs politiques de l’un ou de l’autre des deux partis américains droitiers pro-impérialistes mais plutôt le déclin historique du capitalisme américain et la plus profonde crise du système capitaliste mondial depuis la Grande dépression des années 1930.

Ces deux partis souscrivent au militarisme. Ceci reflète le consensus, au sein de l’élite dirigeante, que le capitalisme américain est en mesure de compenser son déclin économique par le recours à la force militaire pour établir l’hégémonie américaine dans les régions riches en énergie et géo-stratégiquement cruciales du Moyen-Orient et d’Asie centrale.

Les paroles de Broder et des Républicains ainsi que les actions du gouvernement Obama soulignent la menace d’une nouvelle guerre qui sera bien plus sanglante et qui impliquera le danger d’une conflagration mondiale.

WSWS



04/11/2010 - Israël: le nombre des victimes sera "de dimensions différentes" dans les prochaines opérations que ménera Tsahal


Le chef des renseignements des Forces de Défense d’Israël (FDI – Tsahal) a fourni un indice important en ce qui concerne l’intérêt d’Israël pour les programmes nucléaires des pays qui veulent détruire l’État Juif. Il ne parlait pas seulement de l’Iran. Lapsus ? Difficile à croire…

Quand les Israéliens se sont réveillés le lendemain de l’attaque éclair sur le réacteur nucléaire en Syrie, Israël a tout de suite été soupçonné d’avoir mené l’attaque. Nos fonctionnaires se sont d’ailleurs dits très rapidement, “inquiets” et “gravement préoccupés” par une offensive syrienne imminente sur Israël.

Toutefois, depuis un certain temps maintenant, l’AIEA se penche sur la Syrie et dénonce le fait que cet état cherchait bien à produire des armes nucléaires depuis son réacteur secret. Depuis que le Général Yadlin est en fin de mandat comme chef des renseignements, et qu’il est en course pour reprendre le siège de chef du Mossad d’ici quelques mois, il n’a pu garder sa langue dans sa poche. Il a eu raison, il mérite la reconnaissance de tous pour ce qu’il a accompli à la tête de l’intelligence de Tsahal.



C’est aussi Yadlin qui peut aussi se vanter d’avoir mis en place une cyber-armée, certainement l’une des plus forte au monde, prête à détruire les capacités informatiques de plusieurs états.

Pourtant, lors de sa conférence de presse, Yadlin n’a laissé aux journalistes que peu de répit. Il a commencé en affirmant que l’Iran est sur le point de construire sa première bombe. Que l’Iran aura assez de matériel bientôt pour en construire une seconde. Le chef des renseignement des FDI n’est pas “un autre expert académique” proposant ses évaluations. Ses mots ont une signification opératoire. Et quand le chef des renseignements expose ces informations sur le monde, c’est sa manière de dire qu’il n’y a plus de temps à perdre. Qu’Israël ne va pas rigoler.

Toutefois, la révélation la plus surprenante dans le discours du chef des renseignement était en fait un avertissement. Yadlin a décrit sa vision de la prochaine guerre. Il a dit que ce ne sera pas simple. Qu’il n’y aura pas qu’un seul théâtre. Que le Liban ne sera pas la seule cible. Qu’il faudra attaquer en même temps de deux, trois ou quatre fronts.

Tel-Aviv sera attaqué par des missiles venant du nord mais aussi de Gaza. Yadlin a clairement indiqué que l’Opération Plomb Durci et la seconde guerre du Liban sont “des scénarios du passé”. La prochaine guerre régionale sera “de portée différente”, et le nombre des victimes sera “de dimensions différentes” de ce que nous connaissons jusqu’ici.

Ce n’est donc pas juste un autre avertissement. Ce sont des informations de renseignement solides. C’est la vie.

Jssnews



28/09/2010 - Israël a lancé une attaque électronique contre l'Iran avec le virus stuxnet

Une véritable attaque a été lancée par les Israéliens et les Américains contre l'Iran. Mais il ne s'agit pas d'une guerre comme on l’entend d’habitude avec son cortège de bombes et de morts, mais à coup de virus informatiques. 

La maladie se répand alors sans faire de victimes humaines. Mahmoud Alyaee, secrétaire général des serveurs informatiques industriels d’Iran, incluant les ordinateurs servant au contrôle des installations nucléaires, vient de confirmer le 25 septembre que 30.000 ordinateurs installés dans des complexes industriels classés ont été infectés par le virus Stuxnet au point de les rendre inopérants.

Virus Stuxnet

Des informations en provenance des services de renseignements dévoilent qu'une offensive cybernétique clandestine a été menée contre l’Iran par les Etats-Unis avec l’aide d’unités d’élite israéliennes, expertes en guerre informatique. Le virus Stuxnet est considéré comme le plus destructeur de sa génération car il attaque les grands complexes industriels et les serveurs informatiques. Il ne s’agit pas d’un quelconque virus ciblant les ordinateurs familiaux, mais d’un virus conçu par des Etats disposant d'une haute technologie et gérant des budgets conséquents dans le domaine de la guerre technologique. Les deux seuls pays adversaires de l'Iran et disposant de moyens humains et de spécialistes militaires capables de réaliser un projet de cette envergure sont Israël et les Etats-Unis.

L’originalité de ce virus tient à sa capacité à s’attaquer aux fondements des systèmes industriels construits par l’allemand Siemens et d’organiser ensuite le transfert des données piratées en direction de l’étranger. Le chef du département de la guerre cybernétique au Pentagone, le vice-amiral Bernard McCullough, a affirmé que le Stuxnet avait des capacités techniques jamais atteintes auparavant. Il s’est adressé à la commission des forces armées du Congrès américain pour leur annoncer que ce virus était le plus sophistiqué qu’il ait eu à connaître.

Les Iraniens ont confirmé que l’attaque de leurs systèmes par ce virus avait été lancée deux mois auparavant mais que leurs experts informatiques ont été dans l’impossibilité de le détecter, de le détruire ou du moins, de minimiser ses effets. Les fonctionnalités de Stuxnet lui permettent de modifier totalement l’environnement informatique d’un système et de prendre le contrôle technique des systèmes automatiques.

Haute technologie

La réalisation de ces produits de haute technicité n’est pas à la portée du tout-venant car, en plus de requérir des fonds de développement très importants, elle nécessite la collaboration d’équipes techniques soudées, travaillant ensemble durant plusieurs années. Tsahal, l’armée israélienne, apporte une contribution décisive à la sécurité de l’information via ses centres de recherches organisés en espaces collaboratifs. La technologie naît et se développe au sein de ses unités spéciales et secrètes: Mamram ou l’unité 8200.

Ces centres militaires sont le vivier de plusieurs centaines d’experts qui essaiment ensuite vers la Silicon Valley israélienne en gardant un contact permanent avec l’armée grâce aux périodes militaires obligatoires. La sélection des futurs génies est réalisée très tôt dans le cycle scolaire israélien puisque dès l’âge de 10 ans, certains élèves sont déjà orientés vers des lycées technologiques qui feront d’eux des spécialistes de la sécurité informatique. Les jeunes postulants sont repérés par les instituteurs, sont pris en main très jeunes par l’université avant d’être mobilisés dans ces unités militaires spéciales.

Leur mental est formé très jeune pour des futures missions difficiles de destruction de la technologie ennemie. Des indiscrétions des services de renseignements précisent que certains de ces experts ont joué un rôle fondamental dans la destruction, le 6 septembre 2007, du réacteur à plutonium que la Corée du nord construisait à A-Zur au nord de la Syrie.

L’aveu du responsable iranien tend à démontrer l’impuissance des ingénieurs iraniens qui n’ont pas réussi à interrompre le transfert de données sensibles depuis Téhéran jusqu’aux services de renseignement américain et israélien. Les Mollahs étaient persuadés que les informations confidentielles qui parvenaient jusqu’à ces services étaient obtenus par la collaboration d’agents doubles et ils avaient alors lancé des chasses aux sorcières dans tout le pays. Des informations concordantes avaient fait état d'une guerre ouverte entre les services iraniens proches du président Ahmadinejad et ceux fidèles au guide suprême Khamenei qui s’accusaient mutuellement d’espionnage et qui ont entraîné de violents affrontements le 23 août en plein Téhéran.

Action américano-israélienne

Lors de son précédent voyage à Washington, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait donné l’impression de céder en échange du soutien de Barack Obama contre le programme nucléaire iranien. En fait, il avait d’abord obtenu l’assurance du président américain que des sanctions financières seraient votées contre l’Iran pour mettre à mal ses ressources financières. Mais d’autre part ils avaient convenu, ensemble, du processus secret de la guerre cybernétique afin de paralyser les installations nucléaires iraniennes. Ces décisions ont amené le Premier ministre israélien à accepter le principe des négociations avec les Palestiniens.

Le virus avait pour objectif d’attaquer l’infrastructure nucléaire iranienne de la centrale de Bushehr, activée en août, ainsi que les centrifugeuses de Natanz. L’AIEA a confirmé qu’elle avait constaté un net ralentissement dans le traitement d’enrichissement de l’uranium dû à des problèmes techniques indéterminés, non résolus à ce jour, qui ont entraîné la mise hors service de 3.000 centrifugeuses. La guerre avec l’Iran est aujourd'hui une réalité.

Jacques Benillouche - Slate


16/09/2010 - La solution militaire est une mesure extrême

Les Etats-Unis considèrent une éventuelle frappe militaire contre l'Iran comme une mesure extrême, a déclaré mercredi le ministre américain de la Défense Robert Gates.

"Nous estimons que il est encore possible, par la voie des sanctions diplomatiques et économiques, de contraindre les Iraniens à renoncer à se doter de l'arme nucléaire", a indiqué le ministre américain dans une interview publiée dans le journal russe Kommersant.


"La guerre s'accompagne d'une imprévisibilité catastrophique", a ajouté le chef du Pentagone. "C'est pourquoi je pense que la solution militaire doit être considérée comme une mesure extrême".

Dans le même temps, M.Gates a souligné que les Etats-Unis étaient prêts à reconnaître le programme nucléaire civil de l'Iran. Dans ce contexte, il a rappelé que Washington avait soutenu la création du réacteur de recherche de Téhéran ainsi que l'idée de l'exportation de l'uranium iranien faiblement enrichi vers la Russie à des fins d'enrichissement supplémentaire.

"Les Etats-Unis ont vivement soutenu ces initiatives. Si tout cela est organisé de manière transparente, nous pourrons constater l'arrêt du programme nucléaire militaire iranien. Pourtant, il semble que rien ne peut les retenir", a conclu M.Gates.

Novosti


16/09/2010 - Pour contrer la menace iranienne, Riyad veut acheter 60 milliards de dollars d'armements.

La facture est colossale. L'Arabie saoudite envisage d'acheter à Washington jusqu'à 60 milliards de dollars (46,20 milliards d'euros) d'armements. Si le Congrès l'approuve, ce sera la plus grosse vente d'armes de l'histoire américaine. Députés et sénateurs devraient se voir présenter le marché dans les prochains jours. Ils auront alors 30 jours pour accepter, amender ou refuser la vente.


D'après les médias américains, la shopping list saoudienne est impressionnante : 84 chasseurs F-15 dernier modèle, plus la rénovation de 70 F-15 S, la version d'attaque au sol, achat de 72 hélicoptères lourds Black Hawk dont les Saoudiens possèdent déjà 22 exemplaires, 60 hélicoptères antichars Apache Longbow, et 36 hélicoptères légers Little Bird.

L'Arabie saoudite souhaite également rénover ses 96 missiles antimissiles Patriot et pourrait les compléter par le système Thaad (Terminal High Altitude Area Defense), destiné à intercepter des missiles balistiques à courte et moyenne portée, dans l'atmosphère et au-dessus. En outre, Washington envisage de vendre à Riyad des navires de guerre antimissiles.

Un contrat de cette importance s'étale sur plusieurs années. Les Saoudiens pourraient, dans un premier temps, signer les chèques pour la moitié des équipements. Ce «marché du siècle» consacre le retour de Washington comme principal fournisseur d'armes de Riyad, après un détour en 2005 par l'Europe, quand l'Arabie saoudite avait acheté 72 avions de combat Eurofighter, fabriqués par la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne.

Les soupçons du 11 Septembre

La brouille était aussi politique. Les motifs de désaccord ne manquaient pas, des soupçons engendrés par le 11 Septembre aux divergences sur le processus de paix israélo-palestinien en passant par la guerre en Irak. Mais aujourd'hui tout cela est passé au second plan devant «la menace iranienne, contre laquelle les États-Unis souhaitent renforcer leurs alliés régionaux», analyse Michael Knights, chercheur au Washington Institute for Near East Policy.

Cette nouvelle donne stratégique devrait rassurer Israël, toujours inquiet devant les transferts de technologie militaire à l'Arabie. «Les Israéliens ont bien compris que ces nouveaux équipements doivent renforcer la défense saoudienne contre l'Iran», ajoute Michael Knights. Pour rassurer Netanyahou, les États-Unis auraient promis en particulier de ne pas équiper les F-15 saoudiens de radars de tir supérieurs à ceux des Israéliens. Israël pourrait aussi acquérir 20 F-35, avion de combat de cinquième génération, supérieur au F-15 et à l'Eurofighter.

Figaro


20/08/2010 - Les USA planifient une attaque nucléaire contre l'Iran?

Durant les derniers mois, l'administration Obama en liason étroite avec Israel et l'OTAN, menace l'Iran avec l'arme nucléaire.

Le texte ci-dessous sur la doctrine de la guerre nucléaire préventive des États-unis à l'endroit de l'Iran fut initialement publié en février 2006. Les déclarations récentes de Washington se refèrent explicitement à un usage preventif d'armes nucléaires tactiques contre la menace nucléaire presumée de l'Iran et afin de garantir la sécurité mondiale.



C'est le monde à l'envers: L'attaque nucléaire se convertit de la sorte en une "guerre humanitaire" dont l'objectif consiste à "prevenir la guerre nucléaire".

« Nous avons découvert la bombe la plus terrible dans l'histoire du monde. C'est peut être la destruction par le feu prophétisée dans la période dite de la Vallée de l'Euphrate, après l'histoire de Noah et son arche fabuleuse… Cette arme est sur le point d'être utilisée contre le Japon…(Nous) l'utiliserons de sorte que les cibles soient des objectifs militaires, des soldats et marins, et non des femmes et des enfants. Même si les Japs sont sauvages, impitoyables, sans merci, et fanatiques, nous, comme dirigeant du monde, pour le bien être commun, nous ne pouvons larguer cette terrible bombe sur l'ancienne capitale ou la nouvelle… La cible sera purement militaire… Il semble que ce soit la chose la plus terrible ayant été découverte, mais on peut faire en sorte qu'elle soit la plus utile. » (Journal du Président Truman 25 juin 1945).

« Le monde notera que la première bombe atomique a été larguée sur une base militaire d'Hiroshima. Ceci parce que nous voulions dans cette première attaque éviter, le plus possible de tuer des civils » (Lors d'un discours radio à la Nation du président Harry Truman le 9 août 1945)

(Note : la première bombe atomique a été larguée sur Hiroshima le 6 août 1945 ; la deuxième sur Nagasaki le 9 août, le même jour que le discours radiophonique à la Nation de Truman)

Depuis que la première bombe atomique fut larguée sur Hiroshima le 6 août 1945, l'humanité n'a jamais été aussi proche d'un impensable Holocauste nucléaire qui pourrait, en terme de retombées radioactives, s'étendre sur une grande partie du Moyen Orient.

Toutes les garanties de la période de la Guerre Froide, qui cataloguait la bombe atomique comme «une arme de dernier recours» ont été abandonnées. Des actions militaires « offensives « utilisant des ogives nucléaires sont maintenant décrites comme des actes « d'auto défense ».

La distinction entre les armes nucléaires tactiques et l'arsenal conventionnel du champ de bataille a été effacée. La nouvelle doctrine américaine est basée sur «des capacités mixtes de frappe ». Ces dernières, qui s'appliquent tout particulièrement au plan de bombardement aérien de l'Iran par le Pentagon, envisagent l'utilisation de bombes atomiques combinées à des armes conventionnelles.

Comme dans le cas de la première bombe atomique, qui, selon les mots du président Harry Truman « a été larguée sur Hiroshima une base militaire », les « mini bombes atomiques » d'aujourd'hui sont déclarées comme étant « sans danger pour la population civile environnante ».

Connu dans les cercles officiels à Washington comme « Joint Publication 3-12 » (Publication Jointe 3-12) la nouvelle doctrine nucléaire (Joint Nuclear Operations (NJNA) (Mars 2005), appelle à « intégrer des attaques conventionnelles et des attaques nucléaires » sous un Commandement et un Contrôle unifiés et « intégrés ».

Elle décrit principalement le processus de planification et de gestion de prise de décision, au cours duquel les objectifs stratégiques et militaires doivent être atteints, à travers l'utilisation d'un mélange d'instruments, avec très peu de préoccupation pour les pertes en vies humaines.

La planification militaire se concentre sur « l'utilisation la plus efficace de la force »,-i.e. et un arrangement optimal de différents systèmes d'armement pour atteindre des buts militaires énoncés. Dans ce contexte, les armes nucléaires et conventionnelles sont considérées comme « faisant partie de la boîte à outils » dans laquelle le commandement militaire peut piocher et choisir les instruments dont il a besoin suivant « l'évolution des circonstances » sur le théâtre des opérations militaires. (Aucune de ces armes dans la « boîte à outils » du Pentagon, y compris des bombes conventionnelles bunker buster, des bombes à fragmentation, des mini bombes nucléaires, des armes chimiques et biologiques n'est décrite comme étant « ADM » quand elles sont utilisées par les US et leurs partenaires de la coalition.)

L'objectif énoncé c'est de :

«S'assurer de l'utilisation la plus efficace de la force » et fournir aux dirigeants US un éventail plus large d'options d'attaques (nucléaires et conventionnelles) pour répondre à des imprévus instantanés. L'intégration des forces nucléaires et conventionnelles est par conséquent cruciale pour le succès de toute stratégie intelligible.

Cette intégration garantit un ciblage optimal, des dommages collatéraux minimum, et réduit la probabilité d'une escalade.» (La Doctrine d'Opérations Conjointes nucléaires p. JP 3-12-13).

La nouvelle doctrine nucléaire met sans dessus dessous les concepts et les réalités. Non seulement elle nie les effets dévastateurs des armes nucléaires, elle affirme, de manière péremptoire, que les armes nucléaires sont « sans danger » et que leur utilisation sur le champ de bataille assurera «des dommages collatéraux minimum et réduira la probabilité d'une escalade ». Le problème des retombées radioactives n'est pratiquement pas reconnu en ce qui concerne les armes nucléaires tactiques. Ces différents principes d'orientation qui décrivent les bombes nucléaires comme « sans danger pour les civils » instituent un consensus au sein de l'armée qui nourrit ensuite les livres militaires, fournissant un critère adéquat pour un « feu vert » aux commandants régionaux sur le champ de bataille.

Actions « Défensives et Offensives»

Alors que la Nuclear Posture Review de 2001 (2001 Nuclear Posture Review) établit les conditions pour une utilisation préventive des armes nucléaires au Moyen Orient, en particulier contre l'Iran (voir aussi le principal document de la PNAC : Rebuilding Americas Defenses) La Doctrine d'Opérations Conjointes nucléaires fait un pas en avant pour effacer la distinction entre des actions militaires «défensives » et «offensives ».

« La nouvelle triade offre une combinaison de capacités stratégiques offensives et défensives incluant des capacités de frappes nucléaires et non nucléaires, de défense active et passive, et une infrastructure de recherche et développent et industrielle robuste pour développer, construire, et maintenir des forces d'attaques et des systèmes défensifs… » (Ibid) (Les concepts clés sont inscrits en italique, ajout de l'auteur)

Cependant, la nouvelle doctrine nucléaire va bien au-delà d'actions préventives d' »auto défense » elle appelle à des « actions anticipées » utilisant des armes nucléaires contre « un ennemi voyou » qui est supposé projeter de développer des ADM à une date future incertaine.

Une planification sécuritaire responsable exige une préparation contre des menaces qui sont possibles bien qu'ayant peu de chance peut être aujourd'hui de se matérialiser. Les leçons de l'histoire militaire restent claires : des conflits imprévisibles irrationnels éclatent. Les forces militaires doivent être prêtes à contrer les armes et les capacités existantes ou qui existeront dans un futur proche même si dans l'immédiat des scénarios de guerre ne sont pas à disposition. Pour dissuader au maximum l'utilisation d'ADM, c'est primordial de préparer les forces US à utiliser des armes nucléaires efficacement et que les forces US soient déterminées à employer des armes nucléaires si nécessaire pour empêcher l'utilisation d'ADM ou des représailles utilisant des ADM (Ibid, p. III-1, italiques ajoutés)

Les bombes nucléaires serviraient à empêcher un programme non existant d'ADM (e.g Iran) avant son développement. Cette formulation tordue va bien au-delà des prémisses (propositions don on tire des conclusions ndlt) du 2001 Nuclear Posture Review et du NPSD 17 qui stipulent que les US peuvent mener des représailles en utilisant des armes nucléaires si ils sont attaqués avec des ADM.

« Les Etats-Unis font clairement savoir qu'ils se réservent le droit de répondre en ayant recours à une force écrasante – incluant l'éventuelle utilisation d'armes nucléaires – à l'utilisation d'armes de destruction massive contre les US, ses forces à l'étranger, ses amis et alliés. » ..(NSPD 17).

« Intégration » des Plans d'Armes Nucléaires et Conventionnelles

La Doctrine d'Opérations Conjointes nucléaires dresse les procédures gouvernant l'utilisation des armes nucléaires et la nature des relations entre les opérations de guerre nucléaires et conventionnelles.

Le DJNO déclare que :

«L'utilisation des armes nucléaires sur le théâtre (de la guerre) nécessite que les plans nucléaires et conventionnels soient intégrés le plus largement possible ». (DNJO, p. 47, italiques ajoutés, pour plus de détails voir l'article de Michel Chossudovsky « Guerre nucléaire contre l'Iran, janvier 2006 »)

Les conséquences de cette « intégration » ont d'énormes implications car une fois que la décision est prise par le commandant en chef, c'est-à-dire le président des Etats-Unis, de lancer une opération militaire conjointe conventionnelle –nucléaire, il y a un risque que des armes nucléaires tactiques soient utilisées sans qu'il y est besoin de requérir l'autorisation présidentielle nécessaire. Vu sous cette angle, les procédures d'exécution sous la juridiction des commandants sur le théâtre des opérations concernant les armes nucléaires sont décrites comme étant « souples et autorisent des changements dans la situation. »

Les commandants régionaux des combats sont responsables de la définition des objectifs dans le théâtre des opérations, et de développer des plans nucléaires nécessaires pour atteindre ces objectifs, inclue la sélection des cibles. Quand il est en charge, le CDRUSSTRATCOM, en tant que commandant de combat de soutien, fournit un plan détaillé de soutien en concordance avec les exigences de la planification du théâtre des opérations. La totalité de la planification du champ d'opération nucléaire suit les procédures prescrites dans « la Planification des Opérations Conjointes et le Système d'Exécution « pour formuler et mettre en pratique une réponse effective à l'intérieur du cadre temporel qu'autorise la crise.

Puisque des options n'existent pas pour chaque scénario, les commandants des combats doivent avoir la capacité de planifier les actions de crise et d'exécuter ces plans. La planification d'action de crise offre la capacité de développer de nouvelles options, quand les options actuellement utilisées sont limitées ou que les principales options sont inappropriées.

Le Commandement, le Contrôle et la Coordination doivent être suffisamment souples pour permettre au commandant régional des combats de frapper des cibles tributaires du temps telles que des plateformes mobiles de lancement de missiles « DJNO * (italiques ajoutés)


Theatre des opérations nucléaires (Theater Nuclear Operation TNO)

Alors que l'autorisation présidentielle est formellement exigée pour lancer une guerre nucléaire, les commandants régionaux des combats seraient en charge du Théâtre des Opérations Nucléaires (TNO) avec le mandat de non seulement appliquer mais aussi de formuler des décisions au niveau du commandement concernant les armes nucléaires (La doctrine des opérations conjointes nucléaires DJNO*)

Nous n'avons plus à faire au « risque » associé à « un lancement accidentel ou par inadvertance » comme cela avait été formulé par le secrétaire à la défense Robert S. Mc Namara, mais avec un processus de prise de décision militaire qui fournit au commandants militaires, du commandant en chef jusqu'au commandants régionaux, ces pouvoirs utilisables à discrétion d'armes nucléaires tactiques.

De plus, parce que ces « plus petites » armes nucléaires tactiques ont été « déclassifiées » par le Pentagon comme étant « sans danger pour la population civile environnante » ainsi, « minimisant le risque de dommages collatéraux », il n'existe pas de restrictions primordiales pré définies pour empêcher leur utilisation (Voir Michel Chossudovsky, The Dangers of a Middle East Nuclear War, Global Research, fevrier 2006)

Une fois qu'une décision de lancer une opération militaire est prise (e.g. Des frappes aériennes contre l'Iran) les commandants sur le théâtre des opérations bénéficient d'une large marge d'action. Ce que cela signifie en pratique c'est qu'une fois que la décision présidentielle a été prise, USSTRATCOM en liaison avec ces commandants peut décider quelles cibles et quel type d'armement utiliser. Les stocks d'armes nucléaires sont maintenant considérés comme partie intégrale de l'arsenal du champ de bataille. En d'autres termes, les bombes nucléaires ont été intégrées à la « boîte à outils » utilisée sur le théâtre de la guerre conventionnelle.


Attaques Aériennes Planifiées Contre l'Iran

Un plan opérationnel de conduire des attaques aériennes contre l'Iran est « fin prêt » depuis juin 2005. Le matériel militaire essentiel pour mener cette opération a été déployé. (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, Guerre nucléaire contre l'Iran janvier 2006 ).

Le vice président Dick Cheney a donné l'ordre à l'USSTRATCOM d'établir un « plan d'urgence» qui «comprend une attaque aérienne de grande envergure sur l'Iran employant à la fois des armes nucléaires et conventionnelles. » ((Philip Giraldi, Attack on Iran: Pre-emptive Nuclear War, The American Conservative, 2 August 2005).

En janvier 2005, un changement significatif dans le mandat de l'USSTRATCOM a été mis en application. L'USSTRATCOM a été identifié comme étant le « commandant de direction des combats pour l'intégration et la synchronisation des efforts du département de la défense dans le combat contre les armes de destruction massive ». Pour appliquer ce mandat, une toute nouvelle unité de commandement a été crée nommée Joint Functional Component Command Space and Global Strike, or JFCCSGS.

Dirigée par l'USSTRATCOM, le JFCCSGS serait responsable du lancement des opérations militaires « utilisant des armes conventionnelles et nucléaires » selon la nouvelle doctrine nucléaire de l'Administration Bush. Les deux catégories d'armes seront intégrées dans une « opération d'attaque conjointe » sous un Commandement et un Contrôle Unifiés. Selon les écrits de Robert S. Norris et d'Hans M. Kristensen dans ``the Bulletin of Atomic Scientists``,

«Le département de la défense adapte ses plans d'attaques nucléaires pour qu'ils reflètent la nouvelle doctrine présidentielle et afin d'assurer la transition dans la planification de la guerre du Plan Intégré Unique conçu lors du pic de la Guerre Froide à une famille de plans d'attaques plus petits et plus souples pour vaincre les adversaires d'aujourd'hui. Le nouveau plan central stratégique de guerre est connu sous le nom d'OPLAN (Opérations Plan ) 8044. Ce plan révisé et détaillé offre des options plus souples pour rassurer les alliés, et dissuader, et si nécessaire vaincre des adversaires dans des cas d'urgence plus étendus.

L'un des membres de cette nouvelle famille c'est CONPLAN 8022, un plan conceptuel pour l'utilisation rapide d'armes nucléaires ou conventionnelles, ou des capacités de mener une guerre de l'information pour détruire préventivement, si nécessaire - - des « cibles temporellement urgentes » partout dans le monde. Le secrétaire de la défense Donald Rumsfeld avait signé un Ordre d'Alerte début 2004, qui ordonnait au CONPLAN 8022 d'être immédiatement opérationnel. Le résultat c'est que la politique de prévention de l'Administration Bush est maintenant opérationnelle sur les bombardiers longue distance, sous marins stratégiques, ou les patrouilles de dissuasion, et probablement aussi les missiles balistiques intercontinentaux (ICB Ms) »

La mise en application opérationnelle de la Frappe Mondiale se ferait sous le CONPLAN 8022, qui consiste actuellement en un « plan actuel que la marine et l'armée de l'air traduisent en un ensemble de frappes à mener par leurs sous marins et leurs bombardiers, » (Japanese Economic Newswire, 30 Decembre 2005, plus de détails voir Michel Chossudovsky, Guerre nucléaire contre l'Iran, op. cit.).

CONPLAN 8022 est « le plan de couverture intégral pour ce type de scénarios stratégiques préventifs impliquant l'utilisation d'armes nucléaires. »

« Il se concentre spécifiquement sur ces nouvelles types de menaces - - l'Iran, la Corée du Nord - - les proliférateurs et aussi des terroristes potentiels, » dit-t-il. « rien ne dit qu'ils ne puissent pas utiliser CONPLAN 8022 dans le cas de scénarios limités contre des cibles russes et chinoises » (Selon Hans Kristensen, du Nuclear Information Project, cité dans le media japonais Economic News Wire, op. cit.)


Autorisation de Déploiement d'Armes Nucléaires

La planification d'autres bombardements aériens de l'Iran a commencé mi 2004, suite à la formulation de CONPLAN 8022 début 2004. En mai 2004, est sorti une directive : la Directive Présidentielle de Sécurité Nationale NSDP 35 entitled Nuclear Weapons Deployment Authorization.

Le contenu de ce document hautement sensible reste un secret d'état prudemment gardé. Les médias n'ont pas fait mention du NSPD ni de débat au Congrès là dessus. Alors que son contenu reste classé secret, on présume que le NSPD 35 porte sur le déploiement d'armes nucléaires tactiques sur le théâtre de guerre du Moyen Orient en conformité avec CONPLAN 8022.

Sur ce sujet, un article de presse récent (rappel : cet article a été publié en février 2006 ndlt) publié dans Yeni Safak (Turquie) suggère que les US sont actuellement entrain de :
« Déployer des bombes nucléaires tactiques type B 61 dans le sud de l'Irak comme faisant partie du plan d'attaquer l'Iran de cet zone si et quand l'Iran répond à une attaque israélienne sur ses installations nucléaires. » (Ibrahim Karagul, "The US is Deploying Nuclear Weapons in Iraq Against Iran", (Yeni Safak,. 20 December 2005, cité dans BBC Monitoring Europe).
Ce déploiement en Irak semble être la conséquence de NSPD 35.

Ce que suggère l'article de Yeni Safak c'est que des armes conventionnelles seraient d'abord utilisées en réponse à des attaques aériennes US-Israel, puis des bombes thermonucléaires tactiques B 61 pourraient alors être lancées. Ces représailles utilisant des armes nucléaires tactiques seraient en phase avec les lignes directrices contenues dans le 2001 Nuclear Posture Review and NSPD 17 (voir ci dessus).


Israël: Armes Conventionnelles et Nucléaires

Israël fait partie de l'alliance militaire et il est prévu qu'il joue un rôle majeur dans ces attaques planifiées contre l'Iran. (Voir détails Michel Chossudovsky, Nuclear War against Iran, Jan 2006*)

Plusieurs articles de presse l'ont confirmé, Israël a reçu, depuis septembre 2004, quelques 500 bombes BLU 109 bunker buster produite aux US (WP, 6 janvier 2006). Le premier ordre d'acquisition date de septembre 2004. En avril 2005, Washington a confirmé qu'Israël recevrait 100 bombes bunker buster de plus GB8 -28 produites par Lockheed Martin (Reuters, 26 avril 2005). Les GBU -28 sont décrites comme des « bombes conventionnelles guidées au laser de 2,275 tonnes qui utilise une tête pénétrante de 1,820 tonnes». Elles ont été utilisées pendant la guerre en Irak.

Le Pentagone (a déclaré) que …la vente à Israël de 500 BLU -109 têtes, cela voulait dire une « contribution significative aux objectifs stratégiques et tactiques des US ».

Montées sur des bombes guidées au laser, les BLU -109, peuvent être larguées par F-15 ou F-16, des avions de combat faisant partie de la flotte aérienne d'Israël. Cette année, Israël a reçu une première série de 102 F-16Is longue distance de Washington, son principal allié. « Israël fabrique probablement ses propres bombes bunker buster, mais elles ne sont pas si robustes que les BLUs (910 kg), selon ce qu'a dit Robert Hewson, éditeur de Jane's Air-Launched Weapons, à Reuters. (Reuters, 21 Septembre2004)

L'article ne confirme pas si Israël a stocké et déployé la version thermonucléaire des bombes bunker buster. Il n'indique pas non plus si les bombes bunker buster d'Israël sont équipées de têtes nucléaires. Il est important de noter que ce stockage de bombes bunker buster s'est fait quelques mois après la publication du NPSD 35 Nuclear Weapons Deployment Authorization (May 2004).

Israël possède entre 100 et 200 têtes nucléaires stratégiques (certains articles de presse parlent plutôt de 200 à 400 ndlt). En 2003, Washington et Tel Aviv ont confirmé qu'ils collaboraient « au déploiement de missiles de croisière Harpon fournis par les US, armés de têtes nucléaires, sur la flotte israélienne de sous marins Dolphin. » (The Observer 12 octobre 2003). Au cours de développements plus récents, qui coïncide avec les préparations de frappes contre l'Iran, Israël a passé commande de 2 nouveaux sous marins produits en Allemagne qui « pourraient lancer des missiles de croisière à tête nucléaire dans le cadre d'une « deuxième frappe » de « dissuasion. » (Newsweek 1 » février 2006. Voir aussi CDI base de données*)

La participation d'Israël aux attaques aériennes agira comme une bombe politique à travers le Moyen Orient. Cela contribuera à l'escalade, avec une zone de guerre qui pourrait s'étendre dés le début au Liban et à la Syrie. Toute la région, de l'est méditerranéen à l'Asie centrale et à la frontière ouest de l'Afghanistan serait touchée.


Le Rôle de l'Europe de l'Ouest

Plusieurs pays d'Europe de l'Ouest considérés officiellement comme des « états non nucléaires » possèdent des armes nucléaires tactiques fournies par Washington.

Les US ont fourni quelque 480 bombes thermonucléaires B 61 à 5 pays non nucléaires de l'OTAN incluant la Belgique, l'Allemagne, l'Italie, la Hollande et la Turquie et un état nucléaire, la Grande Bretagne. Le Gardien du nucléaire de l'ONU (AIEA ndlt) n'a pas prêté attention au fait que les US ont activement contribué à la prolifération d'armes nucléaires en Europe de l'Ouest.

Faisant partie de ce stockage européen, la Turquie, qui est partenaire dans la coalition menée par les US avec Israël contre l'Iran, possède quelque 90 bombes bunker buster thermonucléaires B 61, stockée sur la base aérienne nucléaire d'Incirlik (National Resources Defense Council Weapons in Europe, Fevrier 2005)

Allant de pair avec la politique nucléaire US, ce stockage et ce déploiement de B 61 en Europe de l'Ouest sont prévus pour des cibles situées au Moyen Orient. De plus, en accord avec les « plans d'attaques de l'OTAN », ces bombes thermonucléaires bunker buster B 61 (stockées par des « états non nucléaires « ) pourraient être lancées « contre des cibles en Russie ou d'autres pays du Moyen Orient tels que la Syrie et l'Iran « (cité dans le National resources Defense Council Weapons in Europe , Fevrier 2005).

De plus, ce qui a été confirmé par des documents partiellement déclassifiés (mis à disposition en utilisant la Loi US sur la Liberté de l'Information ») :

« Des arrangements ont été passés au milieu des années 90 pour autoriser l'utilisation de forces nucléaires US en Europe hors du champ de responsabilité du commandement européen US (EUCOM). Résultat de ces arrangements, EUCOM soutient actuellement des missions nucléaires de CENTCOM au Moyen Orient, dont celles, potentielles, contre l'Iran et la Syrie. » (Cité dans http://www.nukestrat.com/us/afn/nato.htm italiques ajoutés)

A l'exception des US, aucune autre puissance nucléaire « n'a d'armes nucléaires désignées pour être délivrées par des pays non nucléaires » ((National Resources Defense Council, op cit).

Tandis que ces « états non nucléaires » accusent nonchalamment Téhéran de développer des armes nucléaires, sans fournir de preuve documentée, ils ont eux-mêmes des capacités nucléaires de délivrer des têtes nucléaires, qui sont dirigées contre l'Iran. De dire que c'est un cas précis de « deux poids deux mesures » de la part de l'AIEA et de celle de la communauté internationale c'est un euphémisme.


L'Allemagne : De Facto Puissance Nucléaire

Parmi les « 5 états non nucléaires », l'Allemagne reste le pays le plus lourdement nucléarisé avec 3 bases nucléaires (dont deux sont totalement opérationnelles) et pourrait bien stocker jusqu'à 150 bombes (B 61 bunker buster) (Ibid). En accord avec les « plans d'attaque de l'OTAN » (mentionnés ci-dessus), ces armes nucléaires tactiques sont également pointées vers le Moyen Orient.

Tandis que l'Allemagne n'est pas officiellement une puissance nucléaire, elle produit des têtes nucléaires pour la marine française. Elle stocke des têtes nucléaires et elle a les capacités de délivrer des armes nucléaires. L'EADS, The European Aeronautic Defense and Space Company, une entreprise de partenariat franco allemand et espagnol, contrôlée par Deutsche Aérospace et le puissant Groupe Daimler, est le deuxième plus important producteur militaire d'Europe, produisant les missiles nucléaires M 51 de la France.


La France Fait Sienne la Doctrine Nucléaire Préventive

En janvier 2006, le président français Jacques Chirac, a annoncé un changement majeur dans la politique nucléaire de la France.

Sans mentionner l'Iran, Chirac impliquait que les bombes atomiques de la France seraient utilisées sous la forme «d'attaques plus concentrées » contre des pays, qui « envisageaient » le déploiement d'ADM

Il a aussi mentionné la possibilité que des armes nucléaires tactiques puissent être utilisées sur des théâtres de guerre conventionnels, en concordance avec la doctrine nucléaire des US et de l'OTAN ((Lire Chirac shifts French doctrine for use of nuclear weapons Chirac Shifts French Doctrince for Use of Nuclear Weapons, Nucleonics Week 26 janvier 2006).

Le président français semble avoir embrassé la « guerre du terrorisme » sponsorisées par les US. Il a présenté les armes nucléaires comme un moyen de construire un monde plus sécurisé et pour combattre le terrorisme.

Les armes nucléaires ne sont pas faites pour être utilisées contre des « terroristes fanatiques » néanmoins « les dirigeants d'états qui utilisent des moyens terroristes contre nous, de même que ceux qui envisagent d'utiliser contre nous d'une façon ou d'une autre des ADM, doivent comprendre qu'ils s'exposent à une réponse ferme et appropriées de notre part… » (Ibid)

Bien que Chirac n'ait fait aucune référence à l'utilisation préventive d'armes nucléaires, sa déclaration reprend largement les prémisses de la Revue de la Position Nucléaire 2001 de l'Administration Bush, qui appelle à l'utilisation d'armes nucléaires tactiques contre des « états voyous » et des organisation terroristes non étatiques ».

Pour voir Des détails et les cartes des installations nucléaires situées dans les 5 états « non nucléaires » européens *(Document pdf en anglais)

Les armes stockées sont des bombes thermonucléaires B 61. Toutes les armes sont des bombes à gravité de types 2 3- 4 – 10
..
Ces estimations sont basées sur des déclarations publiques et privées faites par un certain nombre de sources gouvernementales et des estimations sur les capacités de stockage de chaque base.

Mondialisation.ca


17/08/2010 - Israël achète des F-35

Ehoud Barak donne son feu vert. Le ministre de la Défense a approuvé, dimanche, l’achat de la cinquième génération des avions de chasse F-35, de fabrication américaine.

« Le F-35 est l’avion du futur. Il permettra à Israël de maintenir la supériorité de son armée de l’air », a déclaré Barak. « Cet appareil fournira également à l’aviation israélienne de meilleures capacités longue-portée et courte-portée, de manière à garantir la sécurité nationale. »


Si les Etats-Unis ont approuvé la demande israélienne d’obtenir 75 appareils, l’Etat hébreu ne prévoit d’en acheter qu’une vingtaine, à ce stade. La valeur du contrat est estimée à un peu moins de 3 milliards de dollars. Barak devra encore présenter le marché au gouvernement, pour obtenir son accord final.

Rester premiers dans la région

Jusqu’à présent, deux principaux obstacles avaient repoussé l’achat des derniers F-35 : leur prix – soit un peu plus de 140 millions de dollars – et l’opposition américaine à l’intégration de plusieurs systèmes techniques israéliens sur l’avion. En raison du prix élevé de l’appareil, Israël achètera d’abord des modèles standards américains, qui seront livrés fin 2015. Puis, une seconde série, certainement livrée avant 2020, sera configurée aux systèmes israéliens.

L’aviation israélienne souhaitait, avant tout, devenir le principal client étranger des Etats-Unis, par crainte que d’autres pays de la région – notamment l’Egypte et l’Arabie Saoudite – ne soient autorisés à acquérir l’appareil.

Israël a, par ailleurs, été le premier pays étranger à acheter des modèles F-15 aux Etats-Unis. L’Arabie Saoudite en opère, depuis, un certain nombre et cherche même à en acheter davantage. Si l’intérêt saoudien pour ce type d’appareil est sans doute lié à la menace croissante de l’Iran, l’Etat hébreu surveille de très près le renforcement de la force aérienne de Riyad. 

Monde Actu



11/08/2010 - La guerre contre l'Iran est inévitable selon des experts russes

Une nouvelle guerre entre l’Iran et certains Etats arabes, d’une part, et Israël, de l’autre, est inévitable et pourrait éclater dès l’automne, ont estimé mardi certains experts russes lors d’une table ronde consacrée à l’escalade de la tension au Proche-Orient, organisée par RIA Novosti.

Cet avis est même partagé par des politologues ayant des visions opposées de la nature du conflit au Proche-Orient, notamment par Evgueni Satanovski, directeur de l’Institut d’études d’Israël et du Proche-Orient, et Gueïdar Djemal, président du Comité islamique de Russie

Selon M.Djemal, une nouvelle guerre sera provoquée par Israël dès l’automne.

"Après l’assaut sanglant de la "Flottille de la Liberté", il serait difficile à Israël de prendre l’initiative du conflit. Je pense que l’Etat hébreu déclenchera la guerre par l’intermédiaire de pays tiers (…) pour ne pas nuire à son image de marque", a notamment supposé l’expert.

Sans préciser qui déclenchera le futur conflit, M.Satanovski pointe l’instabilité des relations entre Israël et le Liban, ainsi que l’incapacité des "casques bleus" à contrôler la frontière et à empêcher les tirs de roquettes par les commandos du mouvement chiite Hezbollah contre l’Etat hébreu depuis le territoire libanais.

"Le Hezbollah est aujourd’hui la principale force militaire et l’essentielle force politique du Liban, ce qui rend la guerre inévitable", a averti l’analyste.

Trois Libanais - deux soldats et un journaliste - et un officier israélien ont été tués mardi 3 août à la frontière entre Israël et le Liban dans des affrontements meurtriers sans précédent depuis 2006. Le soir du même jour, le mouvement chiite Hezbollah, très présent dans le sud du Liban, a affirmé qu’il avait décidé de ne pas intervenir dans ces heurts ayant opposé les armées libanaise et israélienne, mais a averti qu’il n’hésiterait pas à le faire en cas de "nouvelle agression" de l’Etat hébreu. La Syrie a assuré le Liban de son soutien et l’Iran a condamné l’"incursion" de l’armée israélienne en territoire libanais.

Israël et le Liban se sont rejeté la responsabilité des violences, les pires à la frontière entre les deux pays encore techniquement en guerre depuis le conflit destructeur de 2006 entre l’Etat hébreu et le Hezbollah. Depuis quelques mois, les tensions entre l’Etat hébreu et le Hezbollah se sont accentuées, après qu’Israël a accusé la Syrie de fournir des missiles Scud au Hezbollah.

Armées.com


11/08/2010 - Zoom sur le détroit d'Ormuz

Le détroit d'Ormuz, où un pétrolier japonais a subi une "attaque terroriste" fin juillet selon les Emirats, relie le Golfe bordé de riches Etats pétroliers comme l'Arabie saoudite et le Koweït, à la mer d'Oman, et constitue un étroit passage stratégique pour le transit du pétrole.


Les garde-côtes des Emirats arabes unis ont indiqué vendredi qu'une enquête avait démontré que le pétrolier japonais M. Star avait fait l'objet le 28 juillet d'une "attaque terroriste" à l'aide d'explosifs placés sur une embarcation qui s'en est approchée alors qu'il naviguait dans ce passage maritime.
Le centre de surveillance des sites internet islamistes SITE avait rapporté le 4 août qu'un groupe jihadiste avait revendiqué l'attaque, affirmant qu'il s'agissait d'un attentat suicide.

Selon SITE, les Brigades d'Abdullah Azzam ont assuré dans un message diffusé sur des sites jihadistes qu'elles avaient introduit un kamikaze à bord du pétrolier, identifié comme Ayyub al-Taishan.

Unique débouché maritime pour ces Etats, à l'exception de l'Arabie saoudite qui a une large ouverture sur la mer Rouge, le détroit d'Ormuz joue un rôle vital dans le trafic pétrolier. Quelque 40% du pétrole mondial transite par ce couloir particulièrement vulnérable en raison de sa faible largeur, 50 km environ, et de sa profondeur, qui n'excède pas soixante mètres.

Le détroit d'Ormuz est parsemé d'îles désertiques et peu habitées, mais d'une grande importance stratégique: les îles iraniennes d'Ormuz, et celles de Qeshm et de Larak, face à la rive iranienne de Bandar Abbas.

La rive omanaise, la péninsule du Musandam, forme un index qui pointe vers l'Iran, séparé du reste du sultanat par des terres appartenant aux Emirats Arabes Unis.

Adossées à la côte des Emirats, les trois "îles stratégiques" du Golfe, la Grande Tomb, la Petite Tomb et Abou Moussa, constituent un poste d'observation sur toutes les côtes des pays du Golfe: Emirats Arabes Unis, Qatar, Bahreïn, Arabie Saoudite, Koweït, Irak et Iran.

Depuis 1971, les Iraniens occupent ces trois îles qui avaient été attribuées par les Britanniques aux Emirats. Elles font l'objet d'un litige entre les deux pays.

Les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime iranien, contrôlent les opérations navales dans le Golfe et le détroit d'Ormuz et pourraient bloquer en cas de guerre l'accès à ces régions riches en pétrole, selon un rapport des renseignements américains publié fin 2009.

Romandie


01/08/2010 - Iran: la Chine condamne les sanctions de l'Europe

Pékin condamne les sanctions unilatérales à l'encontre de l'Iran adoptées par l'Union européenne, lit-on vendredi dans une déclaration de la porte-parole de la diplomatie chinoise Jiand Yu.

"La Chine n'approuve pas les sanctions unilatérales adoptées par l'UE à l'encontre de l'Iran et nous espérons que toutes les parties intéressées s'en tiendront à la diplomatie tout en recherchant une solution équitable du problème iranien par voie de dialogue et de négociations", précise la déclaration publiée sur le site officiel du ministère chinois des Affaires étrangères.



La diplomate a ajouté que la Chine saluait l'initiative iranienne visant à reprendre les négociations sur l'échange d'uranium enrichi destiné au réacteur de recherche iranien.

Lundi, Téhéran a adressé au directeur général de l'AIEA Youkia Amano une lettre confirmant son accord pour la tenue de négociations entre les experts visant à résoudre des problèmes techniques de l'échange du combustible nucléaire pour le réacteur de recherche médicale de Téhéran. 

Votées le lundi 26 juillet par les chefs de diplomatie des 27 pays membres de l'Union européenne, les sanctions européennes gèlent les investissements dans le secteur énergétique de l'Iran, interdisent le transfert des technologies de pointe et frappent les exportations de produits pouvant être utilisés à des fins militaires.

Ria novosti


10/07/2010 - Nucléaire: le cas Israëlien

A quand le coming out nucléaire d’Israël?

L’Etat hébreu se refuse toujours à admettre qu’il possède des armes nucléaires. Des documents découverts récemment indiquent qu'Israël aurait tenté de vendre des armes nucléaires à l'Afrique du Sud durant l'apartheid. Bien que le président israélien Shimon Peres, à l'époque ministre de la Défense, soutient que ces documents ont été mal interprétés, tout le monde sait plus ou moins qu'Israël détient des armes nucléaires - quels que soient les dires de ses dirigeants. 



Que se passerait-il si Israël finissait par l'avouer?

Il y aurait des répercussions en Iran. Israël mène depuis longtemps une politique d'«ambiguïté nucléaire» qui repose sur des considérations stratégiques et non des obligations juridiques. L'Etat hébreu n'est pas signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), de sorte que son programme nucléaire assumé ne viole aucun accord international. Néanmoins, si Israël se disait ouvertement nucléarisé, l'Iran pourrait y trouver un prétexte pour annuler son adhésion au TNP. Les pays signataires peuvent en effet changer d'avis et se retirer du traité si «des événements extraordinaires (...) menacent [leurs] intérêts supérieurs». Cela compliquerait, par ailleurs, les initiatives diplomatiques des Etats-Unis, qu'on accuserait certainement d'hypocrisie à cause de leur prise de position intransigeante vis-à-vis de l'Iran.

L'ambiguïté nucléaire qui a cours en Israël remonte à 1963. Cette année-là, Shimon Peres promet au président Kennedy qu'«Israël n'introduira pas d'armes nucléaires dans la région ». En 1969, Henry Kissinger demande à l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, Yitzhak Rabin, si Israël «refuse[rait] de "posséder" des armes nucléaires.» Rabin lui répond que son pays ne deviendra pas une «une puissance nucléaire».

Pourtant, à cette époque, beaucoup soupçonnent Israël de développer un arsenal nucléaire. En 1960, le directeur de la CIA, Allen Dulles, organise une réunion au cours de laquelle il informe J. F. Kennedy, le nouveau président américain, qu'Israël a réalisé des avancées considérables en matière atomique. De nombreux analystes estiment qu'Israël a fabriqué ses premières bombes nucléaires en 1968, de peur que l'Egypte ne tente de détruire son réacteur. En 1979, des satellites américains détectent des opérations qui ressemblent à un essai nucléaire israélien (mené avec l'aide de l'Afrique du Sud, selon certaines indications).

Pour la plupart des observateurs, les derniers doutes sur la nucléarisation d'Israël se sont dissipés en 1986, lorsque le scientifique Mordechai Vanunu remet au journal anglais Sunday Times des photos et un compte-rendu détaillé sur les sites secrets de fabrication d'armes d'Israël. Selon les informations de ce technicien nucléaire, les scientifiques ont estimé qu'Israël avait accumulé entre 100 et 200 armes nucléaires. (Sans tarder, les agents du Mossad [les services secrets israéliens] enlèvent et droguent Vanunu à Rome . Il passera 18 ans sous les verrous en Israël.)

Il y a aussi eu quelques gaffes verbales ici et là. En 2006, dans un entretien avec une chaîne télévisée allemande, le Premier ministre Ehoud Olmert cite explicitement son pays dans une liste d'Etats dotés de l'arme nucléaire.

Israël ne serait pas le premier pays non-signataire du TNP à faire son coming out nucléaire. En 1998, à seulement 15 jours d'intervalle, l'Inde et le Pakistan procèdent tous deux à des essais nucléaires. Ce qui laisse supposer que ces deux pays cachaient des armes de destruction massive depuis plusieurs années. Les Etats-Unis et les pays du G8 imposent alors des sanctions financières à ces Etats du sud de l'Asie. Mais à peine un an plus tard, le G8 lève ses sanctions. Celles infligées par les Etats-Unis tiendront jusqu'au 11 septembre 2001. Il n'y aura pas de conséquence au niveau des Nations-Unies.

Quand bien même Israël serait signataire du Traité sur la non-prolifération, on ne peut pas dire avec certitude que le fait de reconnaître la possession d'armes nucléaires lui attirerait de graves sanctions. Car ce traité ne prévoit pas de sanctions automatiques en cas de violation. Au lieu de cela, un Etat membre doit traîner le pays voyou devant le Conseil de sécurité de l'ONU, où les alliances internationales empêchent toute action rapide.

La plupart des experts s'accordent à dire que l'Iran a violé le TNP à plusieurs reprises. Pourtant, les sanctions sont lentes, sporadiques et pas extrêmement sévères.

Brian Palmer

Traduit par Micha Cziffra - Slate


01/07/2010 - Le roi Abdallah d'Arabie Saoudite: " L'Iran et Israël ne méritent pas d'exister "

Le monarque saoudien, qui rencontre ce mardi Barack Obama à la Maison Blanche, n’a pas mâché ses mots lors de la récente visite à Djeddah d’Hervé Morin, le ministre de la Défense. « Il y a deux pays au monde qui ne méritent pas d’exister : l’Iran et Israël », lui a déclaré le roi Abdallah, le 5 juin dernier.


Cette violente diatribe contre les deux ennemis désignés de l’Arabie nous a été confirmée par deux sources, diplomatique et militaire, françaises à Paris. On ignore quelle a été la réaction du ministre de la Défense, qui était entouré d’une poignée de diplomates et de hauts-gradés lors de l’audience avec le roi, point d’orgue d’une visite de deux jours en Arabie, un mois avant celle du souverain à Paris.

La charge d’Abdallah est intervenue quelques jours après l’assaut israélien contre la flottille humanitaire au cours duquel neuf Turcs ont été tués par les forces de sécurité de l’Etat hébreu. La bavure a suscité une vague de critiques dans le monde arabe et placé Israël sur la défensive au plan international. L’impunité dont jouit, selon lui, Israël exaspère le roi Abdallah, déçu que l’Etat hébreu n’ait jamais accepté son plan de paix global, présenté au nom des 22 pays arabes lors d’un sommet à Beyrouth en 2002.

Toute aussi profonde, sa colère contre l’Iran est alimentée par les craintes que suscitent en Arabie les ambitions nucléaires de Téhéran. Il faut y ajouter l’antagonisme traditionnel entre les deux pôles principaux de l’islam : Riyadh pour le monde sunnite et Téhéran pour les chiites.

Le pouvoir saoudien ne supporte pas l’entrisme iranien dans les affaires intérieures libanaise, irakienne, yéménite et même au sein du royaume wahabite, où l’Iran est soupçonné de «travailler » certaines franges radicales de la minorité chiite.

Ironie du calendrier : il y a quinze jours, le Times rapportait que l’Arabie saoudite avait donné son feu vert au survol de son territoire par des avions israéliens pour aller bombarder des sites nucléaires iraniens. Riyadh a catégoriquement démenti ces allégations.

Le roi Abdallah est attendu le 12 juillet à Paris pour l’inauguration de l’exposition au Louvre consacrée aux « Routes d’Arabie, archéologie et histoire du royaume d’Arabie saoudite ». Le monarque saoudien aura à cette occasion des entretiens politiques avec Nicolas Sarkozy. Claude Guéant, le secrétaire-général de l’Elysée, s’est rendu en mai en Arabie pour « pousser » certains dossiers commerciaux, notamment celui lié à la construction d’un TGV entre les villes saintes de La Mecque et Médine pour laquelle Alsthom est en lice. 

Figaro Blog


29/06/2010 - Le G8 convaincu qu'Israël attaquera l'Iran préventivement ?

Selon le Premier ministre italien Silvio Berlusconi, les dirigeants du G8 ''sont absolument convaincus'' qu'Israël pourrait décider d'entreprendre une opération militaire contre l'Iran à titre préventif, pour l'empêcher de se doter de l'arme nucléaire. Il a tenu ces propos dimanche, lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion des dirigeants des 8 pays les plus industrialisés à Toronto.  

Guysen